L'idée de Tiers-mondisme

Le mouvement des non-alignés

L’idée du non-alignement, de Bruxelles à Bandung  Monde des anciens pays colonisés, de ce siècle pour l’Afrique et l’Asie et du siècle dernier pour l’Amérique latine, qualifiés de Tiers-monde par opposition aux pays industrialisés, ces pays manquaient d’unité et de cohérence pour se faire entendre. À l’initiative de l’Inde, et après les conférences de Bruxelles (1927) et New Delhi (1947), une nouvelle réunion des pays asiatiques fut organisée en 1949 à New Delhi à laquelle se joignent pour la première fois des pays africains, l’Égypte et l’Éthiopie. C’est la naissance d’un mouvement afro-asiatique, composant du Tiers-monde d’Alfred Sauvy, qui prendra corps à la conférence de Bandung de 1955 à l’initiative de l’Inde et de l’Indonésie ou la Chine populaire ne sera qu’invitée. Depuis la fondation de la RPC, Pékin avait considéré les pays en voie de développement comme des amis traditionnels et s’était présentée comme un pays du Tiers-monde, victime

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L'idée de Tiers-mondisme

L’idée de Tiers-mondisme

Cinquante ans après Bandung, le sommet Afrique Asie qui s’est tenu à Jakarta en avril 2005 a été le signe symbolique d’un renouveau des relations entre ces deux régions. Entre-temps, l’Inde et la Chine tenteront de constituer un troisième bloc de pays s’opposant à la division du monde de l’après-guerre. Partageant une vision commune, les tensions sino-indiennes pèseront sur cet idéal avant qu’une vision moderne de cet internationalisme tiers-mondiste ne se forme sous l’égide des pays émergents au travers de revendications communes et de forums de rencontres. D’un idéalisme Nehruvien s’attachant au non-alignement, le développement économique de l’Asie ne sera pas non plus étranger à une stratification de ce que nous appelons aujourd’hui le « Sud ». Cette alliance de pays en voie de développement devra évoluer entre l’Ouest et l’Est tout en tentant de s’accorder sur des thèmes communs alors que la géographie, l’histoire et plus encore, leurs dirigeants

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Au Moyen-Orient

Au Moyen-Orient

Israël  Avec la Chine  Ce pays fut le premier de la région à reconnaître la République populaire de Chine, dès janvier 1950, bien que l’initiative ne fût pas suivie par l’établissement de relations diplomatiques, il faudra attendre 1992 pour cela. Seule porte d’entrée au Moyen-Orient pour la RPC, les relations furent troublées dès le déclenchement de la guerre de Corée, Tel-Aviv s’alignant sur les positions américaines. En 1954, des négociations étaient entamées pour qu’une relation commerciale s’établisse, mais malgré le bon vouloir de Pékin, et sous les pressions américaines et soviétiques, elles n’aboutirent jamais. Les États-Unis ne voulant pas qu’Israël ait des liens trop étroits avec la RPC tandis que la politique arabe de l’Union soviétique contraignait Pékin à suivre les positions soviétiques. Aussi, la RPC dénoncera régulièrement « la politique d’agression de Tel-Aviv » dans la région. Le schisme sino- soviétique et la politique des « quatre modernisations »

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En Amérique latine

En Amérique latine

La Chine, du soutien révolutionnaire au commerce  Avant 1971, Pékin avait entretenu quelques rapports avec les mouvements révolutionnaires de la région ainsi que des relations diplomatiques, conflictuelles, avec Cuba, mais elle n’avait porté qu’un intérêt limité à l’Amérique latine. Le développement du conflit sino-soviétique et la volonté chinoise de contrecarrer systématiquement la politique soviétique au sein du mouvement communiste international avaient très tôt obligé le gouvernement chinois à se tourner vers l’Amérique latine. Mais ce fut la détente sino-américaine qui ouvrit à la Chine populaire les portes de l’Amérique latine et de ses États. En trois ans, entre 1971 et 1974, elle allait nouer des relations diplomatiques avec la plupart d’entre eux. Cette région comptait des pays importants, Brésil et Mexique en particulier, qui pouvaient constituer des partenaires économiques de poids et elle ne pouvait prétendre être une puissance mondiale sans être présente dans cette région aux portes des États-Unis

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En Afrique

L’Inde et la Chine en Afrique australe

On peut prendre l’exemple de la place de l’Inde et de la Chine en Afrique australe pour étudier leurs politiques africaines. Cette région représente à elle seule 34,4 % des échanges sino-africains et 38 % des échanges indo-africains en 2005. Au Zimbabwe, l’engagement de la Chine date des années 1970 avec le soutien apporté à Mugabe dans sa lutte pour l’indépendance. Aujourd’hui deuxième partenaire commercial, l’influence de Pékin a augmenté quand Mugabe a été mis à l’écart de la communauté internationale, mais depuis quelques années, malgré un commerce en expansion, les dirigeants chinois répugnent à lui rendre visite à cause des dommages que cela cause à leur image en Afrique. L’Inde est, dans une moindre mesure, également présente au Zimbabwe, mais de manière plus récente, elle participe à la rénovation du réseau hydroélectrique et, comme la Chine, s’approvisionne en minerais. Le cas de l’Afrique du Sud L’Afrique du Sud, première

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En Afrique

L’Inde et l’Afrique

Une politique africaine indienne entre non-alignement et décolonisation  Comme la Chine, et dès 1947, l’Inde apporta son soutien aux mouvements indépendantistes dont certains dirigeants s’inspirèrent de la lutte indienne et elle fut la première à saisir l’ONU sur la question de l’apartheid en Afrique du Sud. Tout au long de la décolonisation, l’Inde intervint dans les forums internationaux en appelant au dialogue entre les pays colonisateurs et les mouvements de libération nationale. Elle ne voulait pas se brouiller avec l’Europe, en particulier avec la France et l’Angleterre, aussi elle adopta une politique prudente qui la poussa à ne pas s’impliquer dans un processus de décolonisation dès que la lutte prenait un tour violent. Elle profita du MNA pour accroître son influence, mais quand ce mouvement sera paralysé par des querelles idéologiques, la présence indienne va s’amenuiser, et ce malgré une assistance continue au développement, mais la lutte entre l’Occident, l’Union

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En Afrique

La Chine et l’Afrique

La lutte entre la Chine et Taiwan en Afrique  Après s’être intéressée au Moyen-Orient, elle commença à s’intéresser à l’Afrique du Nord et à l’Afrique noire. À la suite de Bandung, les premiers États africains qui nouèrent des relations diplomatiques furent le Maroc et le Soudan en 1958, la Guinée en 1959. Engluée dans l’échec du « Grand bond en avant » et du conflit avec Moscou, la Chine populaire ne pouvait pas mener une vaste politique d’aide au développement en accord avec ses idéaux. Cette situation était de plus compliquée par la présence de Taiwan qui, au début des années 1960, connaissait un début d’embellie économique, mais aussi par l’influence européenne (France, Grande-Bretagne et Belgique) et par la présence de l’Union soviétique en Égypte. Aussi, les progrès de la Chine étaient modestes et en dehors de quelques États, elle noua surtout des contacts avec différents mouvements révolutionnaires africains. C’est

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En Afrique

En Afrique

Bien avant Bandung, des relations commerciales sporadiques existaient entre l’Asie et l’Afrique, les expéditions maritimes de la dynastie Ming ou les contacts entre la péninsule indienne et l’Afrique de l’Est en sont des exemples. Le sous-continent tient ici une place particulière, on retrouve de nombreuses influences indiennes dans les pratiques culturelles de l’Afrique d’aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas pour l’Extrême-Orient. La colonisation européenne dans ces deux régions n’est pas non plus étrangère à la constitution des liens afro-asiatiques. D’une part, les colonies portugaises ou néerlandaises d’Afrique orientale et australe étaient administrées depuis Goa et l’Indonésie, d’autre part, l’endenture créera un flux migratoire important de main d’œuvre indienne à destination du continent africain. Cependant, à la création de l’Union indienne, et malgré les liens de Gandhi avec l’Afrique du Sud, New Delhi n’avait pas encore les moyens de se lancer dans une politique africaine, comme la RPC qui devait

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Avec les puissances au 20ème siècle

La Chine et l’Europe

Les Européens étaient présents sur les cotes chinoises à Macao (Portugal), Hong Kong (Royaume-Uni) et Kouang-Tchéou-Wan (France) depuis le XIXe siècle. Aussi, à la fin de la Seconde Guerre mondiale et après le départ des Japonais se posait le problème de la présence de ces territoires. Ce fut la France qui résolut le plus rapidement le contentieux, elle rétrocéda son enclave en 1946 à la République de Chine tandis qu’avec la proclamation de la RPC, les statuts de Macao et de Hong Kong restaient à définir. Pour préserver le statut d’Hong Kong, le Royaume-Uni, alors en lutte contre la guérilla communiste en Malaisie, reconnut la RPC en janvier 1950. Aussi, jusqu’au début du rapprochement sino-américain, la situation restera figée entre l’Europe et la Chine populaire. Avec les discussions engagées entre Pékin et Washington, les normalisations diplomatiques se succédèrent à partir de 1971. Les États européens qui avaient reconnu la RPC

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Avec les puissances au 20ème siècle

L’Inde et l’Europe

Les gouvernements européens voyaient d’un mauvais œil les appels pressants formulés par Nehru en faveur de la décolonisation. Cependant, la construction européenne ne le laissa pas indifférent et un ambassadeur de l’Union indienne sera détaché auprès de Bruxelles au début des années 1960, la Commission européenne faisant de même. Marquée pendant la Guerre froide par une aide au développement plutôt qu’une relation politique et économique de première importance, c’est à partir de 1991 que la relation indo-européenne va évoluer, cela débutera par un approfondissement des relations économiques. Le premier sommet Inde-UE s’est tenu à Lisbonne en juin 2000 et en 2005, tandis qu’un « partenariat stratégique » était créé, les exportations vers l’Europe représentaient 23 % du total des exportations indiennes contre 20 % de ses importations, mais malgré une évolution favorable à l’Asie du Sud, les pays européens investissaient beaucoup plus en Chine qu’en Inde. Depuis 2007, l’Inde et

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