Les tensions sino-indiennes

Le problème de frontière selon le droit

Le cas sino-indien Ce différend sino-indien rappelle celui qui a opposé le Cambodge et la Thaïlande à propos de l’affaire du temple de Preah Vihear[1]Temple situé à la frontière du Cambodge et de la Thaïlande qui a changé plusieurs fois de nationalité. Le 15 juin 1962, la cour internationale de justice a attribué le temple au Cambodge.. Cependant, il se distingue sensiblement des autres conflits frontaliers, car les contestations territoriales ne se limitent pas, comme à l’ordinaire, à une région déterminée, mais affectent pratiquement toute l’étendue des frontières. D’est en ouest, les limites entre les deux pays partent du col de Karakoram, au nord-ouest du Cachemire, rejoignent le Népal et les royaumes du Sikkim et du Bhoutan pour se terminer dans la zone orientale de la NEFA à la jonction de la Birmanie, de l’Inde et de la Chine. S’étalant ainsi sur plus de 4000 km, la frontière traverse les

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Les tensions sino-indiennes

L’historique du tracé sino-indien

Secteur occidental de la frontière sino-indienne La fixation des frontières dans ce secteur concerne principalement les régions du Ladakh et de l’Aksaï Chin ou l’Inde affirme exercer sa compétence souveraine depuis longtemps. Jusqu’au 19ème siècle, les hautes terres désolées de l’Aksaï Chin étaient peu peuplées et rarement explorées, peu d’invasions ou de migrations étaient passées par les cols des montagnes de Karakoram. Traditionnellement, ces cols marquaient la frontière entre la Chine et le Tibet, mais aucune démarcation précise ne fut établie. La chronique des rois du Ladakh au 10ème siècle fait déjà état d’une frontière traditionnelle bien connue, de nombreux documents étayant cette prétention. L’Inde évoque notamment les cartes tirées d’oeuvres chinoises connues telles le Nei Fu Yu Tu (1760) ou le Hsin Chiang tu Chih (1911) indiquant clairement comme relevant de la compétence indienne la zone du plateau d’Aksaï Chin et les plaines de Lingzhi Tang. L’Inde souligne le

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Chronologie du Tibet entre Inde et Chine de 1950 à 1959

L’irruption du Tibet dans la relation sino-indienne Le retrait des Britanniques et l’émergence de nouveaux régimes en Inde et en Chine amenèrent un changement dans l’équilibre en Asie. La nouvelle République indienne ne fit guère attention aux problèmes frontaliers avec la Chine durant les deux premières années de son existence, car elle était occupée par le Pakistan et la question du Cachemire[1]En 1947, des troubles dans la population musulmane s’y manifestèrent et le maharajah requit l’aide de l’Inde. L’Inde envoya des troupes et le Pakistan fit de même, des combats … Continue reading. En 1950, l’attention de l’Inde se porta sur la Chine, deux événements importants allaient l’y pousser. Premièrement, le 7 octobre l’APL traversa la frontière sino-tibétaine et avança sur Chamdo, à environ 500 km à l’est de Lhassa, où les troupes tibétaines furent défaites. Le gouvernement indien protesta contre ce qu’il voyait comme une utilisation abusive et inutile de

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Les tensions sino-indiennes

Le Tibet entre Inde et Chine

  Figure 3.1[1]Sénat français, http://www.senat.fr/ga/ga77/ga774.gif Le Tibet jusqu’en 1950, entre Britanniques, Chinois et Russes. Le Tibet tient une place importante dans le contentieux entre les deux géants asiatiques. Du fait de sa localisation stratégique, coincé entre la Chine et l’Inde, mais aussi proche de l’Afghanistan et de l’influence russe, cette région fut un des centres d’attention de l’Asie pendant plusieurs siècles. Il fut sous domination mongole pendant le règne de la dynastie Ming (1368-1644) et les liens entre les guerriers mongols et les chefs spirituels tibétains étaient alors très importants. C’est un des conquérants mongols, Altan Khan (1507-1582), qui donna le titre de Dalaï-lama aux chefs de l’école bouddhiste des Gelupka en 1578. Lors de la chute de la dynastie Ming et l’avènement de la dynastie Qing (1644-1911), d’origine mandchoue, de nombreuses tribus mongoles ne reconnaissaient pas l’autorité impériale et se révoltèrent, en particulier au Tibet en 1717. En 1720,

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Les tensions sino-indiennes

Les tensions sino-indiennes et l’affrontement de 1962

Les contacts entre les deux civilisations remontent à l’antiquité ou il y avait de nombreux échanges commerciaux entre le sous-continent indien et la Chine. Les marchands indiens et chinois voyageaient entre ces deux contrées et la Route de la Soie assurait au nord de l’Inde une certaine prospérité économique grâce à l’exportation d’épices et de pierres précieuses jusqu’en Syrie. Avant 1962, l’Inde et la Chine se sont rarement affrontées, la seule mention historique d’un conflit opposant Chinois et Indiens se trouve dans la campagne que menait le général Ban Chao en 91 apr. J.-C., de la dynastie Han, pour contrer l’invasion de territoires chinois par le royaume Kouchan qui dominait alors le nord du sous-continent, mais aussi les territoires actuels du Pakistan et de l’Afghanistan. Durant l’époque médiévale et l’Époque moderne, les problèmes de politique intérieure ont mobilisé l’énergie de leurs gouvernants, ensuite vint l’occupation de l’Inde par les Britanniques

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Industrie de défense

Le poids de l’industrie chinoise au niveau national et international

Depuis la fin des années 1970, de profondes modifications touchent ce secteur, la priorité n’étant plus donnée aux applications militaires, mais aux applications civiles. Quasiment inexistantes jusqu’en 1978, ces dernières représentaient vingt ans plus tard environ 75 % de la production du complexe militaro-industriel. Au début des années 1980, la Chine a connu une croissance soutenue de sa production de biens de consommation courante et beaucoup d’entreprises militaires se lancèrent dans la fabrication de motocyclettes, de machines à laver, de pièces détachées ou de réfrigérateurs. Peu familières aux lois du marché, cela s’est traduit par une surproduction de biens de qualité variable. Les jungong qiye Concernant l’industrie nucléaire, la part des produits à usage civil est passée de 4,9% de la production en 1980 à plus de 80% en 1998. La Chine connaît une forte croissance dans la construction de centrale, en grande partie grâce à la conversion de l’industrie

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Industrie de défense

Les réformes du secteur chinois

La diversification L’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978 après la disparition de Mao Tsé-toung deux ans plus tôt est marquée par le début des réformes économiques et de l’économie socialiste de marché. Les sites militaro-industriels étaient encouragés à explorer les possibilités de produire dans leurs usines des biens à destination du secteur civil. Dès lors, l’armée et l’industrie de défense ont développé leurs activités économiques « civiles », disposant de terrains, de main-d’œuvre et de privilèges. De cette volonté naquit une dualité dans le secteur des industries de défense, d’un côté les entreprises publiques dirigées par des civils et subordonnées au gouvernement et de l’autre les entreprises détenues et dirigées par les militaires subordonnées à la Commission militaire centrale. Aujourd’hui, ce secteur est en pleine réforme, mais cette dualité est encore présente, entre les jungong qiye et les entreprises issues des rangs de l’APL. Cette conversion s’est donc

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Industrie de défense

Les origines et la structure de l’industrie de défense chinoise

Les racines de l’industrie de défense chinoise  Après la victoire des communistes de Mao Tsé-toung sur les nationalistes de Chang Kaï-chek en octobre 1949, le nouveau régime a considéré comme prioritaire la constitution d’une industrie de défense. Bâti sur le modèle soviétique et très centralisé depuis le premier plan quinquennal, ce système jouait un rôle important en concentrant toutes les capacités de production d’une économie encore faible sur un objectif, le développement d’une industrie de défense, de ses capacités de recherche et de sa production. Les entreprises de défense détenues par l’État employaient de nombreux scientifiques et techniciens qualifiés, des équipements de haute technologie et des usines bien équipées. Mais en temps de paix, sans quotas de production, la productivité était faible et les besoins même minimums n’étaient pas couverts. Comme en URSS, la production de munitions était satisfaisante, mais l’industrie civile était sacrifiée. La Chine a consacré ses efforts

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Industrie de défense

Le poids du complexe militaro-industriel dans la société indienne

Diversification de la production L’idée reçue est que l’industrie de défense indienne n’est pas impliquée dans la production civile. De même, la conversion ou la diversification de l’industrie militaire dans une production civile a longtemps été perçue comme inutile dans des pays comme l’Inde ou le secteur des industries de défense est très fermé. Pendant la Guerre froide, la petite conversion tentée dans les pays occidentaux a rencontré de nombreux problèmes. Cela pouvait aller de problèmes techniques à détourner les usines militaires pour des productions civiles aux nombreux changements dans l’environnement politique et sécuritaire durant les années 1960 et 1970. Pour autant, il était assumé que le surplus de la capacité de production militaire pouvait rapidement et avec succès être converti pour satisfaire des besoins civils une fois le désarmement engagé. La seconde phase de conversion, démarrée par les principaux producteurs d’armements occidentaux, commença pendant et après la Guerre froide.

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Industrie de défense

L’échec d’une self-reliance et ses conséquences

L’échec d’une self-reliance Malgré les possibilités offertes par son industrie de défense, l’Inde a compris au début des années 2000 qu’une réforme était nécessaire pour passer de la production de munitions, de petits équipements et de systèmes d’armes sous licence à la capacité de concevoir et produire localement des systèmes d’armes sophistiquées, particulièrement à l’époque où les pays occidentaux produisent de plus en plus d’armes à la pointe de la technologie. Les DPSUs représentent à elles seules 65 % de la production du secteur, et elles sont incapables de répondre aux besoins des forces armées indiennes qui doivent importer une grande partie de leur équipement. En 2007, l’Inde était le 11ème importateur mondial d’équipements militaires, mais seulement le 41ème exportateur. Cela soulève de nombreuses questions quand à la capacité du secteur public de la défense de remplir ses obligations envers les trois armes. Au début de la décennie, le gouvernement

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