Espace et balistique

La coopération spatiale franco-indienne, l’autre facette du partenariat

En mars 2018, l’Inde et la France avaient conclu un accord afin de renforcer leur coopération dans le domaine de l’exploration spatiale[1]India-France Joint Vision for Space Cooperation : https://mea.gov.in/bilateral-documents.htm?dtl/29597/IndiaFrance+Joint+Vision+for+Space+Cooperation+New+Delhi+10+March+2018. À cette occasion, Delhi et Paris ont pu échanger et présenter leur vision commune de l’espace et de toutes les questions s’y rattachant, y compris sécuritaires. Début octobre, la France a confirmé sa participation à la mission indienne qui doit étudier Venus[2]ISRO to carry first-ever French payload abroad Venus mission scheduled for 2025 : https://www.businessinsider.in/science/space/news/isro-to-launch-venus-mission-in-2025/articleshow/78420140.cms. Cette planète avait déjà été mentionnée comme un possible domaine de coopération, mais ce n’est pas le seul. L’ISRO et le CNES prévoient de coopérer dans le développement de rovers pour l’exploration de la Lune, Mars et d’autres planètes ainsi que de technologies de modélisation informatique pour préparer ces missions. La coopération scientifique franco-indienne C’est la première fois que la France va intégrer des instruments scientifiques

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Inde et Chine en Asie du Sud-Est

La Quadrilateral Initiative à la croisée des chemins

Auparavant, réunis en marge de la grande messe de l’Assemblée générale des Nations unies, les pays affiliés au QUAD ont répondu, au niveau ministériel, à l’invitation du ministre japonais des Affaires étrangères. Ainsi, ils se sont pour la première fois retrouvés le 6 octobre pour un sommet uniquement dédié aux affaires du QUAD. Pour marquer la naissance d’une coopération qui doit s’établir dans le long terme, il était même envisagé que ce sommet soit institutionnalisé, il n’en sera rien… Malgré son impact sur les affaires mondiales, le Covid-19 a été relégué au second plan (même si Mike Pompeo en a profité pour dénoncer une opération de dissimulation menée par Pékin afin de cacher la propagation du virus[1]Pompeo slams China’s ‘corruption, coercion’ at Tokyo talks,https://www.intellasia.net/pompeo-slams-chinas-corruption-coercion-at-tokyo-talks-819163), le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo préférant appeler à la mobilisation des démocraties contre « l’exploitation, la corruption et la coercition du Parti Communiste Chinois »[2]Mike

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Relations bilatérales

Siegfried et le Dragon, la situation sur la frontière sino-indienne

Le 21 septembre, une rencontre bilatérale près de Chushul avait débouché sur l’engagement des deux parties à ne plus envoyer de troupes à proximité de la frontière disputée. Il s’agissait avant toute chose de stabiliser la situation pour envisager un retour au statu quo qui prévalait avant le printemps. Néanmoins, le sentiment de la partie indienne est que les négociateurs chinois ne cessent de poser de nouvelles conditions dès que les précédentes sont, éventuellement, remplies. Et les évènements survenus de la nuit du 29 au 30 aout avec l’occupation par l’armée indienne des hauteurs de la rive sud du lac Pangong Tso sont un exemple concret des blocages rencontrés par les deux parties au sujet de la Line of Actual Control. Après l’installation de troupes de l’APL au nord du lac, l’occupation des hauteurs par l’armée indienne était une action préventive afin d’éviter que l’APL n’occupe également la rive sud,

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États membres et Asie

L’Indo-Pacifique, deuxième acte de l’Asienkonzept pour Berlin

Tandis qu’elle occupe la présidence du Conseil de l’Union européenne, l’Allemagne expose de nouveau une politique asiatique ambitieuse en épousant le concept d’Indo-Pacifique. Le 22 septembre 1993, le gouvernement fédéral allemand avait présenté son approche de la région asiatique et les bénéfices que le pays pourrait retirer d’un renforcement des relations entre l’Allemagne et la région asiatique. Avant tout, cette politique visait à l’accroissement du commerce bilatéral et des débouchés pour l’industrie allemande, mais aussi au renforcement de la coopération internationale et le développement d’une relation politique. Les grandes lignes de cet AsienKonzept se retrouveront dans l’esprit de la « Nouvelle stratégie asiatique » que le Conseil européen adoptera en juillet 1994, alors que l’Allemagne assurait, là encore, la Présidence du Conseil. Dans son document paru en septembre 2020, “Germany-Europe-Asia : Shaping the 21st century together – Policy guidelines for the Indo-Pacific”, le ministère fédéral liste les principes et intérêts que l’Allemagne doit

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Forces armées asiatiques

Vers une privatisation des Ordnance Factory indiennes ?

En février 2019, l’explosion d’une munition destinée à un canon antiaérien avait blessé 5 militaires, dont un, grièvement. Auparavant importées de Suède, ces munitions étaient désormais produites par l’industrie de défense indienne, mais ni la qualité, ni la sécurité, n’étaient pas encore optimales. Plutôt que remettre en question la chaine de production des OFs et le contrôle qualité, ce seront les militaires qui, accusés de mauvaise manipulation, seront désignés comme les responsables de l’accident. Le problème est que désormais, les servants des batteries antiaériennes se méfient de ces munitions et sont extrêmement prudents, donc plus lents, ce qui dans la défense antiaérienne est un sérieux désavantage. Dès le début des années 2000, plusieurs commissions avaient suggéré un changement dans l’organisation des OFs. Ainsi, en 2000, le rapport T.K.A Nair proposait la conversion de l’Ordnance Factory Board en Ordnance Factory Corporation Limited. En 2004, le Dr Vijay Kelkar pointait le fait

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États membres et Asie

L’émergence du minilatéralisme militaire, l’exemple de la France

      Afin de défendre ce qu’ils considèrent comme leurs intérêts stratégiques, et en prenant l’exemple du domaine économique, les États se réunissent également sous la forme de sommets avec peu de participants pour évoquer des questions spécifiques, c’est le cas de la France, de l’Inde et de l’Australie. En effet, le 9 septembre s’est tenu, par visioconférence, le premier sommet Australie-France-Inde entre des représentants des ministères des Affaires étrangères des trois pays. Il s’agit avant tout de renforcer leur coopération dans la région Indo-Pacifique et de mettre en place une consultation régulière sur certains sujets, en particulier dans le domaine maritime. À l’origine de ce sommet, l’initiative de trois Think tanks, la Carnegie India, le National Security College of the Australian National University et la Fondation pour la recherche stratégique qui, en mai 2018, ont mis en avant les convergences de vues de Paris, Delhi et Canberra dans

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Services de renseignement

La nébuleuse chinoise du renseignement

Dans le contexte des tensions sino-indiennes, l’ORF dresse un tableau succinct des activités que mène la République populaire de Chine dans le domaine du renseignement, et spécifiquement sur le territoire indien. Gonganbu et Guoanbu ne sont pas les seuls organes qui permettent à la RPC de surveiller son territoire, l’État central a mis en place au cours des dernières décennies une nébuleuse volontairement difficile à identifier et quantifier. Après les réformes du service extérieur menées par Xu Yongyue dans les années 1990 puis la multiplication des institutions chargées de collecter l’information (know how pour l’espionnage industriel dès 1984, l’Institut des relations internationales pour la formation des attachés militaires, etc..) et la montée en puissance du renseignement militaire des bureaux de l’APL, la Chine est devenue un acteur majeur dans l’espionnage. Ainsi, l’ORF évoque la théorie des « mille grains de sable », la collecte d’informations par des civils travaillant dans le monde : entrepreneurs,

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Relations bilatérales

Tensions au Ladakh, le face-à-face s’inscrit dans la durée

Le lac Pangong Tso qui fut le témoin de manœuvres dans la nuit du 29 au 30 août a vu les tensions s’accroître sur ses rives. Dans la nuit du 7 au 8 septembre, des tirs de sommation ont retenti, l’APL accuse l’Indian Army et inversement. Pour le Colonel Zhang Shulli de l’APL, ce sont les Indiens qui ont tiré en l’air à l’approche d’une patrouille chinoise qui venait parlementer alors que pour la partie indienne, ce sont les forces de l’APL qui, se rapprochant des positions du 30 août, ont tiré en l’air. Cependant, savoir qui est responsable des coups de feu ne compte pas autant que l’occupation par l’armée indienne de positions stratégiques afin de limiter, puis interdire, les incursions chinoises au-delà de « sa vision » de la Line of Actual Control. D’où les frictions de plus en plus fréquentes depuis le printemps. Tenir le sud du lac et

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Forces armées asiatiques

Indra Navy 2020, un message pour la Chine ?

Dans le contexte des tensions sino-indiennes, la diplomatie indienne s’active en Russie, profitant du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai pour discuter avec tous les membres. Une rencontre entre le ministre des affaires étrangères indien et le ministre chinois de la Défense y est même prévue. Parallèlement, un exercice naval bilatéral s’est déroulé le 4 et le 5 septembre au large des îles Andaman et Nicobar, point d’accès au détroit de Malacca. Mené par les marines indienne et russe, l’exercice Indra Navy a lieu depuis 2003, mais celui-ci se déroule dans un climat particulier. En plus des tensions au Ladakh, l’Inde a également mené un exercice avec l’US Navy en juillet. Elle navigue ainsi entre les États-Unis et la Russie, cette dernière alliée de circonstance avec Pékin. Cependant, les liens entre la Russie et l’Inde restent forts. Après les difficultés rencontrées dans les années 1990, l’esprit du traité de

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Services de renseignement

La valse autour de la Line of Actual Control se poursuit

Dans la nuit du 29 au 30 août, des troupes indiennes ont pris position sur la rive sud du lac Pangong Tso au Ladakh afin d’empêcher son occupation par l’APL. Selon l’armée indienne, il s’agit d’une action préventive pour éviter que les incidents du mois de mai se reproduisent. La zone reste disputée, la perception et l’interprétation du tracé de la LAC n’étant pas la même de part et d’autre, ce qui pousse les deux parties à tenter d’occuper les hauteurs, puis les berges. Ainsi, les campements provisoires se multiplient, avec parfois des face-à-face tendus. Cependant, dans ce cas, des éléments des Special Frontier Force ont participé à l’opération. Les SFF ne dépendent pas du commandement militaire, mais du Research & Analysis Wing (RAW), le service de renseignement extérieur indien. Malgré des pourparlers, dont la dernière session s’est tenu sur cette rive sud du lac Pangong Tso, le tracé de

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