UE-Japon

Le Japon tenté par l’Europe de l’Est et le Caucase

Il n’y a pas que la Belt Road Initiative qui s’immisce dans les PECO, une autre puissance asiatique redéfinit sa politique envers une région qui a longtemps été, même après la dislocation de l’URSS, sous l’influence de la Russie. Ainsi, depuis 2014 et la crise ukrainienne, le Japon s’est activé diplomatiquement, en ouvrant de nouvelles ambassades, et économiquement, en inaugurant le partenariat DCFTA (Deep and Comprehensive Free Trade Area) avec l’UE, la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine. Dans le chapitre des relations entre l’Europe et l’Asie, l’Europe de l’Est et les pays du Caucase peuvent servir de zone de test pour un renforcement de la relation entre l’UE et le Japon qui défendent les mêmes valeurs, mais peinent à créer une véritable synergie sur la scène internationale. Pour en savoir plus :  https://www.iss.europa.eu/content/butterfly-effect-why-does-eastern-europe-matter-japan

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Tensions sino-indiennes

Forward policy, acte 2 ?

Le déploiement récent de troupes de l’APL dans la région autour de Pangong Tso et de la vallée de Galwan à proximité de la Line of Actual Control dans le Ladakh ravive les tensions sur la frontière sino-indienne. Malgré le dialogue de Wuhan en 2018, la situation sur la frontière reste préoccupante. L’APL désapprouve la construction par l‘Inde d’infrastructures proches de la LAC mais aussi le renforcement des patrouilles de l’Indian Army qui ont pour but de diminuer les incursions de troupes chinoises dans la région. Pour Pékin, qui doit faire face à plusieurs contentieux avec l’administration Trump (commerciaux, technologiques, etc…) et dont l’économie subit de plein fouet la crise du Covid-19, c’est un moyen d’affermir sa position internationale et ne pas paraître affaibli au plan national. Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/sino-indian-border-tension-deja-vu-all-over-again-66688/

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Industrie de défense asiatique

Des avancées dans la restructuration de l’industrie de défense indienne ?

Suite aux déclarations du gouvernement indien du 16 mai[1]https://www.pib.gov.in/PressReleasePage.aspx?PRID=1624536 sur les réformes à mettre en œuvre dans l’industrie de défense indienne, un point sur les deux mesures phares, la restructuration des Ordnance Factory Board et un accroissement des possibilités d’investissement étranger (FDI). Plus de détails sur : https://idsa.in/idsacomments/defence-sector-reforms-amitc-200520 Références[+] Références ↑1 https://www.pib.gov.in/PressReleasePage.aspx?PRID=1624536

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La recherche bactériologique et chimique

La recherche bactériologique et chimique en Chine

Le programme chimique  Les sources sur le programme chinois d’armes bactériologiques et chimiques sont peu nombreuses. La Chine disposerait d’un programme d’armement chimique et bactériologique avancé qui inclurait la recherche-développement, la production et la militarisation des recherches. Ses stocks seraient composés des agents chimiques traditionnels qui peuvent être diffusés grâce à l’artillerie, aux bombes aériennes et à des missiles à courte portée. Les forces chinoises se sont déjà entraînées pour être prêtes à opérer dans un environnement contaminé. La Chine a ratifié le traité CWC[1]Chemical Weapons Convention, https://www.opcw.org/chemical-weapons-convention/download-convention le 30 décembre 1996 même si en 1997, les autorités israéliennes ont arrêté un homme d’affaires israélien qui vendait des armes chimiques chinoises à l’Iran, en violation du traité CWC qui en interdisait la prolifération. En 1997 également, les États-Unis ont sanctionné deux entreprises chinoises et une Hongkongaise pour avoir contribué sciemment au programme d’armement chimique iranien. Le respect par la Chine du

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La recherche bactériologique et chimique

La recherche bactériologique et chimique en Inde

Les armes bactériologiques L’inde a ratifié en 1974 le traité BWC[1]Biological and Toxin Weapons Convention, Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur … Continue reading ouvert à la signature en 1972. Elle dispose d’un nombre important de laboratoires travaillant sur les biotechnologies ainsi que de nombreuses installations pharmaceutiques. Ces laboratoires font de la recherche-développement sur les agents bactériologiques pour être parés en cas d’attaque, mais ce réseau de recherche pourrait, si nécessaire, constituer un centre de production de premier plan d’armes bactériologiques. Le DRDE, Defence Research and Development Establishment, sous-division du DRDO située à Gwalior, est le principal centre du pays pour mettre au point des vaccins et des anticorps capables de lutter contre des agents viraux ou bactériens. Le DRDE est également chargé de développer les combinaisons permettant d’opérer dans un environnement bactériologique

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La recherche bactériologique et chimique

La recherche bactériologique et chimique

Autres armes non conventionnelles, les recherches bactériologiques et chimiques sont étroitement surveillées et ont fait l’objet de deux conventions, l’une en 1972 pour interdire les armes biologiques (Biological Weapons Convention) et l’autre en 1993 pour interdire les armes chimiques. Si leur fabrication est aujourd’hui théoriquement interdite, tout comme leur utilisation, la production d’équipement de protection implique d’en posséder d’infimes quantités et la possession d’un vaste réseau pharmaceutique ou chimique comme c’est le cas en Inde ou en RPC offre d’importantes capacités de production. La recherche bactériologique et chimique en Inde La recherche bactériologique et chimique en Chine

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Le nucléaire

Le programme nucléaire de la République populaire de Chine

L’histoire du programme  La RPC débuta ses recherches dans le domaine du nucléaire au début des années 1950. La guerre de Corée et la crainte que l’arme nucléaire ne soit utilisée par les Américains contre la Chine l’avaient poussé dans cette voie[1]Le 6 avril 1951, devant l’avancée des troupes de la Corée du Nord et après que les Nations Unies lui aient imposé de mener une guerre limitée, le commandant des forces des Nations Unies, le … Continue reading. La Chine comptait sur l’effet dissuasif de l’arsenal de son alliée, l’Union soviétique, qui avait fait exploser son premier engin expérimental dès 1949. L’URSS refusait d’aider la RPC à développer un programme nucléaire militaire, mais un accord sur le développement de l’électricité nucléaire fut signé. Après la crise de Taïwan de septembre 1954, Mao Tsé-toung annonça le 15 janvier 1955 que la Chine développerait son arme stratégique dans le cadre du «

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Le nucléaire

Le programme nucléaire indien

Le programme nucléaire indien et sa doctrine Le rapport de l’Inde avec l’atome est particulier. D’une part elle milite activement pour sa disparition totale et refuse que l’arme nucléaire soit un moyen d’imposer le règne de la puissance, d’autre part elle a commencé son programme de recherche peu de temps après son indépendance. Posséder l’arme nucléaire est pour l’Inde un moyen de prétendre à un statut de puissance régionale et assurer sa position internationale (elle réclame un siège permanent au Conseil de sécurité) tout en s’assurant que ses voisins chinois et pakistanais ne la voient pas comme un pays vulnérable. La doctrine nucléaire indienne a été exposée le 17 août 1999[1]Draft Report of National Security Advisory Board on Indian Nuclear Doctrine, http://www.fas.org/nuke/guide/india/doctrine/990817-indnucld.htm par le conseiller indien à la sécurité nationale, Brajesh Mishra. L’usage de l’arme atomique y est dénoncé comme la plus grave menace contre l’humanité, la paix et la

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Le nucléaire

Le nucléaire

La quête de l’arme nucléaire qui doit garantir, l’indépendance nationale ou celle du nucléaire civil, qui doit assurer l’indépendance énergétique, a connu à la fin des années 1990 une accélération en Asie. D’une part l’Inde et le Pakistan ont mené des essais en 1998, le premier essai indien remontant à 1974, d’autre part, la Corée du Nord cherche à se doter d’armes nucléaires afin de garantir son existence après la disparition de l’URSS. Le programme nucléaire indien et sa doctrine Le programme nucléaire de la RPC et sa doctrine

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La recherche balistique

Le programme balistique chinois

Vecteurs aériens de bombardement La Chine possède des avions d’origines étrangères, mais également une production indigène variée. Elle a acquis son premier exemplaire de Su-27 en 1992 et a commencé en 1996 à produire la version autochtone du Su-27, le J-11. Les Su-27 livrés par la Russie n’étaient pas équipés pour effectuer un bombardement nucléaire, mais les J-11 en seraient capables. Le JH-7, un chasseur bombardier biréacteur conçu à la fin des années 1970 par Xi’an Aircraft Industry, est lui aussi capable d’effectuer une frappe nucléaire comme le bombardier H-6, copie du Tu-16 Badger. Vecteurs balistiques Dans la République populaire de Chine, ils dépendent du Strategic missile force, créé le 1er juillet 1966 connu également comme le second corps d’artillerie. Le SMF contrôle tous les missiles stratégiques basés à terre ainsi que les missiles conventionnels et son personnel est estimé à 90000 hommes. Le SMF est placé sous le commandement

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