
Les grandes lignes de la politique étrangère de la RPC
En 1949, Mao Tsé-toung contrôle le cœur de l’ancien empire tandis que les provinces du Tibet, de Mongolie et du Xinjiang avaient profité de la guerre civile pour prendre leur distance avec l’autorité centrale. Or, comme Sun Yat-sen avant lui et Chiang Kai-shek qui affirmaient que « Le territoire de l’État chinois [était] délimité par les besoins de son existence et par les bornes de sa culture »[1]Joyaux François, Géopolitique de l’Extrême-Orient. Tome 1 – Espaces et politiques, Bruxelles, Éditions Complexe, 1991, p. 91., Mao Tsé-toung pensait que la restauration de la grandeur historique de la Chine exigeait la mise sous tutelle des territoires ayant été dominés auparavant par la dynastie Qing, il fallait alors restaurer le « système tributaire impérial ». Ce système était basé sur trois points essentiels : – La Chine se considère comme le « cœur central » de la région, – La Chine a besoin
