La sécurité du flanc sud de l’Europe ou la stratégie du mille-feuille

Sven Biscop retrace dans cet article les difficultés que rencontrent les Européens pour assurer leur sécurité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. En 2016, parmi les objectifs définis dans sa Global Strategy, l’UE n’avait pu que souhaiter que ces pays puissent disposer d’un appareil étatique stable et d’un développement économique favorisant son développement sur le long terme.

Dans une région en paix, cela pourrait suffire pour assurer sa sécurité, mais une partie de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient est en guerre. Dans ces régions se retrouvent donc imbriquées des opérations de l’UE et de l’OTAN.

En Afrique, les Européens se concentrent sur le Sahel avec Barkhane tandis que l’UE y déploie des missions entrainement des forces de sécurité, des missions civiles et l’ONU, pour sa part, dispose de 15000 Casques bleus au sein de l’opération Minusma. Mais l’UE n’a pas de stratégie coordonnée pour la Libye, les États membres étant divisés sur le gouvernement à soutenir. Au Moyen-Orient, l’UE soutient les États-Unis et la coalition contre l’État islamique, mais les deux partenaires diffèrent sur la stratégie à adopter face au risque de prolifération nucléaire dans le cas de l’Iran.

Devant le retrait programmé d’une partie des forces américaines dans ces régions, des orientations de politique étrangère qui sont de moins en moins convergentes entre les États-Unis et les Européens, ces derniers vont devoir définir clairement leurs objectifs stratégiques afin d’assurer leur sécurité, de manière individuelle ou collective…

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In the desert or at sea? Securing Europe’s southern flank

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