Forces armées asiatiques

Myanmar : La relation ambiguë entre les militaires et les civils au cœur de l’élection

Récemment, et sans ironie, le chef de l’armée birmane (Tatmadaw) avait déclaré qu’il était trop risqué pour le pays que les décisions soient prises par une seule personne, en l’occurrence, l’ancienne prisonnière politique Aung San Suu Kyi dont le parti (National League for Democracy) avait largement remporté les élections en 2016. Malgré des réformes politiques entreprises à partir de 2010, l’influence des militaires n’a pas disparu. Elle se manifeste au sein du National Defence and Security Council (NDSC) qui a la primauté sur les questions de sécurité et où les militaires sont majoritaires (6 sur 11). Cependant, depuis 2016 et l’arrivée au pouvoir de la NLD, ce conseil n’a pas été réuni par le pouvoir civil, d’où la remarque du chef de l’armée. Malgré la crise du Covid-19, alors que le parti politique soutenu par les militaires, l’Union Solidarity and Development Party (USDP), appelait à une réunion du NSDC, le

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L’Europe et l’Asie aujourd’hui

15éme anniversaire de l’accord de paix d’Helsinki pour Aceh

Mettant fin à trente années de conflit, l’accord signé le 15 août 2005 mit en lumière la coopération entre l’UE et l’ASEAN ainsi que la capacité des Européens à se mobiliser pour participer à la reconstruction d’une région marquée par la guerre et le tsunami de décembre 2004. L’Indonésie post-suharto tenta de lancer un processus de pacification de la province en août 1998 avec le retrait des troupes indonésiennes et la fin des opérations militaires malgré des incidents pendant les cérémonies. Le Président Wuhid en profitera pour écarter le ministre de la Défense Wiranto et ordonna la mise en place d’une commission d’enquête sur les abus commis par les forces indonésiennes durant la crise et entama des négociations difficiles avec le GAM, marquées par des avancées puis des ruptures. Le succès de ces négociations sera facilité par la tragédie du tsunami de décembre 2004 qui ravagera la province et focalisera

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Forces armées asiatiques

Une participation australienne à l’exercice Malabar en 2021 ?

Malgré le rapprochement diplomatique entre l’Inde et l’Australie, une participation de Canberra à un exercice militaire (à l’origine entre l’Inde et les États-Unis) serait un symbole fort des alliances qui se dessinent en Indo-pacifique. Déjà partenaire au sein du Quad, la dernière participation australienne remonte à 2007, l’Inde ayant été depuis réticente à une nouvelle invitation. En effet, la Chine voit dans le Quad une alliance dirigée contre elle et les hésitations des participants à la première version de l’initiative (États-Unis, Japon, Inde, Australie) en 2007 condamnèrent son développement. Cependant, la version 2.0, lancée en 2017, élargit le dialogue sécuritaire au domaine diplomatique. Parallèlement, la crise du Covid-19, officialise la diplomatie par visioconférence, ce qui a permis d’inviter à une rencontre virtuelle le Vietnam, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud. Aussi, quels peuvent être la place et l’influence de l’exercice Malabar qui doit se tenir en 2021 dans la région

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Inde et Chine en Asie du Sud

Les liaisons maritimes entre l’Inde et le Bangladesh au service des territoires indiens du Nord-est

Mi-juillet, un premier navire indien chargé de containers a quitté le port d’Haldia au Bengale pour le port bangladeshi de Chittagong. En 2018, un accord entre Delhi et Dacca a offert la possibilité à l’Inde d’utiliser les ports de Chittagong et Mongla pour transporter des marchandises à destination des territoires de Tripura, Meghalaya et l’Assam, difficilement accessibles par la route depuis le reste du territoire indien. Pour le Bangladesh, c’est une source de revenus par l’intermédiaire des taxes prélevées dans les ports, mais pour l’Inde, l’ouverture d’une nouvelle route de ravitaillement permettra de faciliter le développement des territoires du Nord-est et désengorger les routes du Chicken Neck. Plus de détails sur : Bangladesh: New boost to maritime connectivity with India

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Dans les organisations

Un BIMSTEC à la relance ?

En juin 1997, quatre pays (Inde, Bangladesh, Sri Lanka, Thaïlande) s’engageaient dans une collaboration régionale afin de dynamiser leurs échanges, économiques et sociaux. Celle-ci, le BIST-EC, formait ainsi un pont entre l’Asie du Sud et l’Asie du Sud Est à une époque ou la SAARC était bloquée par l’antagonisme entre l’Inde et le Pakistan et où l’Asie prenait de plus en plus d’importance dans le commerce international. Le Myanmar, le Népal et le Bhoutan rejoindront cette coopération pour donner naissance au BIMSTEC, Bay of Bengal Initiative for Multi-Sectoral Technical and Economic Cooperation. Malgré quelques avancées dans la coopération portuaire, le manque d’implication de ses membres et le manque d’ambition dans les projets à mener marginalisent l’impact réel du BIMSTEC dans le commerce intrarégional qui peine à se développer. En 2016, il ne représentait que 6% de leurs échanges alors que la région est en pleine croissance économique, les États membres

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Inde et Chine en Asie du Sud

Les relations entre l’Inde et le Bangladesh à la « veille » des 50 ans de l’établissement des relations diplomatiques

Marquées par deux défis, le partage des eaux et l’arrivée de la Chine, les relations entre les deux voisins n’en sont pas moins généralement cordiales. Malgré les contentieux commerciaux, l’Inde a unilatéralement accordé aux produits bangladeshis un accès libre au marché indien ce qui a permis à Dacca de voir ses exportations vers l’Inde augmenter de 43% en 2019. Le Bangladesh est maintenant le plus important partenaire commercial pour l’Inde en Asie du Sud. Les contentieux territoriaux sont en passe d’être réglés, l’Inde ayant accepté de se plier à la décision rendue en 2014 par le tribunal d’arbitrage des Nations Unies, un cas à part dans une région asiatique où les nations ne respectent pas toujours le droit international. En 2015, l’échange des enclaves fut une étape majeure dans la relation bilatérale. L’Inde et le Bangladesh restent donc proches, mais pour Delhi, il n’y a pas d’autres alternatives, car c’est

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La politique de sécurité et de défense commune

La sécurité du flanc sud de l’Europe ou la stratégie du mille-feuille

Sven Biscop retrace dans cet article les difficultés que rencontrent les Européens pour assurer leur sécurité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. En 2016, parmi les objectifs définis dans sa Global Strategy, l’UE n’avait pu que souhaiter que ces pays puissent disposer d’un appareil étatique stable et d’un développement économique favorisant son développement sur le long terme. Dans une région en paix, cela pourrait suffire pour assurer sa sécurité, mais une partie de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient est en guerre. Dans ces régions se retrouvent donc imbriquées des opérations de l’UE et de l’OTAN. En Afrique, les Européens se concentrent sur le Sahel avec Barkhane tandis que l’UE y déploie des missions entrainement des forces de sécurité, des missions civiles et l’ONU, pour sa part, dispose de 15000 Casques bleus au sein de l’opération Minusma. Mais l’UE n’a pas de stratégie coordonnée pour la Libye, les États

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Inde et Chine en Afrique

L’Afrique pour remédier à la crise des investissements sino-européens ?

Le think tank China Institutes of Contemporary International Relations revient sur les changements récents que connait la relation entre l’UE et la RPC à l’occasion du 45ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques. Relation marquée par l’économie, elle le fut aussi ces dernières années par une hausse importance des investissements chinois sur le continent européen. Mais devant les craintes exprimées par des ministres et hauts responsables européens sur les risques encourus pour la souveraineté industrielle dans les hautes technologies, la tendance s’est inversée ces dernières années et s’est même accélérée en 2019 (-33%). Alors que les FDI chinois en Europe ne représentaient que 840 millions de dollars en 2008, ils avaient atteint le montant record de 42 milliards de dollars en 2016, 18 en 2018 pour tomber à 12 milliards en 2019. En cause, un nouveau système européen pour évaluer les FDI étrangers, mais aussi le marché chinois qui reste

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La politique étrangère et de sécurité commune

L’UE participe activement à l’aide humanitaire apporté aux pays touchés par le coronavirus

En complément de ceux mis en place par l’ONU et le Programme alimentaire mondial, l’UE a organisé 45 ponts aériens afin de fournir de l’aide médicale aux pays dont le système de santé ne permet pas une lutte efficace contre la pandémie. L’UE propose aux États membres et aux acteurs humanitaires une aide logistique qui complète leur capacité, mais qui permet aussi de desservir des destinations où les vols de frets, et encore plus de passagers, sont devenus rares. Afghanistan, Soudan du Sud, Yémen, RCA et RDC font partie des pays bénéficiaires de ce soutien européen. Plus de détails sur : Riposte mondiale au coronavirus: l’UE met en place 45 ponts aériens humanitaires pour fournir plus de 1 000 tonnes d’aide médicale

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La politique de sécurité et de défense commune

Après des cyberattaques, l’UE impose ses premières sanctions

Dans le cadre de l’intensification de la lutte contre la cybercriminalité, le Conseil a décidé de sanctionner six personnes et trois entités responsables de diverses cyberattaques, dont celles contre l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et Wannacry. À cette occasion, l’UE rappelle son attachement à un cyberespace sûr et pacifique et la nécessité de promouvoir un panel de règles internationales en ce sens. Plus de détails sur : L’UE impose les toutes premières sanctions à la suite de cyberattaques Décision du conseil avec en annexe les personnes et entités visées Positions des institutions européennes sur la question

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