L’idée de Tiers-mondisme

Cinquante ans après Bandung, le sommet Afrique-Asie qui s’est tenu à Jakarta en avril 2005 a été le signe symbolique d’un renouveau des relations entre ces deux régions. Entre-temps, l’Inde et la Chine tenteront de constituer un troisième bloc de pays s’opposant à la division du monde de l’après-guerre. Partageant une vision commune, les tensions sino-indiennes pèseront sur cet idéal avant qu’une vision moderne de cet internationalisme tiers-mondiste ne se forme sous l’égide des pays émergents au travers de revendications communes et de forums de rencontres. D’un idéalisme Nehruvien s’attachant au non-alignement, le développement économique de l’Asie ne sera pas non plus étranger à une stratification de ce que nous appelons aujourd’hui le « Sud ».

Cette alliance de pays en voie de développement devra évoluer entre l’Ouest et l’Est tout en tentant de s’accorder sur des thèmes communs alors que la géographie, l’histoire et plus encore, leurs dirigeants devront faire des choix pour tenir compte des intérêts nationaux. Parallèlement, une organisation internationale prenait forme, les Nations Unies, qui devaient faire oublier l’échec de la Société des Nations et servir de plateforme pour des discussions entre tous ses membres sur un pied d’égalité. Là encore, ce fut un idéal bien difficile à atteindre tandis que les sphères d’influence américaine et soviétique, mais aussi indienne et chinoise à partir des années 1960, s’affrontaient en Asie et en Afrique pour promouvoir leur propre agenda diplomatique.

Le mouvement des non-alignés

L’internationalisme tiers-mondiste et la fin des deux blocs

Vers une démocratisation des relations internationales ?

 

Le mouvement des non-alignés

Monde des anciens pays colonisés, de ce siècle pour l’Afrique et l’Asie et du siècle dernier pour l’Amérique latine, qualifiés de Tiers-monde par

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