
Sur la frontière sino-indienne, les pourparlers n’empêchent pas l’aggravation des tensions
Début septembre, et bien que les relations entre la Chine et la France d’une part et la Chine et l’Inde d’autre part soient différentes, un Think tank indien (Law and Society Alliance) avait, comme l’IRSEM, publié un rapport qui recensait les « opérations d’influences » chinoises en territoire indien, déclenchant la aussi l’ire de Pékin. Cependant, à la différence du cas français, et malgré des rencontres plus ou moins régulières, le contentieux frontalier sino-indien est toujours vivace et il tend à s’aggraver de nouveau ces dernières semaines. Cela, dans une certaine indifférence en occident alors que, pour Pékin, si le premier front d’un conflit se situe dans les mers de Chine (méridionale et orientale), le second front, c’est l’Himalaya. Outre Paris, peu de capitales européennes ont clairement condamné les mouvements de troupes de l’APL dans les territoires revendiqués par l’Inde. Pourtant, alors que l’UE cherche à définir sa stratégie pour l’Indopacifique, il n’est pas fait mention des tensions