La recherche balistique

Le programme balistique indien

Vecteurs aériens de bombardement L’armée de l’air indienne dispose de Jaguar, de Mirage 2000, de Mig 23 et Mig 27 ainsi que de Su-30 récemment entrés en service opérationnel. Pour être utilisable comme bombardier nucléaire, un avion doit présenter plusieurs caractéristiques, dont une capacité d’emport suffisante, avoir un rayon d’action important, posséder des instruments de navigation tout temps et se faire détecter le plus tard possible. Le Jaguar est un vieil appareil que les Indiens ont tenté d’utiliser comme porteur d’un engin nucléaire, mais la tentative aurait été abandonnée vers 1985-86. En revanche, le mirage 2000 aurait servi de vecteur de remplacement pour le bombardement nucléaire et un test de largage aurait eu lieu en mai 1994. Quant au Mig-27 qui était un des bombardiers nucléaires de l’URSS, il semble disposer des capacités requises pour remplir avec succès une mission de bombardement nucléaire. Le Su-30, dont est en train de

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La recherche balistique

La recherche balistique

Inséparable des programmes spatiaux dont ils héritent des lanceurs et de la technologie très contrôlée des missiles, les recherches balistiques ne sont pas l’apanage des essais médiatiques de la Corée du Nord ou de l’Iran. Dans un contexte d’accroissement des dépenses militaires, ces programmes ont une importance majeure en Asie, ne serait-ce que dans le cas du contentieux entre la RPC et Taiwan. Le programme balistique indien Le programme balistique chinois

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Les programmes spatiaux

Le programme spatial chinois

Le programme spatial chinois débute à la fin des années 1950, sous l’impulsion de Zhou Enlai et Lin Biao, lorsque Pékin met en place un programme de recherche et de développement sur les missiles. Le premier institut de recherche sur les missiles et les fusées, l’Institut numéro cinq dépendant du ministère chinois de la Défense nationale, fut créé le 8 octobre 1956. Il était dirigé par Qian Xuesen, un scientifique chinois de retour des États-Unis grâce à l’aide du Zhonglianbu, un des services de renseignement militaire de la RPC. Sous Deng Xiaoping, le programme spatial militaire se concentre sur les satellites de communication géosynchrone, lesquels, alliés aux satellites de reconnaissance sont essentiels en matière de commandement et de renseignement. Comme pour le programme nucléaire, c’est la COSTIND puis la SASTIND qui ont administré le programme spatial chinois. Il a bénéficié d’une accélération après les réformes des quatre modernisations initiées par

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Les programmes spatiaux

Le programme spatial indien

L’Inde a adopté, dès les débuts de son programme, une orientation différente de la Chine. Plutôt que de viser des objectifs de prestige, Delhi a choisi de favoriser le développement du pays grâce à des missions scientifiques et techniques. De plus, le programme indien est, comme celui de la NASA, placé sous le signe de la transparence la plus totale dans ses objectifs et ses activités avec la publication de rapports annuels sur l’utilisation de son budget qui est aujourd’hui d’environ 1 milliard de dollars par an. En 1963, l’Inde a conduit des recherches scientifiques sur l’atmosphère et l’ionosphère à partir de Thumba, une station proche de l’équateur. Un homme, le docteur Vikram Sarabhai que l’on considère aujourd’hui comme le père du programme spatial indien, imagina toutes les possibilités que la technologie spatiale pouvait offrir au développement du pays. En 1965 fut fondé le Centre des sciences et technologies spatiales

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Les programmes spatiaux

Les programmes spatiaux

La compétition entre les États-Unis et l’URSS pour la conquête de l’espace fut un des symboles de la guerre froide. Soutenir un programme spatial autonome d’envergure, concomitant du développement des missiles balistiques, avec des défis technologiques immenses à relever, revêt également d’un intérêt stratégique pour les États qui prétendent peser sur la scène internationale. Synonyme de prestige et d’un statut privilégié parmi les nations, la croissance économique des pays émergents leur permet de contester la domination des puissances historiques. C’est le cas des programmes spatiaux de l’Inde et de la République populaire de Chine… Le programme spatial indien Le programme spatial chinois

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Services de renseignement

Xinhua et les Think tanks chinois

L’agence « Chine nouvelle », Xinhua L’agence de presse Chine nouvelle (Xinhua) joua dès sa création un rôle important dans la collecte du renseignement international. Elle a été fondée par Liao Chengzhi et est devenue une agence d’état en 1949. Ses sections internationales et celle de l’APL collectent à l’étranger des informations dont une partie sert à la propagande. Une seconde partie non publiée de dépêches et reportages entre dans le circuit des rapports confidentiels uniquement lus par les dirigeants. Think Tanks chinois (zhiku) La communauté de recherche chinoise de Pékin est dominée par des Think tanks et autres instituts de recherches affiliées à des institutions gouvernementales. L’Armée populaire de libération dispose de son propre réseau interne de recherche et l’accroissement des échanges internationaux entre les chercheurs de l’APL et les chercheurs étrangers offre de nouvelles opportunités aux institutions chinoises. Dans le même temps, ce nouvel environnement complique la tâche

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Services de renseignement

Le renseignement intérieur et extérieur en Chine

Le Gonganbu La majeure partie du service de sécurité s’est transformée en Ministère de la Sécurité publique, ou Gonganbu, fort de 300000 agents. Fondé le 20 octobre 1949, il établit son quartier général non loin de la place Tiananmen. Ce ministère s’occupe de la sécurité interne, de la police, du contre-espionnage (notamment dans les petites villes ou le DAS n’est pas représenté) mais il régit aussi le goulag chinois qui se met en place, le Laogai. C’est la principale autorité de police présente à tous les échelons de gouvernement dans les provinces. Il n’intervient en mission extérieure que sur des pays frontaliers. Il sera dirigé pendant dix ans par Luo Ruiqing que Kang Sheng avait écarté de la tête du renseignement militaire à Yan’an. Il a créé le deuxième Département, l’élite des enquêteurs chargés des affaires politiques de haut niveau concernant des cadres dirigeants mis en cause ou des affaires

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Services de renseignement

Le renseignement en Chine

L’histoire du renseignement en Chine En novembre 1937, à Yan’an, se tient une réunion entre Zeng Shan, responsable du premier soviet, Mao Tsé-toung et Kang Sheng, l’envoyé chinois de Moscou. Selon les ordres du Kremlin, Kang Sheng et son équipe doivent prendre, de concert avec Mao Tsé-toung, la direction à Yan’an de la résistance antijaponaise. Kang Sheng donnera à Mao Tsé-toung la mission de restructurer et de commander le nouveau service secret du Parti communiste : le Département des affaires sociales (DAS) du comité central ou Shehuibu. Trois organisations sont intégrées dans le DAS. La « section spéciale », le bureau de sécurité politique, qui avait organisé la sécurité de la base rouge avant la longue marche et assuré la sécurité de Mao Tsé-toung pendant celle-ci, et le bureau des gardes (Baowei chu) qui assurait la protection de Mao Tsé-toung à Yan’an, faisant office de gendarmerie et de contre-espionnage. Le

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Services de renseignement

Les Think tanks en Inde

Les Think tanks dans la politique de défense indienne  Selon une étude de l’université de Pennsylvanie parue en 2009, il existait 422 Think tanks en Inde, ce qui la plaçait au deuxième rang mondial derrière les États-Unis qui en recensent plus de 2000162. La plupart des Think tanks américains ont eu une influence sur la politique américaine, mais ce n’est pas le cas de l’inde. La majeure partie des Think tanks indiens se focalise sur les questions de développement et moins de 15 % sur les questions de sécurité et de politique étrangère. De plus, financés principalement par le gouvernement central, ils manquent de fonds et d’autonomie. La plupart sont trop académiquement orientés et organisent de nombreuses conférences, mais peu de projets de recherche. Les Think tanks qui sont les plus influents sont ceux qui traitent des politiques économiques, Manmohan Singh s’y intéresse de près, ou ceux qui abordent la

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Le renseignement militaire en Inde

Les renseignements au sein de l’armée indienne Les racines du renseignement militaire en Inde remontent à la deuxième moitié du 19ème siècle quand le major général Charles Mac Gregor fut nommé à la tête du Département du renseignement de l’armée (Directorate of Military Intelligence). Le nouveau département était basé à Simla et avait pour principale mission de collecter des informations sur les troupes russes en Asie centrale. C’est pendant la Seconde Guerre mondiale qu’un centre d’entraînement des officiers du renseignement fut créé à Karachi. Durant le conflit, ce sont surtout des officiers britanniques qui opéraient et après la partition, ils détruisirent la plupart des documents. Au moment de l’indépendance, ce service n’existait quasiment plus, car les officiers vétérans étaient partis et sans les bases de données récoltées par les Britanniques, les informations qu’il pouvait fournir étaient minimes. De plus, il était dirigé par des officiers qui disposaient de peu d’expérience

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