Xinhua et les Think tanks

L’agence « Chine nouvelle », Xinhua

L’agence de presse Chine nouvelle (Xinhua) joua dès sa création un rôle important dans la collecte du renseignement international. Elle a été fondée par Liao Chengzhi et est devenue une agence d’état en 1949. Ses sections internationales et celle de l’APL collectent à l’étranger des informations dont une partie sert à la propagande. Une seconde partie non publiée de dépêches et reportages entre dans le circuit des rapports confidentiels uniquement lus par les dirigeants.

Think Tanks chinois (zhiku)

La communauté de recherche chinoise de Pékin est dominée par des Think tanks et autres instituts de recherches affiliées à des institutions gouvernementales. L’Armée populaire de libération dispose de son propre réseau interne de recherche et l’accroissement des échanges internationaux entre les chercheurs de l’APL et les chercheurs étrangers offre de nouvelles opportunités aux institutions chinoises. Dans le même temps, ce nouvel environnement complique la tâche des chercheurs car les sources sont souvent difficilement vérifiables. De plus, tout ce qui touche aux affaires militaires en Chine est très surveillé mais il y a de plus en plus de sources ouvertes et des facteurs comme la coopération entre la Chine et le monde depuis 20 ans, les échanges de délégations, les chercheurs étrangers invités, ont permis de lever un peu le voile sur les affaires militaires chinoises.

Les institutions militaires et leur rôle

Les Think tanks de l’APL et ses institutions de recherches peuvent être divisés en plusieurs axes spécifiques. Par exemple, l’Académie des sciences militaires (AMS) focalise sa réflexion sur le futur de la guerre moderne et des méthodes pour la mener alors que l’Université de la défense nationale (NDU) a pour mission principale d’éduquer les officiers. De plus, ces Think tanks et institutions ont des missions particulières, comme l’analyse du renseignement, la recherche en armement ou les échanges. Parfois, ces recherches sont partagées entre les diverses institutions. Une grande réforme fut entreprise au milieu des années 1990. Auparavant les recherches et les analyses étaient très marquées idéologiquement et manquaient de rigueur. Depuis la réforme, elles sont plus dynamiques, créatives et pragmatiques. De plus, les résultats de ses recherches remontent directement en haut de la hiérarchie civile et militaire. La plupart des rapports de l’APL passent par l’office central de la commission militaire (CMGGO) avant d’être synthétisés et distribués au département de la défense, des affaires étrangères et de la sécurité nationale. Très souvent, des militaires assistent aux conférences données dans ces instituts ce qui démontre une coopération de plus en plus importante entre les stratèges civils et militaires.

Les Think tanks d’analyse du renseignement

L’institut chinois des études stratégiques internationales (CIISS) est le premier institut de recherche et d’analyse du renseignement. Il est sous l’autorité du deuxième département de l’APL et a été fondé en 1979. Sa direction est assurée par des spécialistes du renseignement militaire désormais à la retraite et rendus à la vie civile, c’est le cas du général Chen Kaizeng, l’ancien attaché militaire à l’ambassade de la République populaire de Chine aux États-Unis. Son personnel, autour de 100 personnes, est lui composé d’officiers du renseignement et de chercheurs. Le rôle du CIISS est de conseiller le gouvernement chinois, l’armée et les autres institutions sur les menaces extérieures potentielles, ceci incluant des rapports sur les capacités militaires des pays voisins ainsi que sur la présence militaire américaine en Asie. L’institut publie également un journal, International Strategic Studies et c’est aussi une liaison importante entre les experts chinois et les experts étrangers.

Le Centre pour la paix et le développement (CPD) a lui une importance moindre dans le réseau des instituts du renseignement car il est focalisé uniquement sur Taïwan. Il dépend du département politique de l’APL. Il s’intéressait aussi à Hong Kong et Macao lorsque ces territoires étaient sous domination étrangère et son histoire remonte aux réseaux que l’Armée populaire de libération avait tissés avant la victoire sur le Guomindang. Son personnel est réduit et il doit souvent employer des spécialistes provenant d’autres institutions, comme l’Académie chinoise des sciences sociales (CASS).

La recherche en armements

L’APL dispose de centaines d’instituts de recherches en armement qui sont inaccessibles aux étrangers, cependant, dans certains cas relatifs au contrôle des armements, certaines ont ouvert leurs portes. Le Centre chinois d’informations sur les technologies et les sciences de la défense (CDSTIC) recense toutes les informations qu’il peut glaner sur les recherches à caractère militaire menées de part le monde. Il a été fondé en 1959 au moment de la rupture sino-soviétique et du départ des experts de Moscou. Le CDSTIC emploie environ 400 chercheurs qui se concentrent sur le développement de systèmes d’armement et de systèmes de défense. Durant l’été 1998, la responsabilité de la production d’armes, supervisée par le CDSTIC, fut transférée de la Commission des sciences, technologie et industrie de la défense (COSTIND) au département de l’armement de l’APL (GAD). Le CDSTIC garda seulement sous sa responsabilité les installations militaires du district d’Haidian de Pékin. L’Académie chinoise de physique (CAEP) située dans la province du Sichuan est l’équivalent de laboratoire d’armements stratégiques et a de nombreux instituts de recherche subsidiaire qui sont sous l’autorité du GAD.

Think Tank d’échange

La Fondation internationale d’études stratégiques (FISS) est un important institut de liaisons entre les étrangers et l’Armée populaire de libération. C’est un groupe de recherche semi-indépendant, lié au Deuxième département de l’APL, fondée en 1989 par un ancien officier du deuxième bureau. Il a aussi pour rôle d’organiser des conférences et des séminaires, d’assister financièrement les chercheurs chinois et d’organiser les visites d’étudiants étrangers en Chine. Il est très impliqué dans les discussions sur le programme nucléaire nord coréen.

Institutions de recherche

L’Académie des sciences militaires (AMS). Fondée en mars 1958, cette académie est le centre national des études militaires et le premier institut de recherche militaire au sein de l’APL. Il est directement sous l’autorité de la Commission militaire centrale mais reçoit aussi des instructions de l’état-major de l’APL. L’Académie des sciences militaires mène des recherches sur la défense nationale, le développement des forces armées et les opérations militaires. Avec 500 chercheurs permanents, c’est la plus importante organisation de recherche au sein de l’APL. L’académie prépare des rapports pour les chefs militaires, leur discours les plus importants, rédige le livre blanc de la défense, analyse les forces armées étrangères et leur doctrine mais ses membres participent également en tant qu’observateurs aux exercices militaires et ils donnent des conférences à des institutions militaires dans tout le pays. L’Université de la Défense Nationale (NDU) a pour mission de former les officiers appelés à commander des armées. De par ce fait, elle est plus intéressée par l’état actuel du monde et des défis que ces commandants pourraient affronter sur le terrain. Au sein du NDU, le département le plus important et l’Institut d’études stratégiques qui remplit deux fonctions, présenter des analyses à la CMC et à l’état-major et mener des recherches pour appuyer l’enseignement de l’université.

Données de 2012, mise à jour en cours.

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