Forces armées asiatiques

Vers une privatisation des Ordnance Factory indiennes ?

En février 2019, l’explosion d’une munition destinée à un canon antiaérien avait blessé 5 militaires, dont un, grièvement. Auparavant importées de Suède, ces munitions étaient désormais produites par l’industrie de défense indienne, mais ni la qualité, ni la sécurité, n’étaient pas encore optimales. Plutôt que remettre en question la chaine de production des OFs et le contrôle qualité, ce seront les militaires qui, accusés de mauvaise manipulation, seront désignés comme les responsables de l’accident. Le problème est que désormais, les servants des batteries antiaériennes se méfient de ces munitions et sont extrêmement prudents, donc plus lents, ce qui dans la défense antiaérienne est un sérieux désavantage. Dès le début des années 2000, plusieurs commissions avaient suggéré un changement dans l’organisation des OFs. Ainsi, en 2000, le rapport T.K.A Nair proposait la conversion de l’Ordnance Factory Board en Ordnance Factory Corporation Limited. En 2004, le Dr Vijay Kelkar pointait le fait

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Indra Navy 2020, un message pour la Chine ?

Dans le contexte des tensions sino-indiennes, la diplomatie indienne s’active en Russie, profitant du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai pour discuter avec tous les membres. Une rencontre entre le ministre des affaires étrangères indien et le ministre chinois de la Défense y est même prévue. Parallèlement, un exercice naval bilatéral s’est déroulé le 4 et le 5 septembre au large des îles Andaman et Nicobar, point d’accès au détroit de Malacca. Mené par les marines indienne et russe, l’exercice Indra Navy a lieu depuis 2003, mais celui-ci se déroule dans un climat particulier. En plus des tensions au Ladakh, l’Inde a également mené un exercice avec l’US Navy en juillet. Elle navigue ainsi entre les États-Unis et la Russie, cette dernière alliée de circonstance avec Pékin. Cependant, les liens entre la Russie et l’Inde restent forts. Après les difficultés rencontrées dans les années 1990, l’esprit du traité de

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Acquisition et diffusion de nouvelles technologies par le Pakistan, l’État-major indien inquiet

  Le Pakistan est soupçonné par l’armée indienne de faciliter la diffusion de technologie dite de « rupture » (Disruptive technologies) alors que l’axe Chine-Pakistan se renforce. Dans le même temps, le DRDO indien prévoit un plan de restructuration de ses 57 laboratoires de recherche afin d’améliorer la cohérence et éviter les redondances. Cette restructuration intervient dans une période ou l’Inde doit affronter de nombreux acteurs, étatiques ou non, et que des vulnérabilités qualifiées de stratégiques sont apparues. En prenant l’exemple de l’utilisation de drones pour attaquer des positions adverses, comme en Ukraine entre 2015 et 2017, ou d’autres drones qui seraient utilisés par les groupes au cachemire pour recevoir des armes, les exemples ne manquent pas. Mais cela peut également concerner l’utilisation des imprimantes 3D. Combinée à la décision du gouvernement Modi d’interdire l’importation de 101 systèmes d’armement et d’autoriser des FDI jusqu’à 74% dans les industries de défense, l’Inde relance

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Myanmar : La relation ambiguë entre les militaires et les civils au cœur de l’élection

Récemment, et sans ironie, le chef de l’armée birmane (Tatmadaw) avait déclaré qu’il était trop risqué pour le pays que les décisions soient prises par une seule personne, en l’occurrence, l’ancienne prisonnière politique Aung San Suu Kyi dont le parti (National League for Democracy) avait largement remporté les élections en 2016. Malgré des réformes politiques entreprises à partir de 2010, l’influence des militaires n’a pas disparu. Elle se manifeste au sein du National Defence and Security Council (NDSC) qui a la primauté sur les questions de sécurité et où les militaires sont majoritaires (6 sur 11). Cependant, depuis 2016 et l’arrivée au pouvoir de la NLD, ce conseil n’a pas été réuni par le pouvoir civil, d’où la remarque du chef de l’armée. Malgré la crise du Covid-19, alors que le parti politique soutenu par les militaires, l’Union Solidarity and Development Party (USDP), appelait à une réunion du NSDC, le

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Une participation australienne à l’exercice Malabar en 2021 ?

Malgré le rapprochement diplomatique entre l’Inde et l’Australie, une participation de Canberra à un exercice militaire (à l’origine entre l’Inde et les États-Unis) serait un symbole fort des alliances qui se dessinent en Indo-pacifique. Déjà partenaire au sein du Quad, la dernière participation australienne remonte à 2007, l’Inde ayant été depuis réticente à une nouvelle invitation. En effet, la Chine voit dans le Quad une alliance dirigée contre elle et les hésitations des participants à la première version de l’initiative (États-Unis, Japon, Inde, Australie) en 2007 condamnèrent son développement. Cependant, la version 2.0, lancée en 2017, élargit le dialogue sécuritaire au domaine diplomatique. Parallèlement, la crise du Covid-19, officialise la diplomatie par visioconférence, ce qui a permis d’inviter à une rencontre virtuelle le Vietnam, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud. Aussi, quels peuvent être la place et l’influence de l’exercice Malabar qui doit se tenir en 2021 dans la région

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Un armement accéléré des destroyers au sein de la PLA-N

Des destroyers modernes, mais pourquoi faire ? Voilà le point de vue de l’article du Diplomat. En effet, si la PLA-N dispose de 20 destroyers de typer AEGIS au sein ses effectifs, plusieurs sont en construction dans les chantiers de Dalian et Jiangnan. En tenant compte du lancement, des essais en mer et la formation de l’équipage, la PLA-N pourrait ainsi disposer de 19 navires supplémentaires d’ici 2025. Mais dans quel cadre seront employés ces destroyers répartis dans les flottilles ? Quid de la différence de déplacement entre le type 055 (13000 tonnes), le type 052c (7000 tonnes) et le 052D (4000 tonnes) ? Plus de détails sur : The Chinese Navy’s Destroyer Fleet Will Double by 2025. Then What?

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La place des iles Andaman et Nicobar dans l’économie et la sécurité du sous-continent

Depuis la création en 2017 d’un office gouvernementale chargée de favoriser le développement économique de l’archipel, une quinzaine d’iles ont bénéficié du programme. Cependant, la position stratégique des iles, aux portes de l’Asie du Sud est et sur des routes commerciales de première importance, offre à l’Inde la possibilité de contrôler une vaste zone. Elle dispose déjà de nombreuses infrastructures militaires regroupées sous l’autorité du Tri-Services Andaman and Nicobar Command (ANC) et peut devenir, avec les investissements nécessaires, un élément clé de la politique indienne dans l’Indian Ocean Region. Plus de détails sur : https://idsa.in/policybrief/strategic-potential-andaman-nicobar-sujanchinoy-260620

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La marine indienne face aux restrictions budgétaires

A l’heure du Covid-19 et des difficultés économiques, le Chef d’État-major de l’armée indienne a indiqué que l’Indian Navy allait devoir choisir entre deux priorités, le renforcement de l’arme sous-marine ou l’acquisition de porte-avions, dont le Vishal de 65000 tonnes. La marine indienne ayant besoin de trois porte-avions, l’article met en balance les couts engendrés et surtout l’intérêt stratégique de chacune des armes, les deux étant néanmoins essentielles pour la défense du pays. D’un côté les 7 milliards prévus pour le programme P75I de la classe Kalvari ou les 7 milliards de dollars, sans les aéronefs, pour le Vishal. Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/future-of-indian-defence-and-the-role-of-aircraft-carriers-67501/

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Focus sur …. La question maritime sino-indienne

L’enjeu de la question maritime sino-indienne Des puissances continentales ayant l’ambition de posséder une marine capable d’être projetée sur tous les théâtres du globe, voilà les ambitions de la RPC et de l’Inde. Auparavant, la RPC s’est focalisée sur la défense des côtes et le développement de capacité d’interdiction afin de gêner tout déploiement américain dans le détroit de Taiwan tandis que la marine indienne surveillait ses cotes. L’émergence de leurs économies entraînant une augmentation des importations de matières premières ou d’hydrocarbures, la mer est devenue un enjeu stratégique. 90% du commerce extérieur indien par le volume et 70% par la valeur se fait par voie maritime dont 70% des importations d’hydrocarbures tandis que pour la RPC, c’est 90% du commerce extérieur, 65% en valeur et 85% des importations d’hydrocarbures qui transitent par mer. Pékin s’étant lancé dans la course plus tôt que Delhi pour des impératifs de revendications territoriales,

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Focus sur …. L’arme sous-marine en Asie

Les sous-marins dans les marines du monde Globalement, la fin de la guerre froide a entraîné une baisse des budgets militaires dans les pays de l’OTAN et de l’ancien Pacte de Varsovie. Cette contraction financière a eu un impact sur les effectifs et c’est particulièrement vrai pour ce qui concerne les marines militaires du globe. Par exemple, dans le cas des sous-marins, alors qu’il y en avait près de 1000 en service à la fin de la guerre froide, il n’y avait plus que 500 en 2013[1]Ministère de la Défense, Marine nationale, Dans le monde : 500 sous-marins, 2013. [En ligne :https://www.defense.gouv.fr/marine/magazine/traque-en-eaux-profondes/dans-le-monde-500-sous-marins]. … Continue reading. Cependant, il existe des disparités entre les régions du monde, mais aussi dans la qualité des navires. Le nombre de marines en possédant est passé de 10 à 42 sur la même période tandis la flotte sous-marine aurait augmenté de 50% en Asie entre 2000 et 2007[2]Bateman Sam,

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