Xinhua et les Think tanks

L’agence « Chine nouvelle », Xinhua L’agence de presse Chine nouvelle (Xinhua) joua dès sa création un rôle important dans la collecte du renseignement international. Elle a été fondée par Liao Chengzhi et est devenue une agence d’état en 1949. Ses sections internationales et celle de l’APL collectent à l’étranger des informations dont une partie sert à la propagande. Une seconde partie non publiée de dépêches et reportages entre dans le circuit des rapports confidentiels uniquement lus par les dirigeants. Think Tanks chinois (zhiku) La communauté de recherche chinoise de Pékin est dominée par des Think tanks et autres instituts de recherches affiliées à des institutions gouvernementales. L’Armée populaire de libération dispose de son propre réseau interne de recherche et l’accroissement des échanges internationaux entre les chercheurs de l’APL et les chercheurs étrangers offre de nouvelles opportunités aux institutions chinoises. Dans le même temps, ce nouvel environnement complique la tâche

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Le renseignement intérieur et extérieur

Le Gonganbu La majeure partie du service de sécurité s’est transformée en Ministère de la sécurité publique, ou Gonganbu, fort de 300000 agents. Fondé le 20 octobre 1949, il établit son quartier général non loin de la place Tiananmen. Ce ministère s’occupe de la sécurité interne, de la police, du contre-espionnage (notamment dans les petites villes ou le DAS n’est pas représenté) mais il régit aussi le goulag chinois qui se met en place, le Laogai. C’est la principale autorité de police présente à tous les échelons de gouvernement dans les provinces. Il n’intervient en mission extérieure que sur des pays frontaliers. Il sera dirigé pendant dix ans par Luo Ruiqing que Kang Sheng avait écarté de la tête du renseignement militaire à Yan’an. Il a créé le Deuxième Département, l’élite des enquêteurs chargés des affaires politiques de haut niveau concernant des cadres dirigeants mis en cause ou des affaires

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Le renseignement en RPC

L’histoire du renseignement en Chine En novembre 1937, à Yan’an, se tient une réunion entre Zeng Shan, responsable du premier soviet, Mao Tsé-toung et Kang Sheng, l’envoyé chinois de Moscou. Selon les ordres du Kremlin, Kang Sheng et son équipe doivent prendre, de concert avec Mao Tsétoung, la direction à Yan’an de la résistance anti-japonaise. Kang Sheng donnera à Mao Tsé-toung la mission de restructurer et de commander le nouveau service secret du Parti communiste : le Département des affaires sociales (DAS) du comité central ou Shehuibu. Trois organisations sont intégrées dans le DAS. La « section spéciale », le bureau de sécurité politique, qui avait organisé la sécurité de la base rouge avant la longue marche et assuré la sécurité de Mao Tsé-toung pendant celle-ci, et le bureau des gardes (Baowei chu) qui assurait la protection de Mao Tsé-toung à Yan’an, faisant office de gendarmerie et de contre-espionnage. Le

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Les Think tanks

Selon une étude de l’université de Pennsylvanie parue en 2009, il existait 422 Think tanks en Inde, ce qui la plaçait au deuxième rang mondial derrière les États-Unis qui en recensent plus de 2000162. La plupart des Think tanks américains ont eu une influence sur la politique américaine mais ce n’est pas le cas de l’inde. La majeure partie des Think tanks indiens se focalise sur les questions de développement et moins de 15 % sur les questions de sécurité et de politique étrangère. De plus, financés principalement par le gouvernement central, ils manquent de fonds et d’autonomie. La plupart sont trop académiquement orientés et organisent de nombreuses conférences mais peu de projets de recherche. Les Think tanks qui sont les plus influents sont ceux qui traitent des politiques économiques, Manmohan Singh s’y intéresse de près, ou ceux qui abordent la question des armes nucléaires. Le paradoxe, c’est qu’en occident,

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Le renseignement militaire

Les racines du renseignement militaire en Inde remontent à la deuxième moitié du 19ème siècle quand le Major Général Charles Mac Gregor fut nommé à la tête du Département du renseignement de l’armée (Directorate of Military Intelligence). Le nouveau département était basé à Simla et avait pour principale mission de collecter des informations sur les troupes russes en Asie centrale. C’est pendant la seconde guerre mondiale qu’un centre d’entraînement des officiers du renseignement fut créé à Karachi. Durant le conflit, ce sont surtout des officiers britanniques qui opéraient et après la partition, ils détruisirent la plupart des documents. Au moment de l’indépendance, ce service n’existait quasiment plus car les officiers vétérans étaient partis et sans les bases de données récoltées par les Britanniques, les informations qu’il pouvait fournir étaient minimes. De plus, il était dirigé par des officiers qui disposaient de peu d’expérience dans le milieu et ses moyens étaient

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L’histoire du renseignement en Inde

Chanakya dans son Arthasastra (3ème siècle av. J.-C. ou 2ème siècle apr. J.-C.) encourageait déjà les rois Maurya à créer un service d’espionnage sur lequel se reposer pour mener des opérations secrètes. Un roi faible entouré de voisins puissants se devait de pouvoir mener des guerres secrètes (kuta yuddha), des missions d’espionnages diverses, des assassinats politiques et des missions de déstabilisation chez ses voisins, mais aussi être capable d’identifier toutes les menaces avant leur manifestation. Un puissant voisin préoccupé par des troubles intérieurs ne peut se lancer dans des opérations militaires d’envergure hors de ses frontières. Depuis l’époque de Chanakya, les buts de l’espionnage n’ont pas changé et les principes de bases restent les mêmes, le développement de la science et de la technologie ont seulement apporté des outils à l’art de l’espionnage. Le renseignement intérieur et extérieur Intelligence Bureau C’est l’agence de sécurité intérieure indienne qui est chargée, entre

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Services de renseignement

Services de renseignement

Avant qu’elle ne se professionnalise, Kautilya dans l’Arthashastra ou Sun Tzu dans l’Art de la guerre avaient mis l’accent sur l’importance de posséder du renseignement précis sur les intentions et les capacités de l’ennemi pour remporter une victoire ou préparer la défense. Avec les États modernes et postmodernes, il s’agit d’assurer la sécurité intérieure et extérieure de l’État, mais aussi influencer la politique et les relations des autres pays. Le renseignement indien L’histoire du renseignement en Inde Le renseignement militaire Les Think tanks Le renseignement chinois Le renseignement en RPC Le renseignement intérieur et extérieur Xinhua et les Think tanks

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Les tensions sino-indiennes

De Daulat Beg Oldi à Galwan

2013, Daulat Beg Oldi Hu Jintao s’était contenté de pratiquer avec l’Inde la politique de l’amitié, l’équipe qui prend les commandes de la Chine en 2013 choisira elle de lui donner un nouveau souffle. C’est pourquoi le nouveau Premier ministre se rendra en Inde pour sa première visite officielle à l’étranger prévue à la mi-2013. Mais quelques semaines avant son arrivée, un incident eut lieu au nord du Ladakh. En cause, l’installation le 15 avril 2013 par des soldats de l’APL d’un bivouac au lieu-dit Raki Nalo à 5000 mètres d’altitude. Dès la découverte de ce campement par les gardes-frontières indo-tibétain et considérant que les Chinois se sont installés en territoire indien, ils installent eux-mêmes un campement pour surveiller les activités de l’APL. Cependant, cette zone est extrêmement sensible, située à une trentaine de kilomètres de la base indienne de Daulat Beg Oldi, modernisée en 2008 afin qu’elle soit capable

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Les tensions sino-indiennes

Les incidents depuis 1962

Chola – Nathu-La À la fin de l’année 1967, deux accrochages meurtriers eurent lieu au Sikkim entre les deux pays. Le premier dans la passe de Nathu-La, le second dans la passe de Chola, situées toutes deux à la frontière entre le Sikkim et le Tibet. Auparavant, il y avait eu en mai le début du soulèvement naxalite. Les naxalites sont une division prochinoise du Parti communiste indien, une des conséquences locales du schisme sino-soviétique. Il commença dans un village situé au Bengale occidental, à Naxalbari. Le but des naxalites était de mener une révolution maoïste en Inde et de renverser le gouvernement central. Il est considéré comme un mouvement terroriste par le gouvernement indien, instrumentalisé par la RPC, et encore très actif aujourd’hui. En 2003, ils sont soupçonnés dans l’attentat contre le premier ministre de l’état d’Andhra Pradesh, Chandrababu Naidu. Une partie de la route qu’il allait emprunter lors

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Les tensions sino-indiennes

Conséquences régionales et internationales

Après la guerre, Nehru subit d’importantes critiques et fut désigné comme responsable pour n’avoir pas anticipé l’attaque chinoise et pour avoir maintenu sa politique « hindi chini bhai bhai ». Les officiels indiens voyaient l’agression chinoise comme la trahison de leurs efforts pour tenter d’établir une paix durable avec la Chine et l’axe asiatique qui aurait contrebalancé les deux superpuissances de la guerre froide. Durant le conflit, l’Inde a fourni d’importants moyens aux réfugiés tibétains et un régiment de troupes d’élites tibétaines fut intégré à l’armée indienne. L’Inde abandonna la Forward Policy et les frontières se stabilisèrent autour de la ligne de contrôle. L’impréparation de l’armée fut mise sur le compte du ministre de la défense Menon qui démissionna pour être remplacé par Yashwantrao Chavan qui aura en charge de constituer une industrie de défense capable de fournir du matériel à l’armée et de participer à sa modernisation. En plus

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