Inde et Chine en Asie du Sud-Est

IPOI et la Chine au menu d’une rencontre entre le Vietnam et l’Inde

Le partenariat bilatéral entre deux pays historiquement proches se renforce avec des discussions approfondies dans deux domaines particuliers, la défense et l’économie. Au sein de l’Indo-pacific Oceans initiative (IPOI) lancée par l’Inde en novembre 2019, la coopération va se renforcer dans un des sept piliers qui composent l’initiative : maritime security maritime ecology maritime resources capacity building and resource sharing disaster risk reduction and management science, technology, and academic cooperation trade connectivity and maritime transport Vu le contexte dans la région du Vietnam, la Chine était au menu des discussions, le Vietnam saluant l’attitude ferme de l’Inde face à ce qui est dénoncé comme une posture agressive de la part de la Chine quant à ses prétentions territoriales, mais aussi dans sa prospection de ressources naturelles. C’est une des raisons qui a poussé le Vietnam à autoriser l’Inde à mener des opérations de prospection dans ce qu’Hanoi définit comme sa zone

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Inde et Chine en Afrique

Belt Road Initiative, une Chinafrique 2.0 ?

La présence de la Chine en Afrique engendre de nombreux débats et elle n’est pas nouvelle. Cependant, ces quatre dernières années, avec la Belt Road Initiative, la dette africaine envers la Chine a doublé, passant de 70 milliards à 143 milliards de dollars. Les projets de la BRI sont présents dans 52 des 54 états africains, dont 49 avec qui la Chine a signé des accords de coopération. Cela n’empêche pas la chine d’investir dans les cinq pays restants comme c’est le cas en Érythrée dans les mines d’or ou au Bénin, la Chine y a remplacé une entreprise locale et une entreprise française dans la construction d’une voie de chemin de fer. Sur le continent africain, seul l’état de l’Eswatini repousse les propositions chinoises d’investissements, c’est aussi le dernier état africain qui reconnait Taiwan, refusant la « One China policy ». Selon l’étude de l’ORF, cinq tendances se dégagent sur la

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Inde et Chine en Asie du Sud

Dette chinoise ou indienne pour les Maldives ?

Aux Maldives, le changement de gouvernement en 2018 a initié un rééquilibrage des relations avec le voisin indien. Alors que le président Abdulla Yameen avait lancé un vaste programme de développement d’infrastructures, et contracté une importante dette avec la Chine, son successeur, Ibrahim Solih, s’est rapproché de Delhi afin d’obtenir des lignes de crédit ainsi qu’une aide d’urgence pour lutter contre le coronavirus. Pour l’Inde, il s’agit de ne pas laisser à Pékin une trop grande latitude pour s’implanter définitivement dans la région. Les Maldives et le Sri Lanka sont déjà fortement endettés auprès de la Chine, mais elles se trouvent aussi sur la principale voie commerciale est-ouest, les infrastructures portuaires financées par la Belt Road Initiative font donc partie intégrante de la Maritime Silk Road. L’intérêt de la Chine est donc évident, mais pour l’Inde ne fait pas que contrer la Chine, il s’agit aussi d’entretenir des relations de

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Inde et Chine en Asie du Sud

Au Myanmar, la Belt Road Initiative se fait à la découpe

Dans le chapitre du nouveau grand jeu, la Belt Road Initiative y tient une place importante et le Myanmar encore plus. Les projets de la BRI dans ce pays doivent servir à créer un corridor économique qui reliera directement Kumming, la capitale du Yunnan, à l’Océan indien. Ainsi, tout en développant le sud-ouest de la RPC, la RPC se créée une route commerciale qui évite le détroit de Malacca. Les projets de la BRI au Myanmar sont nombreux, mais le plus important reste la construction d’une nouvelle ville dotée d’infrastructures portuaires capables de gérer les flux de marchandises. L’ancienne capitale, Yangon, reste la capitale économique, mais elle ne pourra, dans un avenir proche, supporter l’important trafic. Aussi, les autorités birmanes ont fondé en 2018 la New Yangon Development Company qui doit superviser la construction d’une nouvelle ville entre 2025 et 2050 tout en signant avec l’entreprise chinoise China Communications Construction

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Inde et Chine en Amérique

Inde-Mexique : 70 ans de relations diplomatiques

Le Mexique fut le premier pays d’Amérique latine à reconnaître l’Inde en 1950 et malgré la distance qui les sépare, les deux pays partagent quelques positions communes, principalement sur les questions de développement. En 2007, Inde et Mexique ont choisi de définir leur relation bilatérale comme un « partenariat privilégié » afin de définir en 2016 une feuille de route commune pour devenir des « partenaires stratégiques ». Avec de nombreux échanges de hauts responsables et ministres, les deux pays se focalisent sur quatre domaines principaux : l’économie, les ressources énergétiques, leur implication en Afrique et l’agenda multilatéral. Plus de détails sur : India and Mexico: Celebrating 70 Years of Diplomatic Relations

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Inde et Chine en Europe

Le partenariat Chine-Russie et l’UE

« Mariage de convenance » ou pas, le renforcement des liens entre Moscou et Pékin représente un défi pour l’Occident et pour l’Union européenne en particulier. Attachées à leur souveraineté, et devant un déclin présumé de l’Occident, Russie et Chine sont en profonds désaccords avec l’idée que les valeurs occidentales soient universelles. Ils se retrouvent sur de nombreuses positions, défendant la non-ingérence, ayant une vision particulière des droits de l’homme, qui selon eux doivent être secondaires par rapport aux droits de l’État, mais aussi par une maîtrise des nouvelles technologies pour parfaire leur communication. Sur la question des droits de l’homme, les deux pays travaillent de concert au sein des institutions internationales, ONU en premier lieu, pour que ce sujet passe au second plan (limitation des budgets, changement d’interprétation des termes, etc….). Ainsi, après avoir dû accepter des normes qui ont été définies par l’Occident, l’alliance sino-russe ambitionne désormais d’en définir de

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Forces armées asiatiques

Myanmar : La relation ambiguë entre les militaires et les civils au cœur de l’élection

Récemment, et sans ironie, le chef de l’armée birmane (Tatmadaw) avait déclaré qu’il était trop risqué pour le pays que les décisions soient prises par une seule personne, en l’occurrence, l’ancienne prisonnière politique Aung San Suu Kyi dont le parti (National League for Democracy) avait largement remporté les élections en 2016. Malgré des réformes politiques entreprises à partir de 2010, l’influence des militaires n’a pas disparu. Elle se manifeste au sein du National Defence and Security Council (NDSC) qui a la primauté sur les questions de sécurité et où les militaires sont majoritaires (6 sur 11). Cependant, depuis 2016 et l’arrivée au pouvoir de la NLD, ce conseil n’a pas été réuni par le pouvoir civil, d’où la remarque du chef de l’armée. Malgré la crise du Covid-19, alors que le parti politique soutenu par les militaires, l’Union Solidarity and Development Party (USDP), appelait à une réunion du NSDC, le

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Forces armées asiatiques

Une participation australienne à l’exercice Malabar en 2021 ?

Malgré le rapprochement diplomatique entre l’Inde et l’Australie, une participation de Canberra à un exercice militaire (à l’origine entre l’Inde et les États-Unis) serait un symbole fort des alliances qui se dessinent en Indo-pacifique. Déjà partenaire au sein du Quad, la dernière participation australienne remonte à 2007, l’Inde ayant été depuis réticente à une nouvelle invitation. En effet, la Chine voit dans le Quad une alliance dirigée contre elle et les hésitations des participants à la première version de l’initiative (États-Unis, Japon, Inde, Australie) en 2007 condamnèrent son développement. Cependant, la version 2.0, lancée en 2017, élargit le dialogue sécuritaire au domaine diplomatique. Parallèlement, la crise du Covid-19, officialise la diplomatie par visioconférence, ce qui a permis d’inviter à une rencontre virtuelle le Vietnam, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud. Aussi, quels peuvent être la place et l’influence de l’exercice Malabar qui doit se tenir en 2021 dans la région

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Inde et Chine en Asie du Sud

Les liaisons maritimes entre l’Inde et le Bangladesh au service des territoires indiens du Nord-est

Mi-juillet, un premier navire indien chargé de containers a quitté le port d’Haldia au Bengale pour le port bangladeshi de Chittagong. En 2018, un accord entre Delhi et Dacca a offert la possibilité à l’Inde d’utiliser les ports de Chittagong et Mongla pour transporter des marchandises à destination des territoires de Tripura, Meghalaya et l’Assam, difficilement accessibles par la route depuis le reste du territoire indien. Pour le Bangladesh, c’est une source de revenus par l’intermédiaire des taxes prélevées dans les ports, mais pour l’Inde, l’ouverture d’une nouvelle route de ravitaillement permettra de faciliter le développement des territoires du Nord-est et désengorger les routes du Chicken Neck. Plus de détails sur : Bangladesh: New boost to maritime connectivity with India

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Dans les organisations

Un BIMSTEC à la relance ?

En juin 1997, quatre pays (Inde, Bangladesh, Sri Lanka, Thaïlande) s’engageaient dans une collaboration régionale afin de dynamiser leurs échanges, économiques et sociaux. Celle-ci, le BIST-EC, formait ainsi un pont entre l’Asie du Sud et l’Asie du Sud Est à une époque ou la SAARC était bloquée par l’antagonisme entre l’Inde et le Pakistan et où l’Asie prenait de plus en plus d’importance dans le commerce international. Le Myanmar, le Népal et le Bhoutan rejoindront cette coopération pour donner naissance au BIMSTEC, Bay of Bengal Initiative for Multi-Sectoral Technical and Economic Cooperation. Malgré quelques avancées dans la coopération portuaire, le manque d’implication de ses membres et le manque d’ambition dans les projets à mener marginalisent l’impact réel du BIMSTEC dans le commerce intrarégional qui peine à se développer. En 2016, il ne représentait que 6% de leurs échanges alors que la région est en pleine croissance économique, les États membres

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