Le nucléaire

Le programme nucléaire indien

Le programme nucléaire indien et sa doctrine Le rapport de l’Inde avec l’atome est particulier. D’une part elle milite activement pour sa disparition totale et refuse que l’arme nucléaire soit un moyen d’imposer le règne de la puissance, d’autre part elle a commencé son programme de recherche peu de temps après son indépendance. Posséder l’arme nucléaire est pour l’Inde un moyen de prétendre à un statut de puissance régionale et assurer sa position internationale (elle réclame un siège permanent au Conseil de sécurité) tout en s’assurant que ses voisins chinois et pakistanais ne la voient pas comme un pays vulnérable. La doctrine nucléaire indienne a été exposée le 17 août 1999[1]Draft Report of National Security Advisory Board on Indian Nuclear Doctrine, http://www.fas.org/nuke/guide/india/doctrine/990817-indnucld.htm par le conseiller indien à la sécurité nationale, Brajesh Mishra. L’usage de l’arme atomique y est dénoncé comme la plus grave menace contre l’humanité, la paix et la

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Le nucléaire

Le nucléaire

La quête de l’arme nucléaire qui doit garantir, l’indépendance nationale ou celle du nucléaire civil, qui doit assurer l’indépendance énergétique, a connu à la fin des années 1990 une accélération en Asie. D’une part l’Inde et le Pakistan ont mené des essais en 1998, le premier essai indien remontant à 1974, d’autre part, la Corée du Nord cherche à se doter d’armes nucléaires afin de garantir son existence après la disparition de l’URSS. Le programme nucléaire indien et sa doctrine Le programme nucléaire de la RPC et sa doctrine

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La recherche balistique

Le programme balistique chinois

Vecteurs aériens de bombardement La Chine possède des avions d’origines étrangères, mais également une production indigène variée. Elle a acquis son premier exemplaire de Su-27 en 1992 et a commencé en 1996 à produire la version autochtone du Su-27, le J-11. Les Su-27 livrés par la Russie n’étaient pas équipés pour effectuer un bombardement nucléaire, mais les J-11 en seraient capables. Le JH-7, un chasseur bombardier biréacteur conçu à la fin des années 1970 par Xi’an Aircraft Industry, est lui aussi capable d’effectuer une frappe nucléaire comme le bombardier H-6, copie du Tu-16 Badger. Vecteurs balistiques Dans la République populaire de Chine, ils dépendent du Strategic missile force, créé le 1er juillet 1966 connu également comme le second corps d’artillerie. Le SMF contrôle tous les missiles stratégiques basés à terre ainsi que les missiles conventionnels et son personnel est estimé à 90000 hommes. Le SMF est placé sous le commandement

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La recherche balistique

Le programme balistique indien

Vecteurs aériens de bombardement L’armée de l’air indienne dispose de Jaguar, de Mirage 2000, de Mig 23 et Mig 27 ainsi que de Su-30 récemment entrés en service opérationnel. Pour être utilisable comme bombardier nucléaire, un avion doit présenter plusieurs caractéristiques, dont une capacité d’emport suffisante, avoir un rayon d’action important, posséder des instruments de navigation tout temps et se faire détecter le plus tard possible. Le Jaguar est un vieil appareil que les Indiens ont tenté d’utiliser comme porteur d’un engin nucléaire, mais la tentative aurait été abandonnée vers 1985-86. En revanche, le mirage 2000 aurait servi de vecteur de remplacement pour le bombardement nucléaire et un test de largage aurait eu lieu en mai 1994. Quant au Mig-27 qui était un des bombardiers nucléaires de l’URSS, il semble disposer des capacités requises pour remplir avec succès une mission de bombardement nucléaire. Le Su-30, dont est en train de

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La recherche balistique

La recherche balistique

Inséparable des programmes spatiaux dont ils héritent des lanceurs et de la technologie très contrôlée des missiles, les recherches balistiques ne sont pas l’apanage des essais médiatiques de la Corée du Nord ou de l’Iran. Dans un contexte d’accroissement des dépenses militaires, ces programmes ont une importance majeure en Asie, ne serait-ce que dans le cas du contentieux entre la RPC et Taiwan. Le programme balistique indien Le programme balistique chinois

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Les programmes spatiaux

Le programme spatial chinois

Le programme spatial chinois débute à la fin des années 1950, sous l’impulsion de Zhou Enlai et Lin Biao, lorsque Pékin met en place un programme de recherche et de développement sur les missiles. Le premier institut de recherche sur les missiles et les fusées, l’Institut numéro cinq dépendant du ministère chinois de la Défense nationale, fut créé le 8 octobre 1956. Il était dirigé par Qian Xuesen, un scientifique chinois de retour des États-Unis grâce à l’aide du Zhonglianbu, un des services de renseignement militaire de la RPC. Sous Deng Xiaoping, le programme spatial militaire se concentre sur les satellites de communication géosynchrone, lesquels, alliés aux satellites de reconnaissance sont essentiels en matière de commandement et de renseignement. Comme pour le programme nucléaire, c’est la COSTIND puis la SASTIND qui ont administré le programme spatial chinois. Il a bénéficié d’une accélération après les réformes des quatre modernisations initiées par

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Les programmes spatiaux

Le programme spatial indien

L’Inde a adopté, dès les débuts de son programme, une orientation différente de la Chine. Plutôt que de viser des objectifs de prestige, Delhi a choisi de favoriser le développement du pays grâce à des missions scientifiques et techniques. De plus, le programme indien est, comme celui de la NASA, placé sous le signe de la transparence la plus totale dans ses objectifs et ses activités avec la publication de rapports annuels sur l’utilisation de son budget qui est aujourd’hui d’environ 1 milliard de dollars par an. En 1963, l’Inde a conduit des recherches scientifiques sur l’atmosphère et l’ionosphère à partir de Thumba, une station proche de l’équateur. Un homme, le docteur Vikram Sarabhai que l’on considère aujourd’hui comme le père du programme spatial indien, imagina toutes les possibilités que la technologie spatiale pouvait offrir au développement du pays. En 1965 fut fondé le Centre des sciences et technologies spatiales

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Les programmes spatiaux

Les programmes spatiaux

La compétition entre les États-Unis et l’URSS pour la conquête de l’espace fut un des symboles de la guerre froide. Soutenir un programme spatial autonome d’envergure, concomitant du développement des missiles balistiques, avec des défis technologiques immenses à relever, revêt également d’un intérêt stratégique pour les États qui prétendent peser sur la scène internationale. Synonyme de prestige et d’un statut privilégié parmi les nations, la croissance économique des pays émergents leur permet de contester la domination des puissances historiques. C’est le cas des programmes spatiaux de l’Inde et de la République populaire de Chine… Le programme spatial indien Le programme spatial chinois

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Services de renseignement

Xinhua et les Think tanks chinois

L’agence « Chine nouvelle », Xinhua L’agence de presse Chine nouvelle (Xinhua) joua dès sa création un rôle important dans la collecte du renseignement international. Elle a été fondée par Liao Chengzhi et est devenue une agence d’état en 1949. Ses sections internationales et celle de l’APL collectent à l’étranger des informations dont une partie sert à la propagande. Une seconde partie non publiée de dépêches et reportages entre dans le circuit des rapports confidentiels uniquement lus par les dirigeants. Think Tanks chinois (zhiku) La communauté de recherche chinoise de Pékin est dominée par des Think tanks et autres instituts de recherches affiliées à des institutions gouvernementales. L’Armée populaire de libération dispose de son propre réseau interne de recherche et l’accroissement des échanges internationaux entre les chercheurs de l’APL et les chercheurs étrangers offre de nouvelles opportunités aux institutions chinoises. Dans le même temps, ce nouvel environnement complique la tâche

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Services de renseignement

Le renseignement intérieur et extérieur en Chine

Le Gonganbu La majeure partie du service de sécurité s’est transformée en Ministère de la Sécurité publique, ou Gonganbu, fort de 300000 agents. Fondé le 20 octobre 1949, il établit son quartier général non loin de la place Tiananmen. Ce ministère s’occupe de la sécurité interne, de la police, du contre-espionnage (notamment dans les petites villes ou le DAS n’est pas représenté) mais il régit aussi le goulag chinois qui se met en place, le Laogai. C’est la principale autorité de police présente à tous les échelons de gouvernement dans les provinces. Il n’intervient en mission extérieure que sur des pays frontaliers. Il sera dirigé pendant dix ans par Luo Ruiqing que Kang Sheng avait écarté de la tête du renseignement militaire à Yan’an. Il a créé le deuxième Département, l’élite des enquêteurs chargés des affaires politiques de haut niveau concernant des cadres dirigeants mis en cause ou des affaires

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