Inde et Chine en Asie du Sud

Au Myanmar, la Belt Road Initiative se fait à la découpe

Dans le chapitre du nouveau grand jeu, la Belt Road Initiative y tient une place importante et le Myanmar encore plus. Les projets de la BRI dans ce pays doivent servir à créer un corridor économique qui reliera directement Kumming, la capitale du Yunnan, à l’Océan indien. Ainsi, tout en développant le sud-ouest de la RPC, la RPC se créée une route commerciale qui évite le détroit de Malacca. Les projets de la BRI au Myanmar sont nombreux, mais le plus important reste la construction d’une nouvelle ville dotée d’infrastructures portuaires capables de gérer les flux de marchandises. L’ancienne capitale, Yangon, reste la capitale économique, mais elle ne pourra, dans un avenir proche, supporter l’important trafic. Aussi, les autorités birmanes ont fondé en 2018 la New Yangon Development Company qui doit superviser la construction d’une nouvelle ville entre 2025 et 2050 tout en signant avec l’entreprise chinoise China Communications Construction

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Inde et Chine en Amérique

Inde-Mexique : 70 ans de relations diplomatiques

Le Mexique fut le premier pays d’Amérique latine à reconnaître l’Inde en 1950 et malgré la distance qui les sépare, les deux pays partagent quelques positions communes, principalement sur les questions de développement. En 2007, Inde et Mexique ont choisi de définir leur relation bilatérale comme un « partenariat privilégié » afin de définir en 2016 une feuille de route commune pour devenir des « partenaires stratégiques ». Avec de nombreux échanges de hauts responsables et ministres, les deux pays se focalisent sur quatre domaines principaux : l’économie, les ressources énergétiques, leur implication en Afrique et l’agenda multilatéral. Plus de détails sur : India and Mexico: Celebrating 70 Years of Diplomatic Relations

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Inde et Chine en Europe

Le partenariat Chine-Russie et l’UE

« Mariage de convenance » ou pas, le renforcement des liens entre Moscou et Pékin représente un défi pour l’Occident et pour l’Union européenne en particulier. Attachées à leur souveraineté, et devant un déclin présumé de l’Occident, Russie et Chine sont en profonds désaccords avec l’idée que les valeurs occidentales soient universelles. Ils se retrouvent sur de nombreuses positions, défendant la non-ingérence, ayant une vision particulière des droits de l’homme, qui selon eux doivent être secondaires par rapport aux droits de l’État, mais aussi par une maîtrise des nouvelles technologies pour parfaire leur communication. Sur la question des droits de l’homme, les deux pays travaillent de concert au sein des institutions internationales, ONU en premier lieu, pour que ce sujet passe au second plan (limitation des budgets, changement d’interprétation des termes, etc….). Ainsi, après avoir dû accepter des normes qui ont été définies par l’Occident, l’alliance sino-russe ambitionne désormais d’en définir de

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Forces armées asiatiques

Myanmar : La relation ambiguë entre les militaires et les civils au cœur de l’élection

Récemment, et sans ironie, le chef de l’armée birmane (Tatmadaw) avait déclaré qu’il était trop risqué pour le pays que les décisions soient prises par une seule personne, en l’occurrence, l’ancienne prisonnière politique Aung San Suu Kyi dont le parti (National League for Democracy) avait largement remporté les élections en 2016. Malgré des réformes politiques entreprises à partir de 2010, l’influence des militaires n’a pas disparu. Elle se manifeste au sein du National Defence and Security Council (NDSC) qui a la primauté sur les questions de sécurité et où les militaires sont majoritaires (6 sur 11). Cependant, depuis 2016 et l’arrivée au pouvoir de la NLD, ce conseil n’a pas été réuni par le pouvoir civil, d’où la remarque du chef de l’armée. Malgré la crise du Covid-19, alors que le parti politique soutenu par les militaires, l’Union Solidarity and Development Party (USDP), appelait à une réunion du NSDC, le

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Forces armées asiatiques

Une participation australienne à l’exercice Malabar en 2021 ?

Malgré le rapprochement diplomatique entre l’Inde et l’Australie, une participation de Canberra à un exercice militaire (à l’origine entre l’Inde et les États-Unis) serait un symbole fort des alliances qui se dessinent en Indo-pacifique. Déjà partenaire au sein du Quad, la dernière participation australienne remonte à 2007, l’Inde ayant été depuis réticente à une nouvelle invitation. En effet, la Chine voit dans le Quad une alliance dirigée contre elle et les hésitations des participants à la première version de l’initiative (États-Unis, Japon, Inde, Australie) en 2007 condamnèrent son développement. Cependant, la version 2.0, lancée en 2017, élargit le dialogue sécuritaire au domaine diplomatique. Parallèlement, la crise du Covid-19, officialise la diplomatie par visioconférence, ce qui a permis d’inviter à une rencontre virtuelle le Vietnam, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud. Aussi, quels peuvent être la place et l’influence de l’exercice Malabar qui doit se tenir en 2021 dans la région

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Inde et Chine en Asie du Sud

Les liaisons maritimes entre l’Inde et le Bangladesh au service des territoires indiens du Nord-est

Mi-juillet, un premier navire indien chargé de containers a quitté le port d’Haldia au Bengale pour le port bangladeshi de Chittagong. En 2018, un accord entre Delhi et Dacca a offert la possibilité à l’Inde d’utiliser les ports de Chittagong et Mongla pour transporter des marchandises à destination des territoires de Tripura, Meghalaya et l’Assam, difficilement accessibles par la route depuis le reste du territoire indien. Pour le Bangladesh, c’est une source de revenus par l’intermédiaire des taxes prélevées dans les ports, mais pour l’Inde, l’ouverture d’une nouvelle route de ravitaillement permettra de faciliter le développement des territoires du Nord-est et désengorger les routes du Chicken Neck. Plus de détails sur : Bangladesh: New boost to maritime connectivity with India

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Dans les organisations

Un BIMSTEC à la relance ?

En juin 1997, quatre pays (Inde, Bangladesh, Sri Lanka, Thaïlande) s’engageaient dans une collaboration régionale afin de dynamiser leurs échanges, économiques et sociaux. Celle-ci, le BIST-EC, formait ainsi un pont entre l’Asie du Sud et l’Asie du Sud Est à une époque ou la SAARC était bloquée par l’antagonisme entre l’Inde et le Pakistan et où l’Asie prenait de plus en plus d’importance dans le commerce international. Le Myanmar, le Népal et le Bhoutan rejoindront cette coopération pour donner naissance au BIMSTEC, Bay of Bengal Initiative for Multi-Sectoral Technical and Economic Cooperation. Malgré quelques avancées dans la coopération portuaire, le manque d’implication de ses membres et le manque d’ambition dans les projets à mener marginalisent l’impact réel du BIMSTEC dans le commerce intrarégional qui peine à se développer. En 2016, il ne représentait que 6% de leurs échanges alors que la région est en pleine croissance économique, les États membres

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Inde et Chine en Asie du Sud

Les relations entre l’Inde et le Bangladesh à la « veille » des 50 ans de l’établissement des relations diplomatiques

Marquées par deux défis, le partage des eaux et l’arrivée de la Chine, les relations entre les deux voisins n’en sont pas moins généralement cordiales. Malgré les contentieux commerciaux, l’Inde a unilatéralement accordé aux produits bangladeshis un accès libre au marché indien ce qui a permis à Dacca de voir ses exportations vers l’Inde augmenter de 43% en 2019. Le Bangladesh est maintenant le plus important partenaire commercial pour l’Inde en Asie du Sud. Les contentieux territoriaux sont en passe d’être réglés, l’Inde ayant accepté de se plier à la décision rendue en 2014 par le tribunal d’arbitrage des Nations Unies, un cas à part dans une région asiatique où les nations ne respectent pas toujours le droit international. En 2015, l’échange des enclaves fut une étape majeure dans la relation bilatérale. L’Inde et le Bangladesh restent donc proches, mais pour Delhi, il n’y a pas d’autres alternatives, car c’est

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Inde et Chine en Afrique

L’Afrique pour remédier à la crise des investissements sino-européens ?

Le think tank China Institutes of Contemporary International Relations revient sur les changements récents que connait la relation entre l’UE et la RPC à l’occasion du 45ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques. Relation marquée par l’économie, elle le fut aussi ces dernières années par une hausse importance des investissements chinois sur le continent européen. Mais devant les craintes exprimées par des ministres et hauts responsables européens sur les risques encourus pour la souveraineté industrielle dans les hautes technologies, la tendance s’est inversée ces dernières années et s’est même accélérée en 2019 (-33%). Alors que les FDI chinois en Europe ne représentaient que 840 millions de dollars en 2008, ils avaient atteint le montant record de 42 milliards de dollars en 2016, 18 en 2018 pour tomber à 12 milliards en 2019. En cause, un nouveau système européen pour évaluer les FDI étrangers, mais aussi le marché chinois qui reste

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Dans les organisations

L’impact de la pandémie sur les BRICS et l’OCS

Dans le contexte des tensions entre les États-Unis, la Chine et la Russie, les membres des BRICS et de l’Organisation de coopération de Shanghai restent plutôt soudés malgré les circonstances. L’élection de Jair Bolsonaro au Brésil avec ses postions tranchées sur la Chine et son rapprochement des États-Unis faisait craindre un départ de Brasília des BRICS tout comme le récent affrontement sino-indien. Devant l’affaiblissement d’un multilatéralisme défini par l’Occident, les BRICS et l’OCS sont pour les diplomaties indienne et russe, des cartes maîtresses dans l’optique d’une hypothétique recomposition de la gouvernance globale de l’après-covid. Plus de détails sur : Non-Western multilateralism: BRICS and the SCO in the post-Covid world

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