ASEM

L’ASEM et la Covid-19, réactions et volonté d’agir

Les 53 membres de l’ASEM ont, pour la première fois, adoptés une déclaration commune qui engage l’ASEM, mais qui n’a été rédigée que par le pays hôte, le Cambodge, le représentant de l’UE, l’Allemagne, Singapore pour l’ASEAN et la Russie comme coordinatrice de l’Asie du Nord-est et du Sud-est. Cela a permis une communication plus rapide. Composée d’un préambule qui rappelle les inquiétudes partagées sur la pandémie et ses conséquences, mais aussi sur le fait que sa progression met en lumière l’interconnexion entre l’Europe et l’Asie, la déclaration commune insiste sur quatre éléments : L’importance de la coopération internationale, Le renforcement de la résilience des chaines d’approvisionnements et du flux de marchandise, La coordination de la relance de l’économie afin de diminuer l’impact de la récession, Le rappel de l’importance du multilatéralisme comme moyen d’atteindre tous ces objectifs. Plus de détails sur les 27 points soulevés ici (en anglais) : Coronavirus: Asia-Europe

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L’UE et les droits de l’homme

Les importations cambodgiennes pénalisées

Pour non-respect des droits de l’homme, une partie (20%) des importations cambodgiennes seront désormais soumises aux droits de douane. Averti par l’UE en février 2020, le pays n’a pas pris les mesures nécessaires pour se conformer aux conditions européennes. Néanmoins, 80% des importations du pays bénéficient toujours d’un traitement préférentiel lié au programme de l’UE « Tout sauf les armes ». Ce qui est reproché à Phnom Penh est de ne pas respecter les droits politiques des membres de l’opposition, les droits civiques ou les droits des travailleurs cambodgiens. Plus de détails sur : Conséquence des préoccupations liées aux droits de l’homme, le Cambodge perd son accès en franchise de droits au marché de l’Union européenne Le programme « Tout sauf les armes »

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L’Europe et l’Asie aujourd’hui

15éme anniversaire de l’accord de paix d’Helsinki pour Aceh

Mettant fin à trente années de conflit, l’accord signé le 15 août 2005 mit en lumière la coopération entre l’UE et l’ASEAN ainsi que la capacité des Européens à se mobiliser pour participer à la reconstruction d’une région marquée par la guerre et le tsunami de décembre 2004. L’Indonésie post-suharto tenta de lancer un processus de pacification de la province en août 1998 avec le retrait des troupes indonésiennes et la fin des opérations militaires malgré des incidents pendant les cérémonies. Le Président Wuhid en profitera pour écarter le ministre de la Défense Wiranto et ordonna la mise en place d’une commission d’enquête sur les abus commis par les forces indonésiennes durant la crise et entama des négociations difficiles avec le GAM, marquées par des avancées puis des ruptures. Le succès de ces négociations sera facilité par la tragédie du tsunami de décembre 2004 qui ravagera la province et focalisera

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Inde et Chine en Afrique

L’Afrique pour remédier à la crise des investissements sino-européens ?

Le think tank China Institutes of Contemporary International Relations revient sur les changements récents que connait la relation entre l’UE et la RPC à l’occasion du 45ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques. Relation marquée par l’économie, elle le fut aussi ces dernières années par une hausse importance des investissements chinois sur le continent européen. Mais devant les craintes exprimées par des ministres et hauts responsables européens sur les risques encourus pour la souveraineté industrielle dans les hautes technologies, la tendance s’est inversée ces dernières années et s’est même accélérée en 2019 (-33%). Alors que les FDI chinois en Europe ne représentaient que 840 millions de dollars en 2008, ils avaient atteint le montant record de 42 milliards de dollars en 2016, 18 en 2018 pour tomber à 12 milliards en 2019. En cause, un nouveau système européen pour évaluer les FDI étrangers, mais aussi le marché chinois qui reste

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UE-Corées

Renouvellement des sanctions ciblées contre la Corée du Nord

L’Union européenne a prolongé d’un an les mesures restrictives à l’encontre de personnalités et entités nord-coréennes, et ce pour une année supplémentaire. 57 personnes et 9 entités sont ainsi visées en raison de leur lien avec les programmes nucléaires et balistiques du pays ainsi que le développement d’armes de destruction massive. Plus de détails sur : Corée du Nord: l’UE confirme les sanctions autonomes pour une année

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La politique étrangère et de sécurité commune

RAS : Publication des rapports annuels sur Hong Kong et Macao

La Commission européenne et le Haut représentant ont présenté les rapports sur l’évolution politique, économique et sociale des Régions administratives spéciales de Macao et d’Hong-Kong. Dans le cas de Macao, la coopération économique entre la région et l’UE reste bonne, l’UE restant le deuxième partenaire dans ce domaine derrière la Chine continentale. Quant à l’état de droit défini par l’accord de rétrocession (Macao’s Basic Law), il est plutôt respecté malgré une hausse de la censure contre les journalistes. À la différence de Hong Kong ou le suffrage universel est clairement inscrit dans la loi, ce n’est pas le cas dans la ville des casinos même si l’UE enjoint les autorités locales à l’implémenter. Quant à Hong Kong, la situation est tout autre. Le rapport met en avant la perte d’autonomie, de stabilité et des libertés garanties par la Basic Law. L’UE accuse la Chine de vouloir imposer les lois sécuritaires

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UE-Corées

Péninsule coréenne, état des lieux

Dans cette publication, l’EPRS fait le bilan de la relation entre la péninsule coréenne et l’Union européenne. Toujours divisée malgré une surprenante opportunité de désescalade qui s’est récemment refermée avec la destruction par la Corée du Nord d’un bâtiment symbolique, le cas de la péninsule est suivi de près par l’UE et les États membres. Du KEDO au partenariat stratégique avec la Corée du Sud, l’Union européenne s’implique en Corée d’autant que les avancées de l’accord de 2018 (ou la sœur du dirigeant nord-coréen avait serré la main du Président sud-coréen Moon Jae-in) sont enterrées. Retour des gardes nord-coréens, des haut-parleurs et projets de redéploiement des troupes sont de nouveau d’actualité. Plus de détails sur : Korean peninsula: State of play

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UE-Inde

15ème Sommet UE-Inde

Narendra Modi, d’une part, Charles Michel et Ursula von der Leyen, d’autre part, ont tenu par visioconférence le 15ème somment UE-Inde à l’issue duquel une feuille de route couvrant les cinq prochaines années a été établie. Rappelant, selon l’usage, les valeurs partagées (démocratie, droits de l’homme, attachement au multilatéralisme entre autres), l’UE et l’Inde insistent sur l’importance d’une coordination sanitaire mondiale au sein de laquelle une OMS aurait toute sa place, tout en tenant compte des leçons de la crise. Aussi, la coopération, la recherche d’un vaccin et sa commercialisation à un prix abordable sont au centre des préoccupations des deux parties dans la lutte contre la Covid-19. La préparation de la future conférence de l’OMC, la lutte contre les changements climatiques (avec un investissement accru dans l’énergie solaire par l’entremise de l’International Solar Alliance) et la promotion de la paix et de la sécurité ont été mises en avant.

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ASEM

Le 13ème sommet reporté

Malgré le contexte sanitaire, le Cambodge avait pris la décision de maintenir le sommet de l’ASEM en novembre, mais suite à une rencontre préparatoire, il en a été décidé autrement. Afin d’assurer la participation de tous les dirigeants, le sommet est donc reporté à mi-2021. Cela concerne également les 8 rencontres annexes comme l’Asia-Europe People’s Forum ou l’Asia-Europe Parliamentary Partnership Meeting. Plus de détails sur : 13th ASEM Summit (ASEM13) – Strengthening Multilateralism for Shared Growth

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États membres et Asie

Stratégie française en Indopacifique

La France rappelle les grandes lignes de son livre d’orientations stratégiques pour la région Indopacifique publié en 2019, faisant sienne la notion qui remplace celle d’Asie pacifique. Ambition d’autant plus légitime que la France dispose d’une vaste zone maritime, la deuxième au monde. De plus, elle est présente à la fois dans l’Ocean Indian Region et dans le Pacifique, jusqu’aux côtes du Mexique avec Clipperton. Elle rappelle ainsi qu’elle défend la liberté de navigation en mer de Chine, qu’elle doit compter avec la présence de la Chine dans l’IOR et à Djibouti ainsi qu’au développement de l’APL qui va bouleverser les équilibres dans la région tout en dressant un bilan des conséquences régionales des problèmes globaux, le recul du multilatéralisme et la prolifération en premier lieu. Il s’agit donc pour Paris de défendre sa souveraineté tout en surveillant les agissements des pays ou organisations qui pourraient à la fois la

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