L’Inde et la Chine en Afrique australe

On peut prendre l’exemple de la place de l’Inde et de la Chine en Afrique australe pour étudier leurs politiques africaines. Cette région représente à elle seule 34,4 % des échanges sino-africains et 38 % des échanges indo-africains en 2005. Au Zimbabwe, l’engagement de la Chine date des années 1970 avec le soutien apporté à Mugabe dans sa lutte pour l’indépendance. Aujourd’hui deuxième partenaire commercial, l’influence de Pékin a augmenté quand Mugabe a été mis à l’écart de la communauté internationale, mais depuis quelques années, malgré un commerce en expansion, les dirigeants chinois répugnent à lui rendre visite à cause des dommages que cela cause à leur image en Afrique. L’Inde est, dans une moindre mesure, également présente au Zimbabwe, mais de manière plus récente, elle participe à la rénovation du réseau hydroélectrique et, comme la Chine, s’approvisionne en minerais. L’Afrique du Sud, première puissance économique du continent, est très

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L’Inde et l’Afrique

Comme la Chine, et dès 1947, l’Inde apporta son soutien aux mouvements indépendantistes dont certains dirigeants s’inspirèrent de la lutte indienne et elle fut la première à saisir l’ONU sur la question de l’apartheid en Afrique du Sud. Tout au long de la décolonisation, l’Inde intervint dans les forums internationaux en appelant au dialogue entre les pays colonisateurs et les mouvements de libération nationale. Elle ne voulait pas se brouiller avec l’Europe, en particulier avec la France et l’Angleterre, aussi elle adopta une politique prudente qui la poussa à ne pas s’impliquer dans un processus de décolonisation dès que la lutte prenait un tour violent. Elle profita du MNA pour accroître son influence, mais quand ce mouvement sera paralysé par des querelles idéologiques, la présence indienne va s’amenuiser, et ce malgré une assistance continue au développement, mais la lutte entre l’Occident, l’Union soviétique et la Chine lui laissa peu de

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La Chine et l’Afrique

Après s’être intéressée au Moyen-Orient, elle commença à s’intéresser à l’Afrique du Nord et à l’Afrique noire. À la suite de Bandung, les premiers États africains qui nouèrent des relations diplomatiques furent le Maroc et le Soudan en 1958, la Guinée en 1959. Engluée dans l’échec du « Grand bond en avant » et du conflit avec Moscou, la Chine populaire ne pouvait pas mener une vaste politique d’aide au développement en accord avec ses idéaux. Cette situation était de plus compliquée par la présence de Taiwan qui, au début des années 1960, connaissait un début d’embellie économique, mais aussi par l’influence européenne (France, Grande-Bretagne et Belgique) et par la présence de l’Union soviétique en Égypte. Aussi, les progrès de la Chine étaient modestes et en dehors de quelques États, elle noua surtout des contacts avec différents mouvements révolutionnaires africains. C’est par la visite de Zhou Enlai, de décembre 1963

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En Afrique

En Afrique

Bien avant Bandung, des relations commerciales sporadiques existaient entre l’Asie et l’Afrique, les expéditions maritimes de la dynastie Ming ou les contacts entre la péninsule indienne et l’Afrique de l’Est en sont des exemples. Le sous-continent tient ici une place particulière, on retrouve de nombreuses influences indiennes dans les pratiques culturelles de l’Afrique d’aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas pour l’Extrême-Orient. La colonisation européenne dans ces deux régions n’est pas non plus étrangère à la constitution des liens afro-asiatiques. D’une part, les colonies portugaises ou néerlandaises d’Afrique orientale et australe étaient administrées depuis Goa et l’Indonésie, d’autre part, l’endenture créera un flux migratoire important de main d’œuvre indienne à destination du continent africain. Cependant, à la création de l’Union indienne, et malgré les liens de Gandhi avec l’Afrique du Sud, New Delhi n’avait pas encore les moyens de se lancer dans une politique africaine, comme la RPC qui devait

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