Inde et Chine en Europe

Sommet UE-Chine

Une visioconférence entre le Président chinois Xi Jinping et les présidents du Conseil européen, Charles Michel, et de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, s’est tenu le 22 juin. Le communiqué officiel chinois met en avant la coopération entre l’UE et la RPC dans la lutte contre le coronavirus et rappelle que la Chine recherche la paix, pas l’hégémonie. En référence à la vision européenne parue en 2019, Xi met en avant que son pays est un partenaire, pas un rival, une opportunité, pas une menace et que l’UE comme la Chine militent pour un multilatéralisme et une gouvernance globale améliorées. De son côté, l’UE insiste sur l’importance du partenariat avec la Chine, mais aussi sur les difficultés d’accès au marché chinois, sur l’asymétrie des règles et divers contentieux toujours d’actualités (propriété intellectuelle, subventions chinoises à son aciérie, etc..). La Chine reste un partenaire important de l’UE dans le

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Dans les organisations

L’Inde s’oppose à l’extension des Droits de tirage spéciaux

Alors que Delhi milite depuis plusieurs années pour une réforme du Fond Monétaire international et l’accroissement des réserves de DTS afin de favoriser la stabilité en cas de crise, elle s’est opposée en avril à une augmentation des DTS pour un montant de 500 milliards de dollars. Lorsqu’un pays détient des DTS, cela lui octroie des droits de vote en proportion. Lors de la crise de 2008, une augmentation des DTS avait été décidée, mais acceptée seulement en 2015 par le Congrès américain. Cela avait permis à l’Inde d’augmenter ses droits de vote. Aussi, son refus est surprenant, mais il peut être motivé par plusieurs facteurs. En période de confinement et d’inquiétudes budgétaires, acheter des droits n’aurait pas été une possibilité pour beaucoup de pays. Cela aurait certainement diminué le pourcentage des droits de vote des États-Unis tout en augmentant ceux de Pékin… Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/the-china-effect-behind-indias-mysterious-u-turn-at-the-imf-68200/

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Inde et Chine en Afrique

Sommet extraordinaire entre l’Afrique et la Chine sur le Covid-19

Le Président chinois a souhaité mettre en avant la solidarité entre ce continent et la Chine tout en rappelant au passage que la relation ne serait pas affectée par les bouleversements internationaux, quels qu’ils soient. Organisé conjointement par l’Afrique du Sud, qui dirige actuellement l’UA, le Sénégal, en tant que codirigeant du FOCAC, et Pékin, ce sommet par visioconférence a également accueilli le secrétaire général de l’ONU et le directeur général de l’OMS. En plus d’un soutien sanitaire au continent africain, la Chine a pris la décision d’annuler une partie de la dette africaine en supprimant les intérêts sur certains prêts qu’elle avait accordés aux pays africains. Plus de détails sur : https://www.fmprc.gov.cn/mfa_eng/zxxx_662805/t1790013.shtml

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Inde et Chine en Amérique

La relation indo-américaine à l’épreuve de Diego Garcia

En mai 2019, l’Assemblée générale des Nations Unies a voté une résolution non contraignante supportant les revendications mauriciennes sur la possession de l’archipel des Chagos. Déboutant ainsi le Royaume-Uni qui refuse d’abandonner l’archipel, c’est également une source d’inquiétude pour les États-Unis qui y possèdent la base de Diego Garcia. Britanniques et Américains espéraient que l’Inde allait faire pression sur l’ile Maurice, mais la position anticolonialiste de Delhi a prévalu. D’autant que si l’Inde s’aligne sur les positions américaines en Asie, ce n’est pas le cas dans le golfe persique ou les États-Unis font pression sur l’Iran, un partenaire important pour l’Inde. Cependant, devant la progression de la Chine dans l’Océan indien (Djibouti) et dans la baie du Bengale avec la surveillance par la Chine des iles Andamans et Nicobar, les positions indiennes seraient plus nuancées. Mais l’Inde doit trouver un compromis entre favoriser un règlement de la question des Chagos

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Inde et Chine en Asie du Sud

La Chine sauve le projet de barrage pakistanais

Évoquées dans le Focus sur.. L’eau de l’Himalaya, les difficultés que rencontre le Pakistan pour financer son barrage au Cachemire sont en passe d’être résolues. En mai 2020, les deux pays ont trouvé un accord pour sa construction. Situé dans une zone controversée, dans la partie du cachemire occupé par le Pakistan mais revendiqué par l’Inde, l’aide de la Chine est un message envoyé à Delhi. Impliquant une entreprise chinoise et la Frontier Works Organization (FWO), les ingénieurs de l’armée pakistanaise, le barrage sera détenue à 70% par une entreprise chinoise, China power, et 30% par le FWO. Plus de détails sur : https://idsa.in/issuebrief/chinese-glimmer-pakistan-dam-distress-psingh

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Tensions sino-indiennes

Galwan et le futur de la relation sino-indienne

Alors que pendant 45 ans, aucun mort n’avait été à déplorer sur la LAC, 19 soldats indiens et leur commandant sont morts dans un affrontement avec l’APL dans la nuit du 15 au 16 juin. Si le bilan est inconnu du côté chinois, les blessures reçues par les soldats indiens montrent la violence de l’affrontement. Après l’incident de Doklam en 2017, les deux parties avaient cherché à apaiser la situation par des Confidence Building Measures comme lors du sommet de Wuhan en 2018. Ce qui s’est passé à Galwan est justement l’inverse de Doklam, cette fois, ce sont les Chinois qui ont voulu empêcher les Indiens de poursuivre la construction d’une route. Est-ce que cette route est une menace pour l’Aksaï Chin occupé par la Chine depuis 1962 ? Est-ce que la Chine envoie un message à l’Inde et est-ce « simplement » un accident ? Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/research/the-galwan-valley-india-china-skirmish-is-a-gamechanger-for-new-delhi-68060/ https://www.orfonline.org/research/china-kills-20-indian-soldiers-67998/

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ASEF

Changement de direction à l’ASEF

Le directeur par intérim, le chinois Sun Xiangyang, va être remplacé d’ici quelques mois par le japonais M. Morikawa assisté par l’espagnol Faber. Ils auront pour tâche, comme leur prédécesseur, de mettre en pratique les orientations définies par le Board of governor, les représentants des États membres de l’ASEM. Plus de détails sur : https://asef.org/images/news/Press%20Release%20-%20ASEFs%20New%20Leadership%202020.pdf Et sur le fonctionnement de l’ASEF : https://www.asef.org/about/organisation

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Inde et Chine en Afrique

La BRI en Afrique, un nouvel investissement au Zimbabwe

Focus sur la construction par la Chine d’une centrale électrique thermique au Zimbabwe et ce malgré l’engagement d’une Belt Road Initiative respectueuse de l’environnement dans l’esprit de l’accord de Paris. Si Pékin lutte contre la pollution en développant les énergies renouvelables en Chine, la BRI prévoit en Afrique la construction de treize centrales à charbon, dont celle située à Sengwa au Zimbabwe pour un investissement de 3 milliards de dollars. Entre la nécessité pour le gouvernement local d’assurer l’approvisionnement énergétique et la société civile qui s’inquiète de l’impact de cet investissement sur les générations futures, l’investissement chinois, sous forme de prêt, soulève de nombreuses questions. Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/china-green-promise-africa-case-zimbabwe-sengwa-coal-power-plant-67578/

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Industrie de défense asiatique

Une augmentation sous contrainte des FDI dans l’industrie de défense indienne

En lien avec le projet de réforme de l’industrie de défense indienne, la question des investissements étrangers et des partenariats formés avec des entreprises étrangères. En prenant l’exemple du programme 75I qui doit permettre de produire localement 6 sous-marins diesels-électriques, l’article soulève la dichotomie entre les FDI autorisés à hauteur de 74% mais toujours plafonnés à 49% dans les secteurs stratégiques. La synergie entre les compagnies indiennes comme Mazagon Dock Limited ou L&T [1]https://www.lntshipbuilding.com/et les entreprises étrangères sélectionnées qui formeraient des joint-ventures pourrait ne pas suffire aux succès des programmes, et ce malgré les transferts de technologie. En effet, en cas de joint-ventures réussies, elles ne seraient pas nécessairement éligibles à des commandes de l’État indien du fait des restrictions imposées par la loi. Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/indias-strategic-partnership-policy-is-counter-productive-in-its-current-form-67511/ References[+] ↑1 https://www.lntshipbuilding.com/

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Forces armées asiatiques

La marine indienne face aux restrictions budgétaires

A l’heure du Covid-19 et des difficultés économiques, le Chef d’État-major de l’armée indienne a indiqué que l’Indian Navy allait devoir choisir entre deux priorités, le renforcement de l’arme sous-marine ou l’acquisition de porte-avions, dont le Vishal de 65000 tonnes. La marine indienne ayant besoin de trois porte-avions, l’article met en balance les couts engendrés et surtout l’intérêt stratégique de chacune des armes, les deux étant néanmoins essentielles pour la défense du pays. D’un côté les 7 milliards prévus pour le programme P75I de la classe Kalvari ou les 7 milliards de dollars, sans les aéronefs, pour le Vishal. Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/future-of-indian-defence-and-the-role-of-aircraft-carriers-67501/

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