La sureté et la sécurité nucléaire en Inde, les acteurs et les défis

Un rapport de l’ORF s’intéresse aux procédures et aux mécanismes chargés d’assurer la sureté et la sécurité nucléaire en Inde. Après être revenu brièvement sur la définition de ces deux termes et la prise de conscience au niveau international du risque nucléaire avec la tenue du premier Nuclear Security Summit en 2010, le rapport s’intéresse aux différentes mesures prises afin d’accroitre la sureté et diminuer les risques pesant sur la sécurité. Garantir la sureté nucléaire, c’est assurer le bon fonctionnement, la prévention des accidents et leur gestion tandis que prévenir toutes menaces contre des installations nucléaires et empêcher l’utilisation de matériel nucléaire par des criminels relèvent de la sécurité nucléaire. Alors que 443 réacteurs nucléaires sont en fonction dans le monde et que 52 sont en construction, principalement en Chine, Inde et Russie, l’Incident and Trafficking Database de l’International Atomic Energy Agency relève que pour la seule année 2019, 189

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La politique de sécurité et de défense commune

La PSDC en temps de Covid

L’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne a publié début septembre un rapport sur l’impact que peut avoir la pandémie sur les opérations de la PSDC, et plus particulièrement sur les retours d’expériences qui pourraient enrichir la conduite de celle-ci. En effet, alors qu’en l’espace de huit semaines (à partir de mars 2020) la moitié du personnel déployé dans les OPEX de la PSDC a dû être évacué, toutes les missions, civiles ou militaires, n’ont pas été affectées de la même manière. Et, malgré la tragédie, l’observation de la conduite d’une PSDC confrontée à une crise majeure devrait grandement améliorer sa coordination et son fonctionnement. La communication au début de la crise Sans surprise, il en ressort que la pandémie a eu un fort impact sur la transmission d’informations entre la Civilian Planning and Conduct Capability (CPCC), qui coordonne les missions civiles, le Military Planning and Conduct Capability (MPCC), qui

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Le Xinjiang et les relations de Pékin avec les pays musulmans

Le Think tank indien Oberver Research Fondation a publié un rapport questionnant l’impact que pourrait avoir la répression contre les Ouïghours sur les relations diplomatiques de Pékin avec les pays musulmans. Alliée du Pakistan, proche de la Turquie, mais également membre fondatrice de l’Organisation de Coopération de Shanghai, la Chine a décidé en 2014 de mettre au pas la minorité musulmane dans sa province du Xinjiang, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, pour lutter contre toute forme de séparatisme qui pourrait nuire à l’unité du pays, mais également, car cette province est au cœur des nouvelles routes de la soie et de la Belt Road Initiative. Trois des six principaux projets empruntent cette région pour rejoindre le Pakistan (China Pakistan Economic Corridor) ou l’Asie centrale, la Russie avec au bout du chemin, l’Europe. Si les pays occidentaux ont condamné les actions de Pékin, les États-Unis de Trump allant jusqu’à

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Dans les organisations

Le Conseil de Sécurité des Nations unies dans la politique étrangère indienne

Depuis le 1er janvier 2021, l’Inde siège en tant que membre non permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU). Depuis son indépendance, c’est la huitième fois qu’elle occupe ce poste au sein d’une organisation avec qui les rapports n’ont pas toujours été constructifs. De la déconvenue en 1948 sur la question du cachemire à l’absence de réformes de l’institution alors que l’Inde est candidate à un siège permanent, retour sur l’expérience de l’Inde en tant que membre non permanent et comme Président du Conseil de sécurité comme c’est le cas pour le mois d’aout 2021. L’Inde au Conseil de sécurité  La dernière fois que l’Inde a été élue au CSNU pour un mandat de deux ans, c’était pour la période 2011-2012. Avant ce mandat, l’Inde a assuré la présidence du CNSU à neuf reprises, mais, tout comme en 2011-2012, elle occupera ce poste deux fois pour la période

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Un autre contentieux maritime en Asie, les iles Senkaku/Diaoyu

Même si elles n’ont d’iles que le nom (leur taille étant limitée) les tensions maritimes en mer de Chine méridionale ne doivent pas masquer celles autour des iles Senkaku (Japon), Diaoyu (République populaire de Chine) ou Diaoyutai (Taiwan). Situées en mer de Chine orientale, un seul des ilots, le plus grand, fut habité par des Japonais jusqu’à dans les années 1930, celui d’Uotsuri et elles ont changé de maitres au fil des traités du 19ème et du 20ème siècle. En particulier celui de Shimonoseki en avril 1895 qui força Pékin à céder l’ile de Formose au Japon suite à sa défaite dans la guerre sino-japonaise (1894-1895). Le fait que les ilots n’étaient pas mentionnés dans le traité, le Japon considérant que ce territoire lui appartenait déjà, sera à la base du contentieux qui sera ravivé par les revendications de Pékin et de Taipei en 1971. À la différence des Spratleys

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Tensions sino-indiennes

Vers une Forward policy 2.0 sur la frontière sino-indienne ?

Mi-juin 2021, à l’approche du premier anniversaire de Galwan, des questions se posaient de part et d’autre de la frontière sino-indienne sur la capacité de l’Inde et de la Chine à dépasser les conséquences de l’affrontement alors que des tensions perdurent dans différents domaines. Malgré plusieurs rencontres entre militaires, le tracé de la Line of Actual Control reste, comme en 1962, flou. Tandis que des infrastructures sont bâties de part et d’autre, que des moyens supplémentaires y sont déployés, le sommet de l’OCS en juillet a permis aux ministres de la Défense indien et chinois d’échanger. Les relations sino-indiennes, de Wuhan à Wuhan Au début de l’année 2020, alors que la Chine faisait face à la propagation de la pandémie et que les autres pays n’étaient pas encore affectés aussi durement, le monde put constater sa dépendance aux exportations chinoises. Plusieurs pays, comme l’Inde, y virent une opportunité, celle de

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Plus qu’une autonomie stratégique, l’UE a besoin d’une souveraineté stratégique

Le Rapport Chaillot N°169, publié par l’European Union Institute for Security Studies, aborde sous différents angles l’idée de « souveraineté stratégique » européenne, différente de celle, plus restreinte, d’ « autonomie stratégique ». En effet, la souveraineté stratégique doit prendre en compte des questions aussi diverses que les chaines d’approvisionnements, une réflexion sur les partenariats de l’UE, mais également sur l’idée de gouvernance. Ainsi, à travers 4 chapitres, le rapport revient sur trois questions principales : la souveraineté numérique en prenant comme exemple le cas des semi-conducteurs, entre opportunités économiques et intérêts sécuritaires ; l’impact des partenariats stratégiques sur la politique étrangère et de sécurité commune avec une balance à trouver entre coopération et intégration ; la question du multilatéralisme avec l’exemple des tensions entre les institutions multilatérales et les grandes puissances autour de l’accord sur le nucléaire iranien. En prenant des éléments précis, en proposant des recommandations, ce rapport Chaillot de l’EUISS apporte un éclairage bienvenu sur

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Nucléaire, chimique et bactériologique

Le désarmement nucléaire en Indopacifique, un idéal confronté à la Realpolitik

Le dernier rapport du SIPRI fait état d’une légère diminution du nombre d’armes nucléaires, mais en revanche, il constate la multiplication des vecteurs et la modernisation des engins. Si l’ASEAN et les iles du pacifique, comme la République des iles Marshall, militent pour un désarmement nucléaire (le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TPNW) étant entré en vigueur en janvier 2021) cet idéal doit composer avec les réalités géopolitiques de la région. La crainte des armes nucléaires Selon le SIPRI, neuf puissances nucléaires (déclarées ou non) possèdent plus de 13000 armes nucléaires dont 2000 seraient déployables rapidement. De plus, alors la menace de destruction mutuelle assurée, et d’autres facteurs, avaient permis la signature des accords START afin de réduire le nombre des armes stratégiques, ils n’impliquaient que les États-Unis et la Russie. Mais au 21ème siècle, c’est en Asie que le nombre d’armes nucléaires risque d’augmenter, tout comme les vecteurs qui

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Indigénisation et commandement, deux problématiques à régler pour l’armée indienne

L’IDSA a publié deux articles complémentaires, l’un sur le processus d’indigénisation dans l’acquisition de systèmes d’armes et l’autre sur les conséquences de la création d’un cinquième département au sein du ministère de la Défense. Indigenisation – In Need of Policy Framework L’Inde cherche depuis trente ans à réduire sa dépendance aux importations de systèmes d’armes étrangers. Malgré quelques progrès, elle reste, selon le SIPRI, la deuxième importatrice d’armes au monde sur la période 2016-2020. Au début des années 1990, Abdul Kalam, futur Président de l’Inde et alors conseiller scientifique du ministre de la Défense, avait édité une feuille de route. Cette dernière prévoyait qu’en 10 ans, la part des importations dans l’acquisition de systèmes d’armes pour la défense indienne passe de 70% à 30%. Si ce n’est pas encore le cas dans tous les domaines, l’article dresse un constat du processus d’indigénisation dans le pays. Who is Responsible for Defence

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Dans son East Asian Strategic Review 2021, le Japon fait part de ses inquiétudes

Le think tank du ministère de la Défense japonais (National Institute for Defense Studies) vient de publier son rapport annuel sur les questions stratégiques en Asie de l’Est, l’East Asian Strategic Review. Les thèmes abordés rappellent les préoccupations des décideurs japonais sur la situation du Japon en Asie et les défis que le pays doit relever dans un monde marqué durablement par la crise du Covid-19. Durcissement des positions chinoises, situation dans la péninsule coréenne, place de la Russie et des États-Unis ainsi que diverses questions d’ordre géopolitique globales ou régionales sont traitées dans ce rapport pertinent pour comprendre les positions du Japon. Disponible ici : East Asian Strategic Review 2021

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