Relations bilatérales

Journal des tensions sino-indiennes, le LaC qui cache la forêt

Il aura fallu attendre la neuvième rencontre, le 24 janvier, pour qu’un plan de désengagement soit défini, ceci afin de diminuer les tensions autour du Lac Pangong Tso et de mettre un terme à la plus grave confrontation sino-indienne depuis 50 ans. Néanmoins, le désengagement concerne principalement ce qui est désigné comme des « fingers » autour de la partie nord du lac, des saillies montagneuses proches de la Line of Actual Control. Une question de doigté Dans cette zone, l’Inde situe la LAC au niveau du finger 8 tandis que la Chine situe la sienne au niveau du finger 2. L’été dernier, la construction par l’APL d’une route reliant le finger 4 au finger 8 sera une des causes du déclenchement de l’affrontement en 2020, son achèvement aurait de facto déplacé la LAC au niveau du finger 4, empêchant toutes patrouilles indiennes au-delà de ce point. Afin de reprendre l’initiative, des

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Relations bilatérales

Journal des tensions sino-indiennes

Tandis qu’une nouvelle négociation, la neuvième depuis l’affrontement de Galwan, doit permettre une désescalade durable des tensions sur la frontière sino-indienne, plusieurs éléments peuvent tempérer l’optimisme. Bien qu’une majorité d’Indiens (57%) préfèrent que cette situation se règle par la négociation (alors qu’ils étaient 59% à envisager une guerre en aout 2020)[1]Mood of the Nation poll: Not war, Indians feel talks best way to end LAC dispute with China, … Continue reading, c’est l’ensemble de la frontière sino-indienne qui voit le contentieux se raviver. Il n’est plus seulement question du Ladakh, de la partie occupée du Cachemire et du Corridor économique Chine-Pakistan ou du projet de barrage chinois, des troubles auraient eu lieu au Sikkim tandis que la Chine aurait bâti des infrastructures en Arunachal Pradesh. Nouveau déploiement de troupes, espionnage et cartographie 3D de l’ensemble de la frontière par la Chine, cela sur fond de révélations américaines et de « communiqués » de

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Tensions sino-indiennes

Les tensions sino-indiennes au Ladakh, l’arbre qui cache la forêt

Bien que la zone du Ladakh où se déroule actuellement les tensions sino-indiennes ne fasse pas partie du Jammu-et-Cachemire comme tend à le rappeler le gouvernement indien en avertissant Twitter, cet État n’est pas séparé seulement entre le Pakistan et l’Inde, la Chine en occupe également une partie. Depuis l’affrontement de juin, c’est bien la zone du Ladakh, le Ladakh Union Territory (LuT), qui est sur le devant de la scène. Malgré une nouvelle rencontre entre hauts gradés le 6 novembre, la huitième, la situation a peu évolué. La Chine ne reconnait toujours pas le LuT ni l’Arunachal Pradesh et elle demande à l’Inde de se retirer du mont Kailash ou elle avait préventivement pris position dans la nuit du 29 au 30 aout. Pékin accuse l’Inde d’avoir brisé le statu quo malgré le fait que ses propres troupes aient occupé peu de temps auparavant la rive nord du lac

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Relations bilatérales

Siegfried et le Dragon, la situation sur la frontière sino-indienne

Le 21 septembre, une rencontre bilatérale près de Chushul avait débouché sur l’engagement des deux parties à ne plus envoyer de troupes à proximité de la frontière disputée. Il s’agissait avant toute chose de stabiliser la situation pour envisager un retour au statu quo qui prévalait avant le printemps. Néanmoins, le sentiment de la partie indienne est que les négociateurs chinois ne cessent de poser de nouvelles conditions dès que les précédentes sont, éventuellement, remplies. Et les évènements survenus de la nuit du 29 au 30 aout avec l’occupation par l’armée indienne des hauteurs de la rive sud du lac Pangong Tso sont un exemple concret des blocages rencontrés par les deux parties au sujet de la Line of Actual Control. Après l’installation de troupes de l’APL au nord du lac, l’occupation des hauteurs par l’armée indienne était une action préventive afin d’éviter que l’APL n’occupe également la rive sud,

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Relations bilatérales

Tensions au Ladakh, le face-à-face s’inscrit dans la durée

Le lac Pangong Tso qui fut le témoin de manœuvres dans la nuit du 29 au 30 août a vu les tensions s’accroître sur ses rives. Dans la nuit du 7 au 8 septembre, des tirs de sommation ont retenti, l’APL accuse l’Indian Army et inversement. Pour le Colonel Zhang Shulli de l’APL, ce sont les Indiens qui ont tiré en l’air à l’approche d’une patrouille chinoise qui venait parlementer alors que pour la partie indienne, ce sont les forces de l’APL qui, se rapprochant des positions du 30 août, ont tiré en l’air. Cependant, savoir qui est responsable des coups de feu ne compte pas autant que l’occupation par l’armée indienne de positions stratégiques afin de limiter, puis interdire, les incursions chinoises au-delà de « sa vision » de la Line of Actual Control. D’où les frictions de plus en plus fréquentes depuis le printemps. Tenir le sud du lac et

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Services de renseignement

La valse autour de la Line of Actual Control se poursuit

Dans la nuit du 29 au 30 août, des troupes indiennes ont pris position sur la rive sud du lac Pangong Tso au Ladakh afin d’empêcher son occupation par l’APL. Selon l’armée indienne, il s’agit d’une action préventive pour éviter que les incidents du mois de mai se reproduisent. La zone reste disputée, la perception et l’interprétation du tracé de la LAC n’étant pas la même de part et d’autre, ce qui pousse les deux parties à tenter d’occuper les hauteurs, puis les berges. Ainsi, les campements provisoires se multiplient, avec parfois des face-à-face tendus. Cependant, dans ce cas, des éléments des Special Frontier Force ont participé à l’opération. Les SFF ne dépendent pas du commandement militaire, mais du Research & Analysis Wing (RAW), le service de renseignement extérieur indien. Malgré des pourparlers, dont la dernière session s’est tenu sur cette rive sud du lac Pangong Tso, le tracé de

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Sécurité en Asie

La RPC modifie le tracé qu’elle avait validé il y a 60 ans…

Lors des négociations sur les frontières engagées avant le conflit frontalier de 1962, le gouvernement chinois avait placé la vallée de Galwan en territoire indien. Même en prenant en compte la LAC défini après le conflit, les affrontements du 15 juin se sont bien déroulés en territoire indien. Plus de détails à l’aide des coordonnées et cartes satellites sur : https://www.orfonline.org/research/evolving-landscape-of-sino-indian-ties-68542/

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Tensions sino-indiennes

Après Galwan, l’Inde doit renforcer son emprise maritime régionale

En décembre 2019, l’Inde a décidé d’étendre la zone de l’IOR (Indian Ocean Region) pour inclure les iles des Comores, de la Réunion et de Madagascar en plus des Seychelles, du Sri Lanka, de Maurice et des Maldives. L’IOR est pour Delhi une zone de sécurité dans laquelle elle doit pouvoir surveiller tout trafic. Cependant, si elle défend la liberté de navigation en mer de Chine, au grand dam de la Chine, le développement de points d’appui dans l’IOR pour la marine de l’APL peut représenter une menace directe pour sa zone économique exclusive. Quels sont les moyens que l’Inde peut mettre en œuvre pour limiter l’influence de Pékin dans l’IOR ? Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/delhi-needs-to-work-with-its-indian-ocean-neighbours-to-deny-strategic-foothold-to-china-68633/

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Tensions sino-indiennes

Galwan et le futur de la relation sino-indienne

Alors que pendant 45 ans, aucun mort n’avait été à déplorer sur la LAC, 19 soldats indiens et leur commandant sont morts dans un affrontement avec l’APL dans la nuit du 15 au 16 juin. Si le bilan est inconnu du côté chinois, les blessures reçues par les soldats indiens montrent la violence de l’affrontement. Après l’incident de Doklam en 2017, les deux parties avaient cherché à apaiser la situation par des Confidence Building Measures comme lors du sommet de Wuhan en 2018. Ce qui s’est passé à Galwan est justement l’inverse de Doklam, cette fois, ce sont les Chinois qui ont voulu empêcher les Indiens de poursuivre la construction d’une route. Est-ce que cette route est une menace pour l’Aksaï Chin occupé par la Chine depuis 1962 ? Est-ce que la Chine envoie un message à l’Inde et est-ce « simplement » un accident ? Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/research/the-galwan-valley-india-china-skirmish-is-a-gamechanger-for-new-delhi-68060/ https://www.orfonline.org/research/china-kills-20-indian-soldiers-67998/

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Tensions sino-indiennes

Rencontre entre militaires indien et chinois sur la LAC

La rencontre entre les commandants militaires indien et chinois des districts concernés par les tensions sur la frontière des derniers mois n’a pas eu le résultat escompté, une feuille de route vers la désescalade. C’est même, selon l’article qui en retrace l’histoire, une sérieuse brèche dans les Conficence Buildings Measures mises en place en 1993 et qui remet en cause une nouvelle fois la perception réciproque de la Line of Actual Control. Malgré des reculs de quelques kilomètres par endroit, les tensions ne s’apaisent pas. Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/research/indo-china-row-signals-breakdown-of-confidence-building-measures-67469/

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