Le programme chinois

Vecteurs aériens de bombardement

La Chine possède des avions d’origines étrangères mais également une production indigène variée. Elle a acquis son premier exemplaire de Su-27 en 1992 et a commencé en 1996 à produire la version autochtone du Su-27, le J-11. Les Su-27 livrés par la Russie n’étaient pas équipés pour effectuer un bombardement nucléaire mais les J-11 en seraient capables. Le JH-7, un chasseur bombardier biréacteur conçu à la fin des années 1970 par Xi’an Aircraft Industry, est lui aussi capable d’effectuer une frappe nucléaire comme le bombardier H-6, copie du Tu-16 Badger.

Vecteurs balistiques

Dans la République populaire de Chine, ils dépendent du Strategic missile force, créé le 1er juillet 1966 connu également comme le second corps d’artillerie. Le SMF contrôle tous les missiles stratégiques basés à terre ainsi que les missiles conventionnels et son personnel est estimé à 90000 hommes. Le SMF est placé sous le commandement direct de la Commission militaire centrale. Il dispose de ses propres centres de formation pour ses officiers et techniciens ainsi que de quatre instituts de recherche. Récemment le commandant du second corps d’artillerie, le général Jing Zhiyuan, a affirmé que les armes nucléaires chinoises sont à des fins de défense et que « Si aucune puissance ne déclare une guerre nucléaire à la Chine, le Second Corps d’Artillerie restera toujours silencieux ».

Courte portée : Ce sont les missiles de portée inférieure à 1000 km : le DF-11 (ou CSS-7) de 300 km de portée et le DF-15 (ou CSS-6) de 600 km de portée. La plupart, situés face à Taïwan, sont certainement équipés de têtes conventionnelles.

Moyenne portée : Les missiles à moyenne portée, entre 1000 et 3000 km, sont destinés à assurer la suprématie régionale en Asie de l’Est et viseraient les cités et des cibles militaires en Russie. D’autres missiles seraient dirigés sur le Japon, la Corée du sud, les Philippines, l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande, pays dont la Chine doit pouvoir neutraliser les ports pour empêcher les États-Unis d’y faire transiter des troupes ou du matériel. Les DF-3 (ou CSS-2) d’une portée de 2800 km sont en cours de remplacement par des DF-21 (ou CSS-5) à combustible solide munis d’une ogive de 300 kt, dont la portée est de 2200 km.

Longue portée : Les missiles à longue portée, au-delà de 3000 km, sont destinés à dissuader les États-Unis d’interférer dans les plans stratégiques de Pékin. Ce sont les missiles DF-5A (ou CSS-4) d’une portée d’environ 13000 km et capable d’emporter une tête de 3 MT. La Chine en possède une vingtaine, déployés en silo sur la base 54 de Luoning dans le Henan. De plus, elle conserve une vingtaine de missiles semblables à portée inférieure DF-4 (ou CSS-3). La Chine aurait transformé des missiles balistiques à charge conventionnelle en missile anti-navire. Le DF-21C serait équipé d’une tête manoeuvrante lors de la rentrée lui permettant d’identifier une cible imposante comme un porte-avions. Les manœuvres de correction de trajectoire en phase de rentrée rendraient son interception difficile, même avec le système AEGIS. Le DF-21C ayant une portée de 1500 Km, cela permettrait à la Chine d’empêcher une flotte ennemie, comme la flotte américaine, de s’approcher de Taïwan bien que, par définition, les navires seraient en mouvement constant.

Quand à l’évolution de l’arsenal, les nouveaux missiles stratégiques terrestres à comburant solide remplaceront d’abord les missiles à comburants liquides. Les DF-4 seront remplacés par des DF-31, les DF-5 par des DF-31A pour un total de 40 missiles, 20 de chaque. La nouvelle génération des missiles stratégiques navals JL-2 (ou CSS-NX-5) d’une portée de 8000 km, va équiper les nouveaux sous-marins de la classe Jin. Pour que la dissuasion puisse fonctionner, il faut au moins 1 sous-marin en patrouille en permanence. Chaque Jin peut emporter 12 missiles. Le pentagone prévoit que 4 ou 5 sous marins seront opérationnels, soit de 48 à 60 missiles.

Développement d’un missile de croisière

La Chine aurait importé d’Ukraine dans les années 1999-2001 des missiles Kh-55 (AS-15 Kent). Ce missile de 3000 km de portée, même si la Chine n’en aurait acquis que 18, lui donnerait une base de départ pour développer une version indigène. Elle dispose déjà de missiles antinavires subsoniques, les Hai-Ying, et de missiles antinavires supersoniques, les SS-N-22 Sunburn et SS-N-27  Sizzler. Au salon CIDEX de 2006, la Chine a présenté le Tianjin-1 qui serait une copie du Tomahawk américain. En 2008, dans le rapport annuel du pentagone sur l’Armée populaire de libération, on peut lire que la Chine a développé un missile de croisière, le Dong Hai-10, qui aurait une portée de plus de 4000 kilomètres, une précision de moins de 10 mètres et le SMF en aurait environ 140 à ce jour mais selon Jane’s Defence Weekly, sa portée serait plus proche de 1500 km, ce qui semble plus réaliste.

Défense antimissile balistique

Les recherches pour développer une défense contre une attaque par missiles balistiques armés d’ogives nucléaires remonteraient à un entretien de Mao Tsé-toung avec le père de l’industrie missilière, Qian Xuesen, en 1963. Le projet 640 de défense antimissile fut alors constitué. Il comportait plusieurs parties dont un système de radar d’alerte et de suivi de trajectoire prévu pour équiper cinq sites mais un seul fut construit. En plus du radar, des missiles Fan-Ji (contre-attaque) ainsi qu’un laser de haute puissance devait être intégré au système mais l’ambition fut finalement ramenée à l’éblouissement des capteurs de satellites espions. Le programme fut abandonné par Deng Xiaoping après l’effondrement de l’URSS qui permettait d’acheter en Russie des équipements moins ambitieux, le S-300 étant suffisant pour attaquer les missiles de portée tactiques, et moins onéreux. Le test de l’arme antisatellite découle de ce programme il a été effectué le jour même ou les États-Unis vendaient des intercepteurs Patriot Pac-3 à Taïwan.

Bombes et roquettes

Dans une autre catégorie, Xinshidai Company aurait développé une nouvelle roquette thermobarique, qui combine des effets thermiques et de pression, adaptable au lance-roquettes russe RPG-7. Sa désignation est WPF 2004. En novembre 2006, la Chine a présenté sa première génération de bombes à guidage laser, la LT-2 d’un poids de 440 kilos.

Données de 2012, mise à jour en cours.

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