Tensions sino-indiennes

Après Galwan, l’Inde doit renforcer son emprise maritime régionale

En décembre 2019, l’Inde a décidé d’étendre la zone de l’IOR (Indian Ocean Region) pour inclure les iles des Comores, de la Réunion et de Madagascar en plus des Seychelles, du Sri Lanka, de Maurice et des Maldives. L’IOR est pour Delhi une zone de sécurité dans laquelle elle doit pouvoir surveiller tout trafic. Cependant, si elle défend la liberté de navigation en mer de Chine, au grand dam de la Chine, le développement de points d’appui dans l’IOR pour la marine de l’APL peut représenter une menace directe pour sa zone économique exclusive. Quels sont les moyens que l’Inde peut mettre en œuvre pour limiter l’influence de Pékin dans l’IOR ? Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/delhi-needs-to-work-with-its-indian-ocean-neighbours-to-deny-strategic-foothold-to-china-68633/

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Forces armées asiatiques

La place des iles Andaman et Nicobar dans l’économie et la sécurité du sous-continent

Depuis la création en 2017 d’un office gouvernementale chargée de favoriser le développement économique de l’archipel, une quinzaine d’iles ont bénéficié du programme. Cependant, la position stratégique des iles, aux portes de l’Asie du Sud est et sur des routes commerciales de première importance, offre à l’Inde la possibilité de contrôler une vaste zone. Elle dispose déjà de nombreuses infrastructures militaires regroupées sous l’autorité du Tri-Services Andaman and Nicobar Command (ANC) et peut devenir, avec les investissements nécessaires, un élément clé de la politique indienne dans l’Indian Ocean Region. Plus de détails sur : https://idsa.in/policybrief/strategic-potential-andaman-nicobar-sujanchinoy-260620

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Inde et Chine en Europe

La Russie et la dispute sino-indienne

  Présents à Moscou pour la « parade de la victoire », le ministre de la défense indien et son homologue chinois ont clairement exprimé leur intention de ne pas se rencontrer ni d’impliquer la Russie dans le contentieux, cette dernière insistant sur le fait qu’elle n’interférait pas et que l’affaire devrait se régler bilatéralement. Une rencontre RIC (Russia-India-China) virtuelle a eu lieu durant laquelle Serguei Lavrov a rappelé la position de son pays. Pourtant, la Russie est traditionnellement proche de l’Inde, mais le ministre de la défense indien était à Moscou pour s’assurer que les exportations d’équipements militaires vers l’Inde n’allaient pas être affectées par la crise sino-indienne. Le ministre indien des Affaires étrangères était également présent pour s’assurer de la même chose. Face à la pression de l’occident en raison de la Crimée et de l’Ukraine, la Russie se trouve dans une position ambiguë et ne peut s’aliéner la Chine.

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L’actualité sino-indienne

Un 70ème anniversaire marquant pour les relations sino-indiennes

Censée être une année de célébration pour l’établissement des relations diplomatiques voilà soixante-dix ans, 2020 sera marquée par la crise frontalière et l’inévitable remise en cause de la relation suite aux 20 soldats indiens morts dans l’affrontement du 15 juin. Déjà marquée par les ambitions chinoises dans l’océan indien, les tensions autour du rapprochement indo-américain et la crise du plateau de Doklam en 2017, New Delhi n’hésite plus à défense publiquement ses intérêts vitaux. Par exemple, en contestant la BRI, les rapports sino-indiens devraient connaitre une certaine inflexion dans les prochains mois. Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/research/evolving-landscape-of-sino-indian-ties-68542/

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Inde et Chine en Asie Orientale

La relation sino-japonaise affectée par le Covid-19

L’annulation de la visite de Xi Jinping prévue à Tokyo en avril du fait de la pandémie fut une déception pour les diplomates des deux pays. Après des années de turbulence, une visite officielle du Président chinois aurait permis à la relation de progresser. Même si la coopération, y compris sanitaire, entre les deux pays n’a pas cessé durant la pandémie, les tensions entre la Chine et les États-Unis sur le rôle de la Chine et celui de l’OMS n’ont pas été sans conséquence, tout comme la réélection du Président Taiwanais Tai Ing-wen célébré par des membres du parti japonais au pouvoir (LDP). Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/japans-china-dilemma-in-the-post-covid19-situation-68468/

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Politique étrangère

Un renouveau du non-alignement ?

Face aux difficultés rencontrées par les institutions de sécurité d’inspiration américaine comme l’OTAN ou les succès diplomatiques que la Chine rencontre grâce à sa BRI et l’expansion du groupe de pays affiliés « 17+1 », la question se pose pour l’Inde de savoir si elle est capable d’agréger autour d’elle un certain nombre de pays inquiets par l’attitude de la Chine. L’UE, malgré les morts indiens du Ladakh, a conservé une position plutôt neutre, tout comme la Russie que l’Inde considère pourtant comme un allié traditionnel. Aussi, quelle place peuvent avoir les puissances moyennes asiatiques, Japon et Australie, dans ce consensus ? Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/return-new-non-alignment-68470/

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Inde et Chine en Asie du Sud

La Belt Road Initiative au Népal

Émanant du portail officiel de l’OBOR, un récapitulatif des projets sur le territoire népalais. Si la coopération entre la Chine et le Népal remonte à 1956 avec la construction d’infrastructures, Katmandou a longtemps dû louvoyer entre ses deux voisins. Mais le renversement de la monarchie en 2008 et l’instauration d’une constitution mentionnant le non-alignement comme principe directeur ont aidé à clarifier la situation. Même s’il peut subir des pressions indiennes comme en 2015 avec le blocus pétrolier, le Népal autorise désormais plus facilement les investissements chinois afin de développer ses routes, ses chemins de fer et son secteur énergétique, entre autres. Plus de détails sur : https://www.oboreurope.com/fr/obor-au-nepal/

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Inde et Chine en Europe

Sommet UE-Chine

Une visioconférence entre le Président chinois Xi Jinping et les présidents du Conseil européen, Charles Michel, et de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, s’est tenu le 22 juin. Le communiqué officiel chinois met en avant la coopération entre l’UE et la RPC dans la lutte contre le coronavirus et rappelle que la Chine recherche la paix, pas l’hégémonie. En référence à la vision européenne parue en 2019, Xi met en avant que son pays est un partenaire, pas un rival, une opportunité, pas une menace et que l’UE comme la Chine militent pour un multilatéralisme et une gouvernance globale améliorées. De son côté, l’UE insiste sur l’importance du partenariat avec la Chine, mais aussi sur les difficultés d’accès au marché chinois, sur l’asymétrie des règles et divers contentieux toujours d’actualités (propriété intellectuelle, subventions chinoises à son aciérie, etc..). La Chine reste un partenaire important de l’UE dans le

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Dans les organisations

L’Inde s’oppose à l’extension des Droits de tirage spéciaux

Alors que Delhi milite depuis plusieurs années pour une réforme du Fond Monétaire international et l’accroissement des réserves de DTS afin de favoriser la stabilité en cas de crise, elle s’est opposée en avril à une augmentation des DTS pour un montant de 500 milliards de dollars. Lorsqu’un pays détient des DTS, cela lui octroie des droits de vote en proportion. Lors de la crise de 2008, une augmentation des DTS avait été décidée, mais acceptée seulement en 2015 par le Congrès américain. Cela avait permis à l’Inde d’augmenter ses droits de vote. Aussi, son refus est surprenant, mais il peut être motivé par plusieurs facteurs. En période de confinement et d’inquiétudes budgétaires, acheter des droits n’aurait pas été une possibilité pour beaucoup de pays. Cela aurait certainement diminué le pourcentage des droits de vote des États-Unis tout en augmentant ceux de Pékin… Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/the-china-effect-behind-indias-mysterious-u-turn-at-the-imf-68200/

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Inde et Chine en Afrique

Sommet extraordinaire entre l’Afrique et la Chine sur le Covid-19

Le Président chinois a souhaité mettre en avant la solidarité entre ce continent et la Chine tout en rappelant au passage que la relation ne serait pas affectée par les bouleversements internationaux, quels qu’ils soient. Organisé conjointement par l’Afrique du Sud, qui dirige actuellement l’UA, le Sénégal, en tant que codirigeant du FOCAC, et Pékin, ce sommet par visioconférence a également accueilli le secrétaire général de l’ONU et le directeur général de l’OMS. En plus d’un soutien sanitaire au continent africain, la Chine a pris la décision d’annuler une partie de la dette africaine en supprimant les intérêts sur certains prêts qu’elle avait accordés aux pays africains. Plus de détails sur : https://www.fmprc.gov.cn/mfa_eng/zxxx_662805/t1790013.shtml

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