Industrie de défense

Les origines et la structure de l’industrie de défense chinoise

Les racines de l’industrie de défense chinoise  Après la victoire des communistes de Mao Tsé-toung sur les nationalistes de Chang Kaï-chek en octobre 1949, le nouveau régime a considéré comme prioritaire la constitution d’une industrie de défense. Bâti sur le modèle soviétique et très centralisé depuis le premier plan quinquennal, ce système jouait un rôle important en concentrant toutes les capacités de production d’une économie encore faible sur un objectif, le développement d’une industrie de défense, de ses capacités de recherche et de sa production. Les entreprises de défense détenues par l’État employaient de nombreux scientifiques et techniciens qualifiés, des équipements de haute technologie et des usines bien équipées. Mais en temps de paix, sans quotas de production, la productivité était faible et les besoins même minimums n’étaient pas couverts. Comme en URSS, la production de munitions était satisfaisante, mais l’industrie civile était sacrifiée. La Chine a consacré ses efforts

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Le poids du complexe militaro-industriel dans la société indienne

Diversification de la production L’idée reçue est que l’industrie de défense indienne n’est pas impliquée dans la production civile. De même, la conversion ou la diversification de l’industrie militaire dans une production civile a longtemps été perçue comme inutile dans des pays comme l’Inde ou le secteur des industries de défense est très fermé. Pendant la Guerre froide, la petite conversion tentée dans les pays occidentaux a rencontré de nombreux problèmes. Cela pouvait aller de problèmes techniques à détourner les usines militaires pour des productions civiles aux nombreux changements dans l’environnement politique et sécuritaire durant les années 1960 et 1970. Pour autant, il était assumé que le surplus de la capacité de production militaire pouvait rapidement et avec succès être converti pour satisfaire des besoins civils une fois le désarmement engagé. La seconde phase de conversion, démarrée par les principaux producteurs d’armements occidentaux, commença pendant et après la Guerre froide.

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L’échec d’une self-reliance et ses conséquences

L’échec d’une self-reliance Malgré les possibilités offertes par son industrie de défense, l’Inde a compris au début des années 2000 qu’une réforme était nécessaire pour passer de la production de munitions, de petits équipements et de systèmes d’armes sous licence à la capacité de concevoir et produire localement des systèmes d’armes sophistiquées, particulièrement à l’époque où les pays occidentaux produisent de plus en plus d’armes à la pointe de la technologie. Les DPSUs représentent à elles seules 65 % de la production du secteur, et elles sont incapables de répondre aux besoins des forces armées indiennes qui doivent importer une grande partie de leur équipement. En 2007, l’Inde était le 11ème importateur mondial d’équipements militaires, mais seulement le 41ème exportateur. Cela soulève de nombreuses questions quand à la capacité du secteur public de la défense de remplir ses obligations envers les trois armes. Au début de la décennie, le gouvernement

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La structure

La direction et la recherche La planification des projets de défense et l’application des directives gouvernementales reviennent au ministère de la Défense. Il est dirigé par le secrétaire d’Etat à la défense qui coordonne les activités des autres départements et les services des trois forces armées. Ce ministère est composé de quatre branches : – Le Département de la défense (Department of Defence, DoD)[1]Department of Defence, https://mod.gov.in/dod/, – Le Département de production de la défense (Department of Defence Production,DDP)[2]Department of Defence Production, https://ddpmod.gov.in/, – Le Département de recherche-développement de la défense (Defence Research & Development Organisation, DRDO)[3]Defence Research & Development Organisation, https://drdo.gov.in/, – Le Département en charge des retraites (Department of Ex-Servicemen Welfare & Finance Division)[4]Department of Ex-Servicemen Welfare & Finance Division, http://desw.gov.in/. Le DoD est responsable du budget de la défense, de l’élaboration des doctrines, des relations avec le parlement sur les questions relatives au secteur et de la

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Les origines et son organisation

L’histoire de l’industrie de défense indienne Cette industrie de défense s’est développée sur le sol indien durant la Seconde Guerre mondiale. Auparavant, les Britanniques étaient réticents à implanter des usines de production d’armements modernes dans le sous-continent, mais le besoin de soutenir l’effort de guerre en Asie et au Moyen-Orient leur imposa la création d’une véritable industrie de défense qui ne se limitait plus seulement à la production de munitions. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, cette industrie possédait 16 usines de production d’équipements (Ordnance Factories, OFs) ainsi qu’une usine aéronautique. Pendant les premières années de l’indépendance, aucune nouvelle usine ne fut construite, mais à partir de 1958 les OFs furent agrandies et le rythme s’accéléra après le conflit contre la Chine à la fin de l’année 1962. La voie indienne pour le développement de son industrie de défense est proche de la voie qu’elle employait pour développer

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Industrie de défense

Propre à chaque État qui en définit le cadre légal et son rôle, l’industrie de défense, par son insertion dans la globalisation économique, tend aujourd’hui à s’en détacher. Cependant, elle a pu avoir un rôle important dans la structuration de l’économie nationale, particulièrement dans les États où l’armée est prépondérante, l’exemple de PLA Inc. étant le plus manifeste. L’industrie de défense indienne Les origines et son organisation La structure L’échec d’une self-reliance et ses conséquences Le poids du complexe militaro-industriel dans la société indienne L’industrie de défense chinoise Les origines et la structure de l’industrie de défense chinoise Les réformes du secteur chinois Le poids de l’industrie chinoise au niveau national et international

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Revolution in military affairs

Le cas de l’Inde

Avant tout, moderniser l’industrie de défense indienne… Pour l’Inde, les conflits qui peuvent affecter sa sécurité et sa stabilité sont des conflits limités et des guerres de frontières contre ses adversaires traditionnels. Les causes sont multiples, disputes territoriales suite à des frontières non établies, des violences sectaires ou le fondamentalisme religieux par exemple. Des doctrines indiennes existent dans le cas d’une guerre conventionnelle, voire nucléaire, mais elles doivent être reformulées pour intégrer les dernières technologies de combat digitalisé et acquérir la flexibilité nécessaire pour accomplir d’autres missions. De plus, l’Inde fait face à de nombreux défis internes qui résident dans des lourdeurs administratives et des problèmes de corruption. Il y a une volonté indienne de procéder à une RMA mais il manque pour l’instant les réformes structurelles nécessaires et les progrès technologiques sont lents. L’interopérabilité n’est pas un problème rencontré seulement par l’armée indienne, mais par beaucoup d’autres dans les

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Le cas de la RPC

La modernisation de la doctrine chinoise La Chine utilise le terme de RMA bien que cela consiste, pour l’instant, à un vaste programme de modernisations, le plus ambitieux depuis les années 1960. Elle doit transformer une armée nombreuse bâtie sur les principes de Mao Tsé-toung, la « guerre du peuple » basée sur l’infanterie, en une armée plus réduite et équipée d’armements modernes. La doctrine actuelle de l’APL est de mener des combats limités à l’aide de technique de digitalisation et d’opérations conjointes. Elle est en phase d’acquisition d’armes de hautes technologies, de nouveaux systèmes de communication, d’avions de combat de quatrième génération, de munitions guidées de précision, de nouveaux sous-marins, d’avions ravitailleurs et de systèmes AWACS. Elle entraîne une force de réaction rapide d’une douzaine de divisions, mais aussi des forces spéciales. Elle développe son réseau C4ISR en mettant des satellites sur orbite tandis qu’elle étend son réseau intégré

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Définition

L’apport de la technologie  Durant la campagne d’Afghanistan, l’utilisation de forces spéciales pour désigner les objectifs pour les bombes à guidage laser a permis à la coalition d’obtenir un succès rapide. De plus, les États-Unis ont été capables de projeter une puissance importante sur de longues distances avec relativement peu d’hommes. Les opérations en Irak ont une nouvelle fois prouvé qu’un nombre réduit de troupes utilisant un armement moderne et un réseau C4I2SR[1]Computerized, Command, Control, Communications, Intelligence, Interoperability, Surveillance and Reconnaissance. étaient capable de conclure rapidement une campagne militaire avec précision. Dans le même temps, l’opération en Afghanistan est toujours en cours et celle en Irak s’est officiellement terminée le 31 août, mais même si les nouvelles technologies ont permis une victoire rapide, elles n’ont pas été capables d’assurer une paix durable. Néanmoins, ces deux guerres ont stimulé les commandements militaires à travers le monde pour réviser leur doctrine, leur organisation,

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Revolution in military affairs

Dans un contexte d’évolutions technologiques et pour que les deux pays puissent prétendre à posséder une armée moderne, les deux armées sont sur la voie d’une Revolution in military affairs. La RMA, où la théorisation de la guerre du futur est un concept qui comprend une modernisation des forces armées, associée à des évolutions technologiques et structurelles. Plusieurs événements militaires récents sont à l’origine du concept. Nous avons vu auparavant dans le cadre de la modernisation des industries de défense l’impact de la première guerre du Golfe sur les nations asiatiques. À l’aide de ses satellites, d’armes « intelligentes » et de systèmes avancés de communication, la coalition menée par les États-Unis avait écrasé l’armée irakienne alors considérée comme la quatrième du monde. Après l’opération de l’OTAN contre la Serbie en 1999, en Afghanistan en 2001 et la seconde guerre du Golfe en 2003, la nécessité de moderniser leurs armées

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