Histoire des armées

Ses missions

Objectifs de l’armée indienne Aujourd’hui, l’armée doit sauvegarder les objectifs de sécurité nationale définis par le gouvernement indien : – Défendre les frontières du pays. – Protéger les vies et les propriétés des citoyens conte la guerre, le terrorisme, la menace nucléaire et les activités clandestines. – Protéger le pays contre l’instabilité et contre toutes les formes de radicalisme et d’extrémisme provenant d’états voisins. – Assurer la protection contre la menace d’armes de destruction massive. – Assurer la préparation de la défense par la recherche et le développement. – Promouvoir la coopération et la compréhension avec les pays voisins. – Poursuivre le dialogue sur la sécurité et la stratégie avec les puissances majeures et les nations partenaires. Quant au budget militaire, sa part dans les dépenses nationales représentait environ 2,5 % en 2006. En 2009, l’Inde a dépensé autour de 31 milliards de dollars US pour sa défense ce qui la place au dixième

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Histoire des armées

L’indépendance et ses conséquences

L’impact de la partition sur l’armée indienne  Du début de la seconde guerre mondiale à la fin du mois d’août 1947, l’armée indienne sera divisée en quatre commandements, Nord, Sud, Est et un commandement central qui sera dissous en 1946. La partition du 15 août 1947 imposa la division des trois armées sur des bases territoriales. Approximativement un tiers des effectifs iront au Pakistan, le commandement Nord, et les commandements Sud et Est reviendront à l’Union indienne. Le quartier général des forces armées, sous le commandant du Field-Marshal Sir Claude Auchinlek, eut pour mission spécifique, avec le Joint Defence Council composé des représentants des deux dominions, de répartir les effectifs. La marine fut divisée selon les besoins estimés des deux nations, les forces aériennes selon le même principe mais en tenant compte de la religion du personnel. Pour les usines d’armement, le problème était que les 16 centres de production étaient tous situés en Union

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Histoire des armées

De l’influence étrangère à une indianisation progressive

L’histoire de l’armée indienne  Elle trouve ses racines dans la Compagnie anglaise des Indes orientales (British East India Company) créée en 1600 mais aussi dans la Compagnie française des Indes orientales établies en 1664, dont le siège était à Lorient, Pondichéry étant le comptoir français le plus important en Inde. Les Français furent les premiers à lever des compagnies exclusivement indiennes et à les utiliser conjointement avec des soldats européens. Les Britanniques suivirent leur exemple dans les années 1740. Les unités britanniques furent divisées en trois armées correspondant aux trois centres de la compagnie, à Calcutta, à Bombay et à Madras. En 1748, les armées de la Compagnie anglaise des Indes orientales furent confiées au commandant Stringer Lawrence qui est considéré aujourd’hui comme le créateur de l’armée indienne moderne. En théorie, les trois armées étaient sous commandement commun mais dans la pratique, elles disposaient d’une autonomie considérable vu la distance qui les séparait. Jusqu’à la fin du dix-huitième

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Histoire des armées

Histoire des armées

Les forces armées des pays asiatiques, leur histoire et leur composition, nous poussent à nous interroger sur la place de l’armée, de son histoire et de son industrie au sein de chaque pays. L’État asiatique, qu’il soit démocratique ou autoritaire, s’est formé à l’issue des conséquences de la Seconde Guerre mondiale ou des processus de décolonisation. Seule la Thaïlande ayant échappé à l’ingérence coloniale, les nouveaux pays indépendants se devaient de constituer une armée, pour protéger leur souveraineté ou la cantonner à un rôle purement défensif lorsqu’elle héritait d’une histoire trop lourde à porter. L’armée indienne Armées des princes, régiment ethnique ou forces d’invasion, l’histoire des armées dans le sous-continent indien repose sur plusieurs modèles. Dans la tradition hindoue, les « lois de Manou » structurant la société donnaient à la caste des kshatriyas, celles des princes et des guerriers, un rôle prépondérant dans la structure militaire. Les Britanniques reprendront le concept

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Au sein des organisations

L’Organisation de Coopération de Shanghai

Le groupe de Shanghai  Dans le processus d’intégration asiatique, une organisation plus récente a vu le jour. Elle regroupe des États d’Asie centrale ainsi que la République populaire de Chine et la Russie. C’est le 26 avril 1996 que se réunissent, à l’invitation de la Chine les dirigeants du Kazakhstan, du Kirghizistan, de la Russie et du Tadjikistan pour former le « Groupe de Shanghai ». Le but premier était d’établir un cadre pour des discussions sur les questions territoriales et de frontières héritées de la dislocation de l’URSS. En 1997, des accords seront signés à la fois pour limiter la militarisation des espaces frontaliers et pour établir des consultations régulières afin de garantir un climat de confiance entre les membres, c’est donc au départ une organisation sécuritaire. C’est l’alliance de pays ayant une longue tradition d’inimitié, mais qui se sentent concernés par des problèmes communs, en particulier la stabilité

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Au sein des organisations

La SAARC

Organisation de pays d’Asie du Sud créée à l’initiative du Bangladesh en décembre 1985 et dédiée à la coopération économique, culturelle et technologique, la South Asian Association for Regional Cooperation regroupait à l’origine, le Bangladesh, le Bhoutan, l’Inde, les Maldives, le Népal, le Pakistan et le Sri Lanka, l’Afghanistan la rejoignant en 2005. Cette association a du mal à fonctionner, essentiellement dû aux frictions indo-pakistanaises et en dépit des déclarations d’intentions, l’accord de libre-échange signé en 2004 entre les pays de la SAARC n’est toujours pas appliqué, notamment en raison des réticences du Pakistan et du Bangladesh à libéraliser leurs échanges avec l’Inde. De plus, l’arrivée de la Chine en tant qu’observateur en 2006 a provoqué quelques tensions. Pour l’Inde, cela constituait une intrusion dans son pré carré, elle a ainsi soutenu l’octroi du statut d’observateur au Japon. L’Union européenne, les États-Unis et la Corée du Sud ont reçu en

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L’ASEAN

La naissance de l’ASEAN  L’Association des Nations du Sud-Est Asiatique s’est constituée en août 1967 en s’appuyant sur une précédente organisation, l’Association de l’Asie du Sud-Est. À l’origine composée de cinq membres fondateurs (Indonésie, Philippines, Singapour, Malaisie et Thaïlande), elle avait pour objectif de promouvoir le développement économique et la stabilité dans une région marquée par la guerre du Vietnam, la peur de la propagation du communisme et de la Révolution culturelle. Elle regroupe aujourd’hui dix pays, suite à l’adhésion de Brunei en 1984, du Vietnam en 1995, de la Birmanie et du Laos en 1997 ainsi que du Cambodge en 1999. L’Inde voyait dans cette association un outil de la stratégie américaine de containment, chargée de contrer l’expansion du communisme et de la RPC, alors que New Delhi était plus favorable à Moscou tandis que la RPC, en pleine Révolution culturelle, s’en méfiait. De plus, Pékin n’entretenait de relations

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Au sein des organisations

Au sein des organisations

La République populaire de Chine depuis 1978, comme l’Inde depuis la chute du mur, pratique une politique de rapprochement avec les organisations régionales créées pendant la Guerre froide. Elles ont toutes deux besoin d’un environnement régional stable et pacifique pour promouvoir leur développement et les rapports bilatéraux ont longtemps été la méthode privilégiée pour régler les questions économiques ou sécuritaires avec les pays de la région. Désormais, sans oublier les contacts bilatéraux, l’Inde et la Chine intègrent les organisations régionales, tremplin pour promouvoir leur diplomatie de pays émergents. Ces « îlots de paix au sein du système international », selon Joseph Nye, se fixent des buts bien particuliers à atteindre, une intégration économique, comme l’ASEAN et la SAARC, la coopération dans certains domaines, comme l’OCS, ou une plateforme pour des revendications d’ordre mondial, comme c’est le cas avec les BRICs. L’ASEAN La SAARC L’Organisation de Coopération de Shanghai

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L'idée de Tiers-mondisme

Vers une démocratisation des relations internationales ?

L’effacement du non-alignement  Le MNA n’a pas complètement disparu, un sommet s’est tenu à Charm-el-cheikh en 2009, mais son idéologie prend une nouvelle forme et les multiples forums entre pays du Sud participent à une revitalisation des revendications en faveur de la multipolarité et du multilatéralisme, deux notions différentes. La première appelle à un monde composé de plusieurs pôles de puissance, comme au XIXe siècle, la seconde se préoccupant davantage d’équité internationale, prônant un pouvoir accru aux organisations comme l’ONU, seule à détenir une légitimité qui se réfère à un intérêt collectif international commun capable de faire entendre la voix de tous. Cette prolifération des forums s’inscrit également dans le cadre d’une dynamisation de la coopération politique et économique Sud-Sud et d’une diversification des partenaires économiques dans un contexte où les marchés traditionnels de ces pays émergents, notamment les États-Unis et l’Union européenne, sont affectés par la crise financière. Au-delà

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L'idée de Tiers-mondisme

L’internationalisme tiers-mondiste et la fin des deux blocs

L’impact de la fin de la guerre froide  Paradoxalement, la dissolution de l’URSS ne signifia pas la fin de l’idéologie du non- alignement et du tiers-mondisme. Tout d’abord, de nombreux pays restaient sous-développés et partageaient des caractéristiques communes comme un faible niveau de vie par habitant et une dépendance économique envers les pays industrialisés, ce qui donnait au Tiers-monde l’image d’un ensemble vague, mais présent. Après la croissance économique des NPI, ce fut au tour des pays émergents de prendre le même chemin, comme le Brésil, le Mexique, la Chine ou l’Inde. La théorie de Gerschenkron, late comers, pouvait expliquer ce phénomène. Un retard initial signifiait pour les pays une potentialité de modernisation accélérée dès lors qu’ils avaient accès à la frontière technique des pays leaders, l’apport des IDE et la diffusion du savoir grâce aux technologies de l’information participant à ce développement. La solidarité du Sud s’en trouvait affaiblie au

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