La nébuleuse chinoise du renseignement

Dans le contexte des tensions sino-indiennes, l’ORF dresse un tableau succinct des activités que mène la République populaire de Chine dans le domaine du renseignement, et spécifiquement sur le territoire indien. Gonganbu et Guoanbu ne sont pas les seuls organes qui permettent à la RPC de surveiller son territoire, l’État central a mis en place au cours des dernières décennies une nébuleuse volontairement difficile à identifier et quantifier.

Après les réformes du service extérieur menées par Xu Yongyue dans les années 1990 puis la multiplication des institutions chargées de collecter l’information (know how pour l’espionnage industriel dès 1984, l’Institut des relations internationales pour la formation des attachés militaires, etc..) et la montée en puissance du renseignement militaire des bureaux de l’APL, la Chine est devenue un acteur majeur dans l’espionnage.

Ainsi, l’ORF évoque la théorie des « mille grains de sable », la collecte d’informations par des civils travaillant dans le monde : entrepreneurs, étudiants ou académiciens. Leurs activités complètent celles menées par le Ministère de la Sécurité de l’État, le Ministère de la Sécurité publique, le General Staff Department, sans oublier l’agence de presse Xinhua.

Sur le territoire indien, la Chine s’intéresserait particulièrement aux activités nucléaires, aux programmes d’armement et aux programmes balistiques et spatiaux. Elle déploie également des navires de surveillance au large des îles Andaman et Nicobar et récemment, l’Inde a subi de nombreuses cyberattaques dont le tiers seraient menées à partir du territoire chinois. La décision prise par le gouvernement indien de suspendre 42 applications mobiles chinoises n’y est pas étrangère. Pour sa part, nous avons vu la présence des paramilitaires du Research & Analysis Wing indien sur la frontière sino-indienne.

Plus de détails sur (en anglais) :

The Distinctive Case of Chinese Intelligence Services

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