Inde et Chine au Moyen-Orient

L’Iran et les relations sino-indiennes

Deux articles du Southasiaanalysis, mis en parallèle et analysés, permettent de mettre en lumière la place de l’Iran et du Moyen-Orient dans les relations

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L’Inde au Moyen-Orient après les Accords d’Abraham

Inde Israël Emirats
©Indiablooms

Par l’importance de sa communauté, l’Inde est, après l’Indonésie, le pays qui compte le plus de musulmans au monde, c’est pourquoi Delhi a toujours été très précautionneux quant à ses relations avec les pays de la région pendant la guerre froide. Si l’Inde a reconnu Israël dès 1992 et que les relations se sont normalisées, tout comme la coopération dans différents secteurs, ce sera sous l’ère Modi qu’une politique étrangère indienne dans la région va réellement débuter. En cela, la signature des Accords d’Abraham en aout et septembre 2020 rendra la tâche plus aisée pour l’Inde. Alors qu’un sommet quadripartite États-Unis-Israël-Émirats arabes unis-Inde s’est tenu mi-octobre, qu’en est-il de la présence indienne au Moyen-Orient ? Quels sont ses principaux partenaires? Et avec qui doit-elle composer ?

1 – L’Inde et le Moyen-Orient, un peu d’histoire

Israël

Si Israël fut le premier pays du Moyen-Orient à reconnaitre la République populaire de Chine dès 1949, l’Inde choisira de soutenir la cause palestinienne et votera même contre l’admission d’Israël aux Nations Unies en 1949, son regard étant entaché par son rapprochement avec l’Union soviétique. Néanmoins, bien avant l’établissement officiel de relations diplomatiques en 1992, de nombreux contacts, en premier lieu sécuritaires, s’étaient noués entre les deux pays. Lors du conflit sino-indien de 1962 et des guerres indo-pakistanaises, l’Inde ne se fournit pas uniquement auprès de l’URSS, mais aussi auprès d’Israël, les capitales arabes restant neutres ou prenant le parti d’Islamabad.

Lors du déclenchement de la deuxième intifada en 2000, alors qu’Israéliens et Palestiniens cherchaient l’appui de Delhi, elle resta neutre, joua le rôle d’interlocuteur et rehaussa ainsi son importance dans la région. Ce réchauffement des relations s’est encore accentué dans le contexte de l’après 11 septembre et des liens que la diaspora indienne entretient avec la diaspora israélienne aux États-Unis. De nouvelles aires de coopération s’ouvrent, par exemple dans le domaine spatial, les deux pays signant un accord en 2002 pour l’usage pacifique de l’espace. Ce qui n’empêche pas une coopération lorsqu’il s’agit de satellites à double usage, civil et militaire. L’Inde assurant en janvier 2008 le lancement d’un satellite de reconnaissance israélien, TecSAR-1, tandis qu’en 2009, après les attentats de Mumbai, l’Inde acquiert auprès d’Israël un satellite de reconnaissance radar RISAT, très proche des caractéristiques du TecSAR.

L’Iran

L’Inde, qui a des liens migratoires anciens avec ce pays, à une position ambiguë sur l’Iran, en partie à cause de la question nucléaire. Les relations diplomatiques débutent en mars 1950, mais elles seront perturbées par l’entente entre le Shah et le régime pakistanais. De plus, Delhi a consenti à s’associer à la position occidentale en faveur de la dénucléarisation, tout en rejetant elle-même le TNP. Une bombe chiite ne la menace pas autant que la bombe sunnite pakistanaise, mais elle craint une course à l’armement dans la région si le programme nucléaire iranien arrive à son terme.

Cependant, cette position n’empêche pas les rencontres diplomatiques et les contacts commerciaux. Plus qu’une alliance de revers contre Islamabad, elle ne veut pas laisser la RPC, présente au Pakistan, s’arroger seule une position stratégique aux portes du détroit d’Ormuz et de la mer d’Oman. Aussi, plusieurs accords commerciaux, principalement dans la fourniture d’hydrocarbures, ont été signés ainsi qu’une aide apportée dans la modernisation et la réhabilitation de deux ports, Bandar Abbas et Chabahar. Néanmoins, le commerce bilatéral reste en deçà du potentiel des deux pays et le lien qu’entretient Delhi avec Tel-Aviv, particulièrement quand elle procède au lancement d’un satellite-espion israélien, déplaît à Téhéran.

Les pays arabes, entre Pékin et Moscou avant de penser à Delhi

Si la Ligue arabe choisit au départ de ne pas suivre l’exemple d’Israël et de maintenir ses relations avec Taiwan, la situation va évoluer dès 1955 avec le rapprochement entre la RPC et l’Égypte qui rompit ses relations avec Taipei, tout comme la Syrie en 1956, le Yémen, l’Irak et le Soudan en 1958. Ainsi, l’affaire de Suez avait facilité la tâche d’une politique chinoise dans la région qui remporterait quelques succès jusqu’au schisme sino-soviétique. D’une part, les mouvements communistes étaient réprimés dans la République arabe unie (Égypte et Syrie), ainsi qu’en Irak lors du soulèvement de 1959, d’autre part, les pays arabes, comme l’Égypte, se rapprochaient de Moscou. Pékin tenta de créer une alliance avec Damas, opposée à l’alliance Moscou-Le Caire, mais elle n’y parvint jamais.

La révolution culturelle amena la Chine à une politique de plus en plus extrémiste, elle reconnut l’Organisation de libération de la Palestine dès 1964 et la guerre des Six Jours lui donna l’occasion de condamner à la fois Washington, Moscou et les gouvernements arabes. C’est vers la fin de la Révolution culturelle que la Chine s’orientera vers une politique débarrassée de toute considération idéologique dans la région et réussira à nouer des relations avec le Koweït et le Liban en 1971, profitant de la prise de distance de l’Égypte avec l’URSS en 1978 pour signer un accord militaire. Dans les années 1980, elle s’imposa comme un fournisseur d’armements de tout type, y compris aux pays qui ne l’avaient pas encore reconnu comme l’Arabie saoudite avec laquelle Pékin s’était rapprochée depuis l’accession au trône d’Abdallah qui se rendra à Pékin pour son premier voyage.

Plus proche de la région que Pékin, la situation de l’Inde au Moyen-Orient était compliquée par plusieurs facteurs dont les axes de sa politique étrangère, ses besoins en énergie, mais aussi par l’importante minorité musulmane présente en Inde dont le Parti du Congrès recherchait le soutien. D’où sa position initiale avec Israël et l’amitié qu’elle forma avec les pays arabes membres du Mouvement des non-alignés, en particulier avec l’Égypte avec qui elle signa un traité d’amitié en 1955. Tandis que le Pakistan tentait de l’écarter de la région en lui fermant la porte de l’Organisation de la conférence islamique en 1969, les chocs pétroliers ne feront que renforcer la dépendance de Delhi aux hydrocarbures des pays du Conseil de Coopération du Golfe. Si la diaspora indienne présente dans la région pouvait favoriser les échanges économiques, les liens de l’Arabie saoudite avec le Pakistan, les relations indo-israéliennes et les relations fluctuantes avec l’Iran empêchaient Delhi d’avoir un agenda diplomatique clair pour la région.

2 – Les accords d’Abraham et la situation actuelle

Dans une région où les contentieux sont nombreux, et pas uniquement centrés sur le cas des Palestiniens, les perspectives d’évolution de l’échiquier régionale étaient difficiles à envisager. L’affrontement par procuration entre la coalition menée par l’Arabie saoudite au Yémen contre les rebelles houthis supportés par l’Iran, le programme nucléaire iranien, la situation au Liban, mais aussi en Syrie, l’isolement du Qatar, l’activisme de la Turquie, les tensions ne manquent pas.

Pourtant, depuis quelques mois, on peut constater un changement de posture de la part de certains pays dans leur approche pour régler les contentieux. S’il reste des questions majeures sans solution à ce jour, comme le programme nucléaire iranien et la relance de l’accord JCPoA sur fond de changement d’administration à Téhéran, les pays semblent privilégier la voie diplomatique à la confrontation, comme le démontre l’accord Al-Ula entre l’Arabie Saoudite et le Qatar en janvier 2021. L’objectif n’est pas nécessairement de régler les différends, mais de mieux les gérer, car les équilibres géopolitiques et les enjeux domestiques ont changé.

En premier lieu, au niveau économique, le Covid-19 fragilise les pays de la région. Avec une perte moyenne, selon la Banque mondiale, de 3.8% du PIB en 2020 et une croissance faible de l’ordre de 2.8% prévue pour 2021, les économies ont été fortement impactées et peinent à se relancer. Avec le souvenir encore présent des Printemps arabes, une des priorités est de redynamiser différents secteurs de l’économie afin d’éviter tout désordre intérieur. Ce point, combiné à la volonté de diminuer la dépendance de leur finance publique aux hydrocarbures, pousse les dirigeants arabes à initier de vastes programmes d’investissements, comme Vision 2030 en Arabie saoudite avec l’ambition de faire du pays un hub économique régional, ce qui ne peut se faire que dans un contexte plus apaisé.

Deuxièmement, et c’est certainement le point le plus marquant, la signature des Accords d’Abraham entre aout et septembre 2020. Sous la mandature Trump, en aout, Israël et les Émirats arabes unis normalisent leurs relations diplomatiques et s’engagent dans un processus de coopération dans plusieurs domaines, y compris sécuritaire. Bahreïn fera de même le 11 septembre, ces deux pays devenant les premiers États du golfe persique à signer un traité ou une déclaration de paix avec Israël. Suivront le Soudan et le Maroc en octobre 2020. Bien qu’en préambule des accords, il est rappelé l’attachement des pays arabes au peuple palestinien, aucune feuille de route n’est clairement établie afin de parvenir à une solution au conflit israélo-palestinien. Il s’agit de trouver une solution « juste, complète et durable » (Israël-Bahreïn) afin de « faire progresser la paix, la stabilité et la prospérité globale au Moyen-Orient » (Israël-EAU).

Le rapprochement entre Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn peut être vu comme une coalition anti-iranienne, mais parallèlement, l’Arabie saoudite, qui est poussée par les États-Unis vers les Accords d’Abraham, a engagé des discussions avec l’Iran afin de parvenir à une solution à la guerre civile en cours au Yémen. La normalisation des relations diplomatiques est aussi un atout pour l’Inde dont la politique au Moyen-Orient navigue entre soutiens à la cause palestinienne, relation avec Israël, mais également avec l’Iran. C’est une des raisons de sa présence au nouveau forum quadripartite États-Unis – Israël – Émirats arabes unis – Inde inauguré en octobre 2021.

3 – Les partenaires de l’Inde dans la région : Israël et les Émirats arabes unis

Sous la direction de Narendra Modi, l’Inde a clairement lancé une offensive diplomatique au Moyen-Orient, on peut même parler de Look West Policy. Les partenaires clés y sont Israël, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, mais elle cherche également à maintenir ses relations avec l’Iran qui se rapproche de plus en plus de la Chine. La politique de Modi a permis de faciliter l’évacuation des ressortissants indiens du Yémen en 2015 ou de trouver rapidement des alternatives à l’Iran pour se fournir en hydrocarbure après le retour des sanctions américaines. Elle offre également à l’Inde des marchés ainsi que des opportunités économiques, par exemple, grâce à sa diaspora présente à Dubaï qui peut faciliter les investissements indiens dans les pays du Golfe ou en Israël, et inversement.

Avec Israël, un nouveau chapitre

Bien que le poste soit plutôt honorifique, le Président indien Pranab Mukherjee sera le premier président indien à effectuer une visite d’État en Israël en 2015, son homologue israélien, le Président Reuven Rivlin, se rendant en Inde l’année suivante. En juillet 2017, peu de temps après avoir reçu le Président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Delhi, ce sera cette fois la première visite d’un Premier ministre indien en Israël. Six mois plus tard, ce sera au tour du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, de se rendre en Inde. Ces échanges vont au-delà d’une simple courtoisie diplomatique, il marque le rapprochement entre Delhi et Tel-Aviv sur de nombreux sujets, ne faisant qu’accroitre leur coopération.

Ne serait-ce que dans le domaine de l’armement, l’Inde est le premier client, et de loin, de l’État hébreu, 45% des exportations israéliennes étant à destination de l’armée indienne. Depuis 2014, le montant annuel dépasse les 1 milliard de dollars et la signature en octobre 2021, à l’occasion de la visite du ministre des Affaires extérieures indien, d’un accord de coopération en matière de défense devrait encore faciliter les échanges. Historiquement, Israël, par ses ventes d’armes, a soutenu l’Inde pendant le conflit frontalier sino-indien de 1962, la troisième guerre indo-pakistanaise de 1971, mais aussi permis les frappes de l’armée de l’air indienne sur le sol pakistanais en février 2019. De plus, pendant l’épisode de Galwan, Tel-Aviv a publiquement soutenu Delhi, s’étant dit prêt à apporter « toute l’aide possible » à l’Inde, et ce, malgré le poids de Pékin dans l’économie israélienne.

Les Émirats arabes unis

Les liens entre Abu Dhabi et Washington ont facilité le rapprochement avec Israël, mais c’est également pour Abu Dhabi, dans le contexte d’un apaisement des tensions, le moyen de diversifier ses partenariats à travers le monde. Si les Émirats se sont réconciliés avec le Qatar en 2021, la normalisation des relations avec Israël va permettre à la « petite sparte » d’acquérir des F-35 auprès des États-Unis, Tel-Aviv ayant jusque-là opposé son veto. Avec Delhi, la rencontre quadrilatérale n’est que le prolongement des nombreuses visites diplomatiques qui ont lieu depuis celle de Narendra Modi à Abu Dhabi en aout 2015, 31 ans après celle d’Indira Gandhi.

Le Prince héritier, Mohammed ben Zayed Al Nahyane, sera même l’invité d’honneur des célébrations du « Jour de la République » en janvier 2017 tandis que le Premier ministre indien recevra en aout 2019 la plus haute distinction civile des Émirats, l’Ordre de Zayed. Plus concrètement, pendant cette période de quatre ans, les deux pays signèrent un partenariat stratégique, des accords de coopération dans plusieurs domaines, dont l’environnement, la défense et la sécurité maritime, tout en explorant le potentiel que représente la diaspora indienne vivant à Dubaï ainsi que les 500 firmes et les 23 banques indiennes qui y sont installées.

Les liens Émirats arabes unis – Inde – Israël

Les Accords d’Abraham offrent à l’Inde la possibilité d’établir des coopérations tri et quadripartite, à l’exemple de l’exercice militaire qui s’est tenu en même temps que la visite du ministre indien à Tel-Aviv. Si elle doit compter avec l’Iran, les projets d’investissements de part et d’autre peuvent diversifier les débouchés pour l’économie indienne, comme l’« India’s Arab-Mediterranean Corridor », l’India-ArabMed. L’objectif est de relier les ports indiens comme Mumbai avec le port du Pirée en Grèce en profitant des infrastructures portuaires de Jebel Ali aux Émirats, d’une ligne de fret passant par l’Arabie Saoudite et la Jordanie jusqu’à Haïfa et ensuite de rejoindre la Grèce. Une telle route permettrait à l’Inde de se rapprocher des marchés européens, voire de faciliter la conclusion de l’accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde, en discussion depuis 2006.

4 – Les autres acteurs dans la région : États-Unis, Chine, mais aussi l’UE

L’influence des États-Unis dans la région n’est plus à démontrer, les Accords d’Abraham peuvent d’ailleurs être considérés comme la seule parenthèse multilatérale de l’administration Trump. S’ils ont permis d’établir au grand jour des relations bilatérales entre Tel-Aviv et Abu Dhabi, les Émirats participant officiellement au boycott d’Israël depuis 1948, ils ne doivent pas masquer l’influence grandissante de la Chine dans la région.

Mais si le premier partenaire de l’État hébreu est Washington, le second, c’est Pékin. À titre d’exemple, ce sont des entreprises chinoises qui sont en charge de développer, dans le cas du port d’Haïfa, ou de moderniser, pour Ashdod, les infrastructures portuaires. Pékin est également un partenaire de premier plan pour les Émirats arabes unis, qui participe à la BRI, où l’entreprise COSCO vient de signer pour une concession d’une durée de 35 ans afin de développer un terminal de container dans le port de Khalifa.

Quant à l’Union européenne, si le succès de l’accord sur le nucléaire iranien lui avait apporté du crédit, le retrait brutal des États-Unis en novembre 2018 a montré les limites de son influence. De plus, les États membres se sont divisés, à la fois quand les perspectives d’obtenir des marchés en Iran sont apparues, mais aussi quant à la posture diplomatique à adopter face à l’Iran. À l’exemple de la « conférence pour la promotion de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient », dirigée contre l’Iran, qui s’est tenue à Varsovie en février 2019 à l’initiative des États-Unis.

Si l’UE participe au financement de l’United Nations Relief and Works Agency pour aider les réfugiés palestiniens, elle peine à se faire entendre. Pourtant, comme elle l’a rappelé lors du dernier sommet de l’Union pour la Méditerranée qui s’est tenu le 29 novembre 2021 à Barcelone, sa volonté de s’impliquer dans le processus de paix reste intacte.

Conclusion

Les Accords d’Abraham, la nouvelle initiative quadrilatérale et la volonté du Premier ministre indien de peser dans la région peuvent offrir à l’Inde de nouvelles perspectives. Cependant, d’une part, on ne doit pas considérer l’initiative comme un Quad +, à l’image du sommet indopacifique. D’autre part, le gouvernement indien n’a pas caché qu’il défendait avant tout ses intérêts dans la région, qu’un alignement sur les positions de Washington ne serait pas acquis. En cela, les postures diplomatiques indiennes au Moyen-Orient sont révélatrices de l’abandon du non-alignement, le gouvernement lui préférant désormais le terme d’ « autonomie stratégique » qui lui permet de garder une marge de manœuvre dans une région très volatile.

Pour aller plus loin :

1 – L’Inde et le Moyen-Orient, un peu d’histoire

Weiss Pierre, La République populaire de Chine et le Proche-Orient, Politique étrangère, n°2 – 1978.

2 – Les accords d’Abraham et la situation actuelle

Overconfident: How Economic and Health Fault Lines Left the Middle East and North Africa Ill-Prepared to Face COVID, MENA Economic Update, octobre 2021.

Vision 2030

Abraham Accords Peace Agreement: Treaty of Peace, Diplomatic Relations and Full Normalization Between the United Arab Emirates and the State of Israel, septembre 2020.

Abraham Accords: Declaration of Peace, Cooperation, and Constructive Diplomatic and Friendly Relations, septembre 2020.

L’Arabie saoudite confirme des discussions avec le gouvernement iranien, Reuters, octobre 2021.

3 – Les partenaires de l’Inde dans la région : Israël et les Émirats arabes unis

India, Israel, UAE, U.S. decide to launch quadrilateral economic forum, The Hindu, octobre 2021.

India-China standoff: Israel assures help; Chinese Withdraw from patrol point 15, Economic Times, juillet 2020.

Tanchum Michaël, India’s Arab-Mediterranean Corridor: A Paradigm Shift in Strategic Connectivity to Europe, ISAS, août 2021.

4 – Les autres acteurs dans la région : États-Unis, Chine, mais aussi l’UE

Martin Eric-André, L’éviction de l’Europe du Moyen-Orient, Questions internationales, décembre 2020.

Union pour la Méditerranée (UfM), Secrétariat officiel.

UfM: Joint statement by the Jordanian and EU co-presidency on the Sixth Regional Forum of the Union for the Mediterranean, novembre 2021.

La publication a un commentaire

  1. Sardaukar

    Très bien cet article
    J’ai appris beaucoup de choses.

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