Forces armées asiatiques

Myanmar : La relation ambiguë entre les militaires et les civils au cœur de l’élection

Récemment, et sans ironie, le chef de l’armée birmane (Tatmadaw) avait déclaré qu’il était trop risqué pour le pays que les décisions soient prises par une seule personne, en l’occurrence, l’ancienne prisonnière politique Aung San Suu Kyi dont le parti (National League for Democracy) avait largement remporté les élections en 2016. Malgré des réformes politiques entreprises à partir de 2010, l’influence des militaires n’a pas disparu. Elle se manifeste au sein du National Defence and Security Council (NDSC) qui a la primauté sur les questions de sécurité et où les militaires sont majoritaires (6 sur 11). Cependant, depuis 2016 et l’arrivée au pouvoir de la NLD, ce conseil n’a pas été réuni par le pouvoir civil, d’où la remarque du chef de l’armée. Malgré la crise du Covid-19, alors que le parti politique soutenu par les militaires, l’Union Solidarity and Development Party (USDP), appelait à une réunion du NSDC, le

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Forces armées asiatiques

Une participation australienne à l’exercice Malabar en 2021 ?

Malgré le rapprochement diplomatique entre l’Inde et l’Australie, une participation de Canberra à un exercice militaire (à l’origine entre l’Inde et les États-Unis) serait un symbole fort des alliances qui se dessinent en Indo-pacifique. Déjà partenaire au sein du Quad, la dernière participation australienne remonte à 2007, l’Inde ayant été depuis réticente à une nouvelle invitation. En effet, la Chine voit dans le Quad une alliance dirigée contre elle et les hésitations des participants à la première version de l’initiative (États-Unis, Japon, Inde, Australie) en 2007 condamnèrent son développement. Cependant, la version 2.0, lancée en 2017, élargit le dialogue sécuritaire au domaine diplomatique. Parallèlement, la crise du Covid-19, officialise la diplomatie par visioconférence, ce qui a permis d’inviter à une rencontre virtuelle le Vietnam, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud. Aussi, quels peuvent être la place et l’influence de l’exercice Malabar qui doit se tenir en 2021 dans la région

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Forces armées asiatiques

Un armement accéléré des destroyers au sein de la PLA-N

Des destroyers modernes, mais pourquoi faire ? Voilà le point de vue de l’article du Diplomat. En effet, si la PLA-N dispose de 20 destroyers de typer AEGIS au sein ses effectifs, plusieurs sont en construction dans les chantiers de Dalian et Jiangnan. En tenant compte du lancement, des essais en mer et la formation de l’équipage, la PLA-N pourrait ainsi disposer de 19 navires supplémentaires d’ici 2025. Mais dans quel cadre seront employés ces destroyers répartis dans les flottilles ? Quid de la différence de déplacement entre le type 055 (13000 tonnes), le type 052c (7000 tonnes) et le 052D (4000 tonnes) ? Plus de détails sur : The Chinese Navy’s Destroyer Fleet Will Double by 2025. Then What?

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Espace et balistique

L’impact économique et militaire de la constellation Beidou

Être capable de proposer une alternative aux GPS offre à la Chine des perspectives intéressantes pour se positionner comme un acteur majeur des technologies globales. Réputé comme plus précis que le GPS, le Beidou peut également être un support de communication pour l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine. Cependant, son accès serait conditionné à l’alignement sur la politique étrangère de Pékin. Plus de détails sur : https://thediplomat.com/2020/07/the-economic-and-military-impact-of-chinas-beidou-navigation-system/

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Sécurité en Asie

La RPC modifie le tracé qu’elle avait validé il y a 60 ans…

Lors des négociations sur les frontières engagées avant le conflit frontalier de 1962, le gouvernement chinois avait placé la vallée de Galwan en territoire indien. Même en prenant en compte la LAC défini après le conflit, les affrontements du 15 juin se sont bien déroulés en territoire indien. Plus de détails à l’aide des coordonnées et cartes satellites sur : https://www.orfonline.org/research/evolving-landscape-of-sino-indian-ties-68542/

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Espace et balistique

Lancement du dernier satellite de Beidou

Le 23 juin, la Chine a procédé au lancement du dernier de ses 35 satellites pour la constellation Beidou qui doit supprimer la dépendance de Pékin au GPS américain. La Chine est le premier pays asiatique à avoir mis un homme en orbite, mais c’est à l’Inde que revient le privilège d’avoir été la première à envoyer avec succès une mission sur Mars. Alors que la compétition spatiale entre les États-Unis et la Russie avait marqué la guerre froide, on assiste au développement de plusieurs programmes spatiaux en Asie dont les programmes chinois, indien et japonais sont les plus avancés et à une nouvelle forme de compétition. Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/research/from-earth-to-space-68717/

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Tensions sino-indiennes

Après Galwan, l’Inde doit renforcer son emprise maritime régionale

En décembre 2019, l’Inde a décidé d’étendre la zone de l’IOR (Indian Ocean Region) pour inclure les iles des Comores, de la Réunion et de Madagascar en plus des Seychelles, du Sri Lanka, de Maurice et des Maldives. L’IOR est pour Delhi une zone de sécurité dans laquelle elle doit pouvoir surveiller tout trafic. Cependant, si elle défend la liberté de navigation en mer de Chine, au grand dam de la Chine, le développement de points d’appui dans l’IOR pour la marine de l’APL peut représenter une menace directe pour sa zone économique exclusive. Quels sont les moyens que l’Inde peut mettre en œuvre pour limiter l’influence de Pékin dans l’IOR ? Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/delhi-needs-to-work-with-its-indian-ocean-neighbours-to-deny-strategic-foothold-to-china-68633/

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Forces armées asiatiques

La place des iles Andaman et Nicobar dans l’économie et la sécurité du sous-continent

Depuis la création en 2017 d’un office gouvernementale chargée de favoriser le développement économique de l’archipel, une quinzaine d’iles ont bénéficié du programme. Cependant, la position stratégique des iles, aux portes de l’Asie du Sud est et sur des routes commerciales de première importance, offre à l’Inde la possibilité de contrôler une vaste zone. Elle dispose déjà de nombreuses infrastructures militaires regroupées sous l’autorité du Tri-Services Andaman and Nicobar Command (ANC) et peut devenir, avec les investissements nécessaires, un élément clé de la politique indienne dans l’Indian Ocean Region. Plus de détails sur : https://idsa.in/policybrief/strategic-potential-andaman-nicobar-sujanchinoy-260620

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Tensions sino-indiennes

Galwan et le futur de la relation sino-indienne

Alors que pendant 45 ans, aucun mort n’avait été à déplorer sur la LAC, 19 soldats indiens et leur commandant sont morts dans un affrontement avec l’APL dans la nuit du 15 au 16 juin. Si le bilan est inconnu du côté chinois, les blessures reçues par les soldats indiens montrent la violence de l’affrontement. Après l’incident de Doklam en 2017, les deux parties avaient cherché à apaiser la situation par des Confidence Building Measures comme lors du sommet de Wuhan en 2018. Ce qui s’est passé à Galwan est justement l’inverse de Doklam, cette fois, ce sont les Chinois qui ont voulu empêcher les Indiens de poursuivre la construction d’une route. Est-ce que cette route est une menace pour l’Aksaï Chin occupé par la Chine depuis 1962 ? Est-ce que la Chine envoie un message à l’Inde et est-ce « simplement » un accident ? Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/research/the-galwan-valley-india-china-skirmish-is-a-gamechanger-for-new-delhi-68060/ https://www.orfonline.org/research/china-kills-20-indian-soldiers-67998/

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Industrie de défense asiatique

Une augmentation sous contrainte des FDI dans l’industrie de défense indienne

En lien avec le projet de réforme de l’industrie de défense indienne, la question des investissements étrangers et des partenariats formés avec des entreprises étrangères. En prenant l’exemple du programme 75I qui doit permettre de produire localement 6 sous-marins diesels-électriques, l’article soulève la dichotomie entre les FDI autorisés à hauteur de 74% mais toujours plafonnés à 49% dans les secteurs stratégiques. La synergie entre les compagnies indiennes comme Mazagon Dock Limited ou L&T [1]https://www.lntshipbuilding.com/et les entreprises étrangères sélectionnées qui formeraient des joint-ventures pourrait ne pas suffire aux succès des programmes, et ce malgré les transferts de technologie. En effet, en cas de joint-ventures réussies, elles ne seraient pas nécessairement éligibles à des commandes de l’État indien du fait des restrictions imposées par la loi. Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/indias-strategic-partnership-policy-is-counter-productive-in-its-current-form-67511/ Références[+] Références ↑1 https://www.lntshipbuilding.com/

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