Le cas de l’Inde

Les armes bactériologiques

L’inde a ratifié en 1974 le traité BWC[1]Biological and Toxin Weapons Convention, Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur … Continue reading ouvert à la signature en 1972. Elle dispose d’un nombre important de laboratoires travaillant sur les biotechnologies ainsi que de nombreuses installations pharmaceutiques. Ces laboratoires font de la recherche-développement sur les agents bactériologiques pour être paré en cas d’attaque, mais ce réseau de recherche pourrait, si nécessaire, constituer un centre de production de premier plan d’armes bactériologiques. Le DRDE, Defence Research and Development Establisment, sous-division du DRDO située à Gwalior, est le principal centre du pays pour mettre au point des vaccins et des anticorps capables de lutter contre des agents viraux ou bactériens. Le DRDE est également chargé de développer les combinaisons permettant d’opérer dans un environnement bactériologique ou chimique.

Les armes chimiques

L’Inde possède une grande industrie chimique qui permet de satisfaire les besoins du pays. En 1992, elle a ratifié l’accord CWC[2]Chemical Weapons Convention, Source disponible en ligne sur http://www.opcw.org/chemical-weaponsconvention annonçant qu’elle ne possédait pas d’armes chimiques ou la capacité d’en produire. Le traité a été ratifié le 2 septembre 1996 et il a permis à l’Inde de bénéficier de transferts de technologies de la part des autres pays membres. Malgré sa ratification, et devant la réticence des États-Unis à signer la convention, l’Inde a déclaré qu’elle pourrait revoir l’accord, car si l’Amérique elle-même refuse de signer, elle exercerait beaucoup moins de pression à l’encontre du Pakistan ou de la Chine pour qu’ils arrêtent leurs programmes d’armes chimiques. Quand à l’affirmation indienne comme quoi elle ne disposait pas d’armes chimiques, elle a quand même fait état de stocks existants le 26 juin 1997, et a prétexté que si elle en possédait et menait des recherches, c’était uniquement dans le but de pouvoir réagir efficacement à une menace chimique contre son territoire.

L’Inde possède donc un programme militaire sur les armes chimiques qu’elle veut transparent et ouvert aux inspections. Elle disposerait essentiellement de stocks de gaz moutarde et le centre principal de recherche se trouve être celui de Gwalior, qui travaille également sur le programme bactériologique. Ce centre produit en petite quantité du gaz sarin et des agents neurotoxiques pour effectuer des tests sur des combinaisons de protection. L’Inde affirme avoir commencé ce programme lors de l’acquisition par le Pakistan dans les années 1980 d’armes chimiques et d’équipement de protection. Il en aurait fait usage contre les troupes indiennes lors des affrontements au mont Siachen en 1987, par ailleurs l’Inde serait en train de développer une ogive spéciale pour le missile Prithvi qui lui permettrait d’emporter une charge chimique.

Données de 2012, mise à jour en cours.

References

1 Biological and Toxin Weapons Convention, Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction. Source disponible en ligne sur http://www.opbw.org/
2 Chemical Weapons Convention, Source disponible en ligne sur http://www.opcw.org/chemical-weaponsconvention

La recherche bactériologique et chimique

Autres armes non conventionnelles, les recherches bactériologiques et chimiques sont étroitement surveillées et ont fait l’objet de deux conventions, l’une en 1972 pour

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Le cas de la RPC

Les sources sur le programme chinois d’armes bactériologiques et chimiques sont peu nombreuses. La Chine disposerait d’un programme d’armement chimique et bactériologique avancé

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