Inde et Chine en Asie du Sud

La Belt Road Initiative au Sri Lanka

Émanant du portail officiel de l’OBOR, une présentation des projets de la BRI ainsi qu’un rappel des relations commerciales entre la Chine et le Sri Lanka. Le projet controversé du port d’Hambantota n’est qu’un des éléments que la BRI et ses prêts financent sur l’ile. Développement du réseau routier, de l’aéroport, implantation de centrales thermiques ou d’un centre financier à Colombo font également partie de l’OBOR sur l’ile. Plus de détails sur : https://www.oboreurope.com/fr/relations-sri-lanka-chine-bri/

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Inde et Chine en Asie du Sud

Nuages sur le partage des eaux entre Delhi et Dacca

Déjà affecté par les effets du réchauffement climatique (montée du niveau de la mer et cyclones plus dévastateurs), le Bangladesh doit aussi se préoccuper du partage des eaux. Construit en 1975, le barrage de Farakka sur le Gange en Inde avait pour objectif de désensabler le port de Kolkata, mais il a eu pour effet collatéral de réduire l’apport en eau douce pour Dacca ainsi que le flot de sédiments qui forment ses deltas. Un accord entre l’Inde et le Bangladesh en 1996 prévoyait de maintenir un flux plus régulier, mais il ne tenait pas compte des sédiments dont les deltas du Bangladesh avaient besoin. De plus, l’accumulation des sédiments serait la cause des graves inondations que subit l’État indien du Bihar. Conclu pour trente ans, l’accord doit être renouvelé en 2026, tiendra-t-il compte de la question des sédiments ? Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/expert-speak/delta-under-siege-towards-the-2026-ganges-water-sharing-agreement-67212/

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Relations bilatérales

La diplomatie indienne cherche à renforcer ses partenariats dans le contexte des tensions avec la Chine

Parallèlement au redéploiement de ses troupes, de la frontière pakistanaise vers la zone du Ladakh, l’Inde s’active sur la scène diplomatique. Cherchant l’appui de l’administration Trump, Delhi soutient les propositions américaines d’une réforme de l’OMS et d’un G7 élargis à la Russie, l’Australie, la Corée du Sud et l’Inde tout en excluant la Chine. Elle s’immisce également dans l’épineux problème taïwanais en envoyant pour la première fois, même virtuellement, deux représentants officiels, membres du parlement, à l’investiture du président. Plus de détails sur : https://www.orfonline.org/research/india-expands-diplomatic-efforts-amid-border-standoff-china-67365/

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Inde et Chine en Asie du Sud-Est

L’ASEAN et la carte chinoise

Alors que la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’ASEAN depuis mars en détrônant l’UE, l’affaire n’est pas qu’économique. Dans le contexte des tensions entre Washington et Pékin, les pays membres de l’ASEAN ont pu profiter des délocalisations orchestrées par les compagnies étrangères quittant le territoire chinois. Mais devant la poursuite des tensions et les ambitions affichées de chacune des parties, la position des pays de l’ASEAN peut vite être délicate. Être le premier partenaire commercial de la Chine peut donner à l’ASEAN une position stratégique d’autant qu’elle fut parmi les premiers à collaborer avec Pékin pour lutter contre le Covid-19. Dès février, un sommet ASEAN-Chine fut organisé tandis que de l’équipement médical était acheminé vers Wuhan en provenance de la Malaisie, des Philippines, du Vietnam, de l’Indonésie, de la Thaïlande et de Singapour. Mais elle doit aussi compter avec les États-Unis…. Plus de détails sur : https://thediplomat.com/2020/06/asean-must-make-the-best-of-its-new-centrality-in-chinas-diplomacy/

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Inde et Chine en Australasie

Le rapprochement entre l’Inde et l’Australie continue

Constaté dans les exercices militaires bilatéraux (AUSINDEX[1]https://www.minister.defence.gov.au/minister/cpyne/media-releases/ausindex-2019-commences-india) que les deux pays mènent depuis 2015, le rapprochement est également diplomatique, dans l’esprit d’un nouveau partenariat stratégique. Décalé suite aux incendies de janvier en Australie, puis en raison de la pandémie, le sommet bilatéral s’est déroulé par visioconférence début juin. Dans l’idée de l’Indo-pacifique plus que de l’Asie-pacifique, les deux pays sont à des emplacements stratégiques dans la région et connaissent tous les deux des tensions diplomatiques récentes avec la Chine. Que ce soit dans la défense de la libre circulation en mer de Chine, la polémique sur la 5G d’Huawei[2]https://www.orfonline.org/expert-speak/the-ladakh-lesson-india-must-guard-against-chinese-tech-intrusion-66974/ mais aussi dans la volonté commune de mettre en place une commission d’enquête sur la propagation du Covid-19, les deux pays partagent les mêmes orientations diplomatiques. Ils restent néanmoins des étapes à franchir, dont la matérialisation concrète du partenariat stratégique coté australien. Mais aussi la place de l’économie indienne en Australie,

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Tensions sino-indiennes

Exercice militaire d’envergure de l’APL au Tibet

Le commandement de la région militaire du Tibet a organisé un exercice en haute altitude, à 4700 mètres. L’objectif était la destruction d’un poste de commande en territoire ennemi. D’abord par l’infiltration d’éléments de reconnaissance, l’utilisation de drones porteurs d’explosifs pour éliminer les obstacles, de snipers pour désorganiser les troupes adverses et enfin de véhicules et d’artilleries pour détruire l’avant-poste. Dans les conditions de combat difficiles en haute altitude, le manque d’oxygène et matériels mis à l’épreuve, une seule bataille victorieuse peut permettre de l’emporter dans un conflit localisé. Plus de détails sur : https://www.globaltimes.cn/content/1190342.shtml

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Focus sur...

Focus sur …. La question maritime sino-indienne

L’enjeu de la question maritime sino-indienne Des puissances continentales ayant l’ambition de posséder une marine capable d’être projetée sur tous les théâtres du globe, voilà les ambitions de la RPC et de l’Inde. Auparavant, la RPC s’est focalisée sur la défense des côtes et le développement de capacité d’interdiction afin de gêner tout déploiement américain dans le détroit de Taiwan tandis que la marine indienne surveillait ses cotes. L’émergence de leurs économies entraînant une augmentation des importations de matières premières ou d’hydrocarbures, la mer est devenue un enjeu stratégique. 90% du commerce extérieur indien par le volume et 70% par la valeur se fait par voie maritime dont 70% des importations d’hydrocarbures tandis que pour la RPC, c’est 90% du commerce extérieur, 65% en valeur et 85% des importations d’hydrocarbures qui transitent par mer. Pékin s’étant lancé dans la course plus tôt que Delhi pour des impératifs de revendications territoriales,

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Focus sur...

Focus sur …. L’eau de l’Himalaya

L’eau du Tibet Glaciers et chute de neige donnent au réseau hydrique du plateau tibétain un rôle primordial, celui de fournir de l’eau à 47% de la population mondiale et à des millions d’agriculteurs. Les plus grands fleuves prennent leur source au Tibet dont le Mékong, le Yantsé, le Brahmapoutre, le Salwen et l’Indus. L’Inde dépend pour 1/3 de son eau potable de cette région et, devant les projets d’infrastructures dans le Yunnan et au Tibet, les parlementaires indiens représentants les zones concernées pressent le gouvernement central d’obtenir des clarifications de la part de la RPC. Pour son développement, la RPC a besoin d’eau, car certaines régions de son territoire sont peu approvisionnées, comme la Chine du Nord, où l’industrialisation et la pollution ont rendu certaines rivières impropres à la consommation. Les premiers projets chinois d’infrastructures remontent aux années 1980 avec la construction de barrage pour fournir la région de

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Focus sur...

Focus sur …. L’arme sous-marine en Asie

Les sous-marins dans les marines du monde Globalement, la fin de la guerre froide a entraîné une baisse des budgets militaires dans les pays de l’OTAN et de l’ancien Pacte de Varsovie. Cette contraction financière a eu un impact sur les effectifs et c’est particulièrement vrai pour ce qui concerne les marines militaires du globe. Par exemple, dans le cas des sous-marins, alors qu’il y en avait près de 1000 en service à la fin de la guerre froide, il n’y avait plus que 500 en 2013[1]Ministère de la Défense, Marine nationale, Dans le monde : 500 sous-marins, 2013. [En ligne :https://www.defense.gouv.fr/marine/magazine/traque-en-eaux-profondes/dans-le-monde-500-sous-marins]. … Continue reading. Cependant, il existe des disparités entre les régions du monde, mais aussi dans la qualité des navires. Le nombre de marines en possédant est passé de 10 à 42 sur la même période tandis la flotte sous-marine aurait augmenté de 50% en Asie entre 2000 et 2007[2]Bateman Sam,

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Focus sur …. L’aéronavale en Asie

Le rôle des porte-avions en Asie Les groupes aéronavals autour des Nimitz et Roosevelt sont des symboles de la puissance américaine dans le pacifique. Déployés dans le détroit de Taiwan dans les années 1990 pour protéger l’intégrité de l’île ou défendre la libre circulation dans la région du golfe, cette carrier diplomacy serait aujourd’hui, avec le développement des marines de l’indo-pacifique, plus délicate et plus dangereuse, à mener. Face à la mise en place de stratégies A2AD[1]Déni d’accès et interdiction de zones. de la part des puissances régionales, certaines d’entre elles comme l’Inde et la Chine ont entrepris de disposer de leur propre aéronavale tandis que le Japon se dirige vers la renaissance de la sienne et que la Corée du Sud l’envisage. Quant aux pays de l’ASEAN, la Thaïlande, avec le Chakri Naruebet, possède un des plus petits porte-aéronefs en service, en configuration STOVL pour un tonnage de 11000 tonnes.

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