Le cas de l’Inde

Pour l’Inde, les conflits qui peuvent affecter sa sécurité et sa stabilité sont des conflits limités et des guerres de frontières contre ses adversaires traditionnels. Les causes sont multiples, disputes territoriales suite à des frontières non établies, des violences sectaires ou le fondamentalisme religieux par exemple. Des doctrines indiennes existent dans le cas d’une guerre conventionnelle, voir nucléaire, mais elles doivent être reformulées pour intégrer les dernières technologies de combat digitalisé et acquérir la flexibilité nécessaire pour accomplir d’autres missions. De plus, l’Inde fait face à de nombreux défis internes qui résident dans des lourdeurs administratives et des problèmes de corruption. Il y a une volonté indienne de procéder à une RMA mais il manque pour l’instant les réformes structurelles nécessaires et les progrès technologiques sont lents. L’interopérabilité n’est pas un problème rencontré seulement par l’armée indienne mais par beaucoup d’autres dans les forces armées. En octobre 2004, l’armée indienne

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Le cas de la RPC

La Chine utilise le terme de RMA bien que cela consiste, pour l’instant, à un vaste programme de modernisations, le plus ambitieux depuis les années 1960. Elle doit transformer une armée nombreuse bâtit sur les principes de Mao Tsé-toung, la « guerre du peuple » basée sur l’infanterie, en une armée plus réduite et équipée d’armements modernes. La doctrine actuelle de l’APL est de mener des combats limités à l’aide de technique de digitalisation et d’opérations conjointes. Elle est en phase d’acquisition d’armes de hautes technologies, de nouveaux systèmes de communication, d’avions de combats de quatrième génération, de munitions guidées de précision, de nouveaux sous-marins, d’avions ravitailleurs et de systèmes AWACS. Elle entraîne une force de réaction rapide d’une douzaine de divisions mais aussi des forces spéciales. Elle développe son réseau C4ISR en mettant des satellites sur orbite tandis qu’elle étend son réseau intégré de guerre électronique, un amalgame de

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Définition

Durant la campagne d’Afghanistan, l’utilisation de forces spéciales pour désigner les objectifs pour les bombes à guidage laser a permis à la coalition d’obtenir un succès rapide. De plus, les États-Unis ont été capables de projeter une puissance importante sur de longues distances avec relativement peu d’hommes. Les opérations en Irak ont une nouvelle fois prouvé qu’un nombre réduit de troupes utilisant un armement moderne et un réseau C4I2SR[1]Computerized, Command, Control, Communications, Intelligence, Interoperability, Surveillance and Reconnaissance. étaient capable de conclure rapidement une campagne militaire avec précision. Dans le même temps, l’opération en Afghanistan est toujours en cours et celle en Irak s’est officiellement terminée le 31 août mais même si les nouvelles technologies ont permis une victoire rapide, elles n’ont pas été capables d’assurer une paix durable. Néanmoins, ces deux guerres ont stimulé les commandements militaires à travers le monde pour réviser leur doctrine, leur organisation, leur structure. Le

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Revolution in military affairs

Revolution in military affairs

Dans un contexte d’évolutions technologiques et pour que les deux pays puissent prétendre à posséder une armée moderne, les deux armées sont sur la voie d’une Revolution in military affairs. La RMA, ou la théorisation de la guerre du futur, est un concept qui comprend une modernisation des forces armées, associée à des évolutions technologiques et structurelles. Plusieurs événements militaires récents sont à l’origine du concept. Nous avons vu auparavant dans le cadre de la modernisation des industries de défense l’impact de la première guerre du golfe sur les nations asiatiques. À l’aide de ses satellites, d’armes « intelligentes » et de systèmes avancés de communication, la coalition menée par les États-Unis avait écrasé l’armée irakienne alors considérée comme la quatrième du monde. Après l’opération de l’OTAN contre la Serbie en 1999, en Afghanistan en 2001 et la seconde guerre du golfe en 2003, la nécessité de moderniser leurs armées

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Zhōngguó Rénmín Jiěfàngjūn Kōngjūn, l’armée de l’air chinoise

L’Union soviétique a aidé la Chine à développer ses forces aériennes en 1949 et lui livra des avions à partir de 1951, la production commençant deux ans plus tard. En 1956, la Chine assemblait des F-4, copies des Mig-15, et huit ans plus tard des F-5, copies des Mig-17, et des F-6, copies des Mig-19, sous licence[1]http://www.globalsecurity.org/military/world/china/plaaf-intro.htm. Les pilotes chinois sont intervenus pendant la guerre de Corée, pendant la crise du détroit de Taïwan en 1958 et dans une moindre mesure durant le conflit avec le Vietnam. Dans les années 1980, les forces aériennes ont amélioré l’éducation et l’entraînement des pilotes et réduit le temps d’entraînement de quatre à deux ans. Aujourd’hui, les forces aériennes chinoises sont dans une phase de transition et se dirigent vers une armée plus réduite mais mieux équipée et mieux entraînée. Avec la mise en service de nouveaux appareils, dont des Su-27 et des Mig-33,

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Zhōngguó Rénmín Jiěfàngjūn Hǎijūn, la marine chinoise

C’est la People’s Liberation Army Navy, ou PLA-N, créée en 1949. C’est la force navale d’une puissance essentiellement continentale depuis le 15ème siècle et la fin des expéditions chinoises dans la Mer de Chine et l’océan Indien. Pendant la guerre froide, la marine chinoise avait pour mission de défendre les côtes contre un assaut amphibie de l’Union soviétique ou des États-Unis. Depuis la fin des années 1980, la Chine cherche à développer une Blue water Navy capable de mener des opérations loin de ses théâtres d’opérations habituels. La modernisation de la marine ces dix dernières années a été menée dans le but de protéger les lignes maritimes et stratégiques de la Chine pour assurer son approvisionnement en pétrole et en matière première mais aussi pour maintenir une pression constante sur Taïwan. La marine cherche à accroître progressivement la profondeur stratégique des opérations de défense offshore et à augmenter ses capacités d’opérations

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Zhōngguó Rénmín Jiěfàngjūn Lùjūn, l’armée de terre chinoise

Au cours des deux dernières décennies, les forces terrestres de l’APL ont connu des réductions importantes d’effectif et une restructuration de son personnel et de son matériel dont le résultat est une armée plus petite, mais plus mobile et avec une puissance de feu accrue. Au moins 40 % des divisions et des brigades sont mécanisées et les unités de reconnaissance, de forces spéciales, d’hélicoptères et de guerre électronique ont été renforcées. En plus de l’infanterie, l’armée de terre dispose de sept services techniques : blindé, artillerie, défense aérienne, aviation, génie, défense chimique et communications[1]http://www.sinodefence.com/army/default.asp. Les forces terrestres sont au nombre de 1,4 million, soit à peu près 70 % de l’effectif total de l’APL et la première armée de terre au monde[2]http://www.globalsecurity.org/military/world/china/pla-ground-intro.htm. En temps de crise, elle peut compter sur le renfort de 800000 réservistes, des 600000 hommes de la PAP et des 3 à 10 millions d’hommes de

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Bharatiya Nau Sena, la marine indienne

Son histoire remonte à 1612 lors du premier affrontement contre les Portugais de ce qui était encore la flotte de l’Honorable East India Company’s Marine. Lorsque Bombay fut conquise par les Britanniques en 1662, la ville devint le port d’attache de la flotte qui prit de l’importance après la conquête d’Aden par les Anglais. Elle prit son essor pendant la seconde guerre mondiale, auparavant elle ne possédait que 8 navires de guerres tandis qu’à la fin des opérations, elle était forte de 117 navires de guerre de tous types et de 35000 marins. Après la partition, un plan sur 10 ans fut entrepris pour accroître le nombre de navires opérationnels et leur puissance ainsi que la construction de centres d’entraînement, les anciens centres ayant tous étaient attribués au Pakistan. La Grande-Bretagne fut, jusqu’au début des années 1960, le principal fournisseur de la marine indienne mais après la guerre de 1962

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Bharatiya Vayu Sena, l’armée de l’air indienne

Comme pour la marine, le début de la seconde guerre mondiale a vu l’expansion de l’Indian Air Force créée en octobre 1932. À la fin de 1941, l’IAF avait trois escadrons et l’attaque japonaise sur Pearl Harbour a amené la guerre aux portes de l’Inde. En 1942, l’IAF a mené pour la première fois des opérations en Birmanie. Le 12 mars 1945, en raison des services rendus, les forces aériennes se virent affublées du préfixe « Royal ». À la partition, l’Inde reçu sept escadrons de combat et un escadron de transport et le Pakistan un escadron de combat et un escadron de transport. Dès octobre 1947, lors du rattachement du Cachemire à l’Union indienne, l’IAF fut engagée dans des combats contre les insurgés et ce pendant les 15 mois de la première guerre indo-pakistanaise. En 1950, lors de la proclamation de la République, l’IAF était composée de 6 escadrons

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Bharatiya Thalsena, l’armée de terre indienne

L’armée de terre indienne est la garante de l’unité et de l’intégrité de la nation face aux menaces  extérieures et aux désordres intérieurs. Désignée principalement pour défendre les frontières du pays, l’armée de terre est de plus en plus impliquée dans la sécurité intérieure du pays, principalement au Cachemire et dans les provinces du nord-est. En plus des rôles précédemment évoqués, elle doit fournir aux autorités civiles une aide lorsque cela est nécessaire comme après une catastrophe naturelle, une émeute mais aussi lors des élections ou l’armée d’un état de l’Union indienne se doit d’assurer le bon déroulement des élections dans un autre état. Elle doit aussi participer aux missions de paix de l’Organisation des Nations-Unies et être préparée à porter assistance à tout pays allié qui le demanderait. Aujourd’hui, le moral de cette armée est plutôt bas du fait d’une paie relativement faible et d’une carence de matériels et d’équipements, de plus la discipline

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